Skin TWO Films Presents London Fetish Girls
Par Valmont le 30.11.2009 @ 12:38 pm

J’ai lancé il y a quelques jours un nouvel espace consacré à Monsieur Valmont, dominant professionnel disponible pour des séances privées dans la région de Montréal et parfois à l’extérieur.

Les dominatrix, ces femmes dominantes offrant séance moyennant rétribution, existent depuis un bon moment. Or, qu’en est-il des dominants? Les cas semblent rares, et pourtant, je demeure convaincu qu’il existe ce besoin.

Je demeure convaincu que des femmes qui n’ont pas de temps à perdre avec des plaisantins ou des dominants qui ne savent pas tout à fait ce qu’ils font, souhaitent entrer en interaction avec un dominant d’expérience en vue d’explorer la soumission érotique sur des bases saines et sécuritaires… et exaltantes.

Peut-être que mon sentiment est illusion d’optique, car il n’existe pas d’études de marchés en ce sens. Mais l’intuition masculine… :- )

Je m’adresse bien entendu à des femmes qui ne cherchent pas un amant ou un amoureux, mais une personne sérieuse et mature avec laquelle elles seront en mesure de vivre pleinement certains de leurs fantasmes les plus inavouables…

Il existe également beaucoup de couples mariés ou hors-cadre marital qui souhaitent explorer l’échange de pouvoirs et qui ne savent pas trop par quel bout commencer. Parfois, ce sont des couples où Monsieur et Madame sont tous deux soumis (miam!). Parfois, l’un des deux est attiré par la domination érotique. Je m’adresse également à ces gens.

L’adresse du site est monsieurvalmont.blogsome.com. Je suis ouvert aux commentaires constructifs.

Je pense même que je vais créer un programme d’affiliation afin de récompenser les recommandations (rire).

Par Valmont le 30.11.2009 @ 10:24 am

La question vient inévitablement sur le tapis en matière d’éducation au bdsm : comment apprendre le bdsm? Que dois-je apprendre? Ai-je des traits à changer? Puis-je m’améliorer?

Il existe plusieurs écoles de pensée face aux questions de l’apprentissage du bdsm. Voyons voir en quelques traits.

L’école Disney
Tout le monde est bon, tout le monde est beau. Même les méchants sont en réalité de bonnes personnes.

L’école naturaliste
Selon les tenants de cette école, tu l’as ou tu l’as pas. C’est très simple : la domination est naturelle. La soumission est naturelle. La nature a voulu aussi que naturellement, la femme soit soumise à l’homme. Un homme qui se soumet aux femmes ou aux autres hommes, quelle larve! Comment peut-on respecter un tel homme?

L’école naturaliste (bis)
Selon les tenants de cette école, tu l’as ou tu l’as pas. C’est très simple : la domination est naturelle. La soumission est naturelle. La nature a voulu aussi que naturellement, l’homme soit soumise à la femme. Une femme qui se soumet aux hommes ne connait pas ses pouvoirs!

La domination féminine érigée en système philosophique et politique. La prochaine révolution sera celle de la prise du pouvoir des femmes.

L’école buissonnière
Le bdsm, c’est comme le sexe, ça ne s’apprend pas.

L’école philosophique
Ils ont lu tous les livres des penseurs américains : Jay Wiseman, John Warren, Gloria Brame, Pat Califia, John Jacobs, name it.

Malheureusement, les doms de cette école se demandent où sont les soumises, n’en trouvent pas sinon pour les échapper aussitôt. Les soumises de cette école cherchent LE dom qui répond au portrait-robot qu’elles s’en font.

L’école structuraliste
Ça a lu Foucault, Lacan. Ça a un faible pour Genet. Ça connaît les post-féministes américaines par leur middlename. Pour les tenants de cette école, le sexe est pouvoir, le bdsm est pouvoir, tout est pouvoir, y compris le pouvoir.

L’institut d’hôtellerie
Ils ont lu tous les guides et les livres de recettes : comment dominer en 5 leçons, le ligotage pour les nuls, De l’utilisation du cocotte-minute.

