Le texte “Enjoy her Frustration” provient de la plume d’un dénommé Federico d’une source web que je n’arrive pas à retracer. Le texte aurait été écrit en mai 2000. La traduction française est attribuée à Philippe Pissier sur le site Dressage du rien.
Ma technique favorite pour rendre complètement cinglée mon esclave femelle est un mélange de taquinerie extrême et de chatouillements. J’appelle cette méthode la “punition des deux stimulations” et je l’emploie lorsqu’elle mérite d’être châtiée pour ses fautes.
La durée de la torture est proportionnelle à l’erreur commise, et plus sérieuse est la faute plus long est le tourment.
Vous devez savoir que ces punitions sont toujours publiques et que mes amis la contraignent souvent à commettre des erreurs en me poussant à lui donner des ordres contradictoires ou à lui fixer des buts impossibles. Ils font ainsi car ils adorent le spectacle de ma pauvre et fine esclave de 23 ans devenant folle, pleurant à chaudes larmes et suppliant pour que ça s’arrête.
On lui ordonne de se déshabiller totalement et de se coucher nue sur le sol en marbre. Elle doit lever ses jambes en les écartant le plus possible.
L’assistance la contemple, voit son sexe et son cul offerts. On lui ordonne alors de se masturber. On ne lui permet ni de s’arrêter ni de jouir, et cela la met dans une situation très gênante.
La seule manière pour elle d’avoir droit à une pause lors de cette “humiliation publique” est de demander à mes amis et moi de lui chatouiller la plante des pieds, dans l’espoir que nous acceptions (ce qui n’est pas automatique). Si nous refusons, elle doit continuer de se masturber. Elle sait qu’elle ne peut opter pour une position plus confortable ou même légèrement resserrer ses jambes (quelquefois ses chevilles sont attachées, mais très rarement, car je sais que c’est bien plus douloureux pour elle de demeurer dans cette position épuisante en usant de sa propre force musculaire).
Généralement, nous refusons trois ou quatre fois avant d’accepter, pile lorsque nous comprenons qu’elle ne pourra se retenir plus longtemps.
La véritable torture commence au moment où nous chatouillons la plante de ses pieds (elle est terriblement chatouilleuse et le moindre effleurement de la peau de ses pieds lui est presque intolérable) cependant qu’elle DOIT rester immobile mais peut cesser sa frustrante masturbation. La chose importante, c’est que lorsque nous décidons de cesser de la chatouiller, elle DOIT immédiatement se remettre à se masturber. Ce qui la conduit à demander à nouveau (au bout du troisième tour, il s’agit plus d’une prière que d’une demande) quelque chose qu’elle ne peut avoir pour le moment (nous trouvons ça très amusant, et elle trouve ça très humiliant).
C’est une fille affreusement chatouilleuse, et tout ce qu’elle peut faire, c’est demander (mieux, implorer) pour que ses zones les plus sensibles (ses pieds) soient chatouillées afin d’éviter le plaisir d’un orgasme non autorisé. Elle sait que si elle jouit sans permission, elle subira des châtiments encore plus rigoureux.
Généralement, cette torture dure une bonne heure et lorsque nous lui permettons enfin de bouger et de cesser de se branler, elle est souvent si crevée qu’elle ne peut même plus tenir debout.
Mais l’humiliation n’est pas terminée, car nous lui donnons la permission (ou plutôt l’ordre) de jouir - à quatre pattes. Tandis qu’elle s’efforce désespérément d’accélérer la branlette pour parvenir à l’orgasme, nous continuons à lui donner d’autres ordres qu’elle doit immédiatement exécuter et cela l’oblige à stopper sa masturbation (par exemple : “Apporte-nous quelque chose à boire”, “Pousse le sofa à l’autre extrémité de la pièce”).
Or elle sait qu’elle n’a pas énormément de temps même si elle ne sait pas exactement quel délai lui a été imparti (cela la rend vraiment frénétique). Nous attendons toujours qu’elle soit très proche de l’orgasme pour lui dire que le temps imparti pour jouir librement est écoulé. Elle se met généralement à chialer de frustration, et pour être sûrs qu’elle ne pourra pas s’octroyer un plaisir non autorisé nous lui lions les mains, haut dans le dos, afin qu’elle ne puisse accéder à sa chatte.
Le truc pour rendre cette frustration finale plus douloureuse, c’est de la laisser jouir de temps en temps (très, très rarement), de manière à ce qu’elle ne perde pas espoir que cette fois soit LA BONNE, et qu’elle en soit par conséquent plus touchée encore. Il faut dire que les esclaves auxquelles on refuse l’orgasme sont bien plus amusantes si elles espèrent vraiment jouir - car leur frustration augmente encore et encore avec leur besoin désespéré de jouir.
A la fin, lorsqu’elle sait qu’il n’y a plus d’espoir, nous la faisons mettre à genoux, nue, mains liées, devant une télévision. Nous passons un film érotique qu’elle doit regarder en entier et sommes assis autour d’elle, savourant le terrible désir qu’elle ne peut assouvir, et nous nous moquons d’elle (”C’est triste de ne pas pouvoir jouir, pas vrai?”, “Quel dommage que tu aies été si lente!”, “Pourquoi as-tu décidé de ne pas avoir d’orgasme, ma chérie?”).
Généralement, elle fond en larmes, se met à sangloter, car elle sait qu’elle n’a jamais le droit de jouir avant un certain temps - après une punition de cet ordre. Je dois ajouter qu’elle est très rarement autorisée à jouir et elle sait que la chance qu’elle a perdue ne se représentera pas avant des jours quand ce n’est pas des semaines.
Pour être exact, j’ai compté ses orgasmes (qui ont TOUS été publics et sont tous issus de la masturbation) depuis le début de cette année et il y en a eu 11.
Est-ce que ce ne serait pas trop? Qu’en pensez-vous?
Ce texte paru initialement sur le site cercleO.com en juillet 2003, est une adaptation en français par mademoiselle nayz{J} du texte Aftercare, avec la permission de l’auteur Chris M. La source originale n’existe plus, mais le texte original se trouve notamment dans le site de SlaveTribute.
«Elle m’emmena au bord du paradis puis me lâcha.»
«Ça aurait été bien s’il s’était occupé de moi par la suite.»
«Oh, dommage. J’ai un rendez-vous dans 30 minutes. Bye.»
L’après-séance est le dernier acte du drame BDSM.
C’est la culmination, la mise en commun de tous les pendants, la touche finale, la dernière communion des partenaires du rituel. C’est la phase où les participants (généralement la personne dominante) donnent formellement un contexte de réalité quotidienne à la scène du fantasme.
L’objectif technique de l’après-séance est la transition des deux partenaires vers une sorte de normalité après les états élevés de la séance, reprenant conscience de certaines réalités, par exemple devoir conduire sur le chemin du retour à la maison, une fois que tout est terminé.
Mais tout praticien du BDSM vous le dira, c’est beaucoup plus que cela.
L’après-séance, c’est le temps après l’acte où les participants affirment mutuellement que quelque chose de spécial a été créé et partagé. C’est quand l’affection et l’intimité sont offerts. Et c’est, pour le moins, le moment propice pour exprimer sa gratitude envers la personne qui a partagé avec nous ce court mais intense segment de notre vie.
Cela peut être, et c’est souvent, la plus belle partie de la séance; l’un de ses moments forts, entièrement partie prenante de la séance. Ignorer cette partie est aussi brutal que par exemple aller dîner chez un ami et déguerpir une fois le repas achevé.
Le soin après-séance est essentiel à la planification de toute séance de BDSM, spécialement celles qui sont intenses et où les participants vont loin.
Un jeu physiquement lourd, émotionnellement intense, improvisé ou non, avec beaucoup de contorsions et de détours, peut laisser votre partenaire secoué, tremblant, vulnérable et exposé, d’où le besoin crucial de le guider pour revenir sur terre.
Certaines personnes, même après un jeu satisfaisant, peuvent passer par des états de choc : sentiments d’anxiété, embarras, culpabilité ou trop-plein émotionnel. Bref, ce moment serait l’équivalent BDSM du blues post-coïtal.
La façon avec laquelle vous prendrez soin de votre partenaire dévoilera le vrai sens de la séance que vous venez de vivre avec, à savoir si celle-ci était juste une va-vite ou une belle et profonde expérience qui vous lie encore davantage l’un à l’autre.
Le soin après-séance permet également une part de récupération au cas où les choses ne se seraient pas aussi bien passées qu’elles auraient dû. Lors d’une séance “brisée”, un soin sensible, compréhensif et intelligent est tout ce qui vous sépare d’une mauvaise réputation.
Le soin après-séance est particulièrement important à la suite de :
- Séances demandantes et intenses.
- Séances impliquant de nouveaux partenaires ou de nouvelles techniques.
- Séances qui impliquent des punitions, de l’humiliation ou des suggestions de non-consentement.
- Séances qui résultent en larmes, cris, orgasmes ou autres manifestations émotionnelles.
- Séances interrompues par un accident, une blessure, un évanouissement ou tout autre imprévu.
- Séances qui ont mal tourné et ayant comme résultat la colère, la contrariété. Ou encore des séances qui se seraient achevées par l’utilisation du droit de veto (safeword), le dominant comme le soumis pouvant apprécier un réconfort au cas où cela arrivait.
L’après-coup émotionnel qui résulte des séances BDSM ressemble au bourdonnement post-coïtal suivant l’acte sexuel, et vos actions et paroles y parleront cinq fois plus fortement qu’à l’habitude.
Vous pouvez joliment encadrer la séance avec de la tendresse et du respect ou la faire sauter complètement. Et comme le coup cinglant d’un fouet peut-être une calamité s’il suit un veto, une merveilleuse séance peut être détruite par une attitude inexperte, inattentionnée ou cavalière, une fois que la phase du jeu proprement dite est terminée.
Un mauvais soin après-séance, ou l’inexistence de celui-ci, peut causer des dommages incalculables. Pouvant laisser votre partenaire mal à l’aise, insatisfait, abusé. Cela peut ruiner une séance qui, par ailleurs, était superbe, ou endommager la confiance et l’affection que votre partenaire avait pour vous, au cas où vous seriez perçu comme une personne arrogante, inaffectueuse ou inconsciente dans les moments où une grande tendresse et une grande ouverture seraient requis.
Mais si le soin après-séance est bien fait, cela peut doubler l’impact d’une bonne séance. Il vient en quelque sorte confirmer que la séance qui vient d’avoir lieu avait un sens, et que l’offrande de la domination et de la soumission a une valeur.
Cela peut faire de la séance une expérience de vie signifiante et en rendra le souvenir bon, même si ça fait diablement mal !!
Mastery isn’t just telling someone what to do. It’s also creating the environment in which your submissive will do what you want even without being told. It is creating an environment in which they only have the one choice, and that is of doing what you want.
“Le rôle du Maître n’est pas seulement de dire à une autre personne ce qu’elle doit faire. C’est aussi celui de mettre en place un environnement dans lequel la personne soumise fera ce que vous voulez sans même que vous ne lui ayez encore demandé. C’est de créer l’environnement propice dans lequel cette personne n’aura qu’un seul choix, qui sera celui de faire ce que vous désirez qu’elle fasse.”
Dans The Control Book que je découvre à peine, Peter Masters examine les mécanismes à l’oeuvre dans la prise de contrôle et la direction de la personne soumise. Son livre est téléchargeable gratuitement ici. Quelle belle idée, Peter !
The Control Book (fichier