Le bdsm par procuration
Les tenant de cette école n’en ont que pour la fiction, la seule qui soit à la hauteur de leurs idéaux fantasmatiques. Que cette fiction soit livresque ou cinématique. Dans ces oeuvres, toutes les soumises ont des corps de mannequins, elles sont toutes jeunes et novices; toutes les dominas sont diaboliquement belles, portent cuissardes, sont cruelles.

Dans ces oeuvres, les dominants à la tempe grisonnante et au regard d’acier savent tout faire, devinent les moindres pensées et besoins des personnes soumises aussi nombreuses que dociles.

L’école McDo
Selon les tenants de cette école, on ne peut sérieusement dominer une autre personne si l’on n’a jamais appris au préalable à se soumettre.

L’apprentissage sur le tas
Le bdsm, ça ne peut s’apprendre qu’en fréquentant les soirées bdsm publiques et privées. De préférence quand le stroboscope est en furie, que les enceintes acoustiques crachent 400 décibels au quart de tour et que ça sent le caoutchouc latex.

Par Valmont le 24.11.2009 @ 10:14 pm



Je n’ai pas peur
De dire que je t’ai trahi
Par pure paresse
Par pure mélancolie
Qu’entre toi
Et le diable
J’ai choisi le plus
Confortable
Mais tout cela
N’est pas pourquoi
Je me sens coupable
Mon cher ami

Je n’ai pas peur de dire
Que tu me fais peur
Avec ton espoir
Et ton grand sens
De l’honneur
Tu me donnes envie
De tout détruire
De t’arracher
Le beau sourire
Et même ça
N’est pas pourquoi
Je me sens coupable
C’est ça le pire

Je me sens coupable
Parce que j’ai l’habitude
C’est la seule chose
Que je peux faire
Avec une certaine
Certitude
C’est rassurant
De penser
Que je suis sûre
De ne pas me tromper
Quand il s’agit
De la question
De ma grande culpabilité

Je n’ai pas peur
De dire que j’ai triché
J’ai mis le plus pur
De mes pensées
Sur le marché
J’ai envie de laisser tomber
Toute cette idée
De « vérité »
Je garderais
Pour me guider
Plaisir et culpabilité

Source : www.lyricsmania.com

Par Valmont le 16.11.2009 @ 4:48 pm

Entendu ce matin à Christiane Charette :

“Dévoiler ses émotions est plus exigeant que baisser ses culottes.”

Par Valmont le 09.11.2009 @ 11:33 am

J’aime l’humiliation. Que dis-je? J’en raffole.

L’humiliation dans un contexte bdsm est une activité douce qui ne requiert ni machinerie, ni costume. J’ai seulement besoin de ses oreilles, qu’elle entende bien ce que j’ai à lui dire, et ses yeux, pour me regarder quand je lui parle. Le reste…

J’aime bien la regarder dans les yeux quand je lui parle. Que dis-je? J’en raffole.

À vue de nez, je décompose l’humiliation de la personne soumise en trois étapes distinctes :

  1. Énoncer la situation à voix haute : “Ainsi mademoiselle apprécie les petites promenades à quatre pattes?”
  2. Obtenir une confirmation de sa part : “Ne détournez pas le regard, je vous prie… regardez-moi quand je vous parle. Alors, vous disiez?”
  3. Renforcer la confirmation obtenue : “Maiiiiiis dites-moi, cette promenade à quatre pattes, c’est une fois que vous êtes entièrement dénudée ouuuuu…?”
Par Valmont le 06.11.2009 @ 10:11 pm

“Il n’est pas sans grandeur, il ne va pas non plus sans joie, de s’abandonner à la volonté d’autrui (comme il arrive aux amoureux et aux mystiques) et se voir, enfin ! débarrassé de ses plaisirs, intérêts et complexes personnels.”

C’est fichtrement bien dit écrit par Jean Paulhan, en préface à Histoire d’O de Pauline Réage qui était… sa maîtresse. Le coquin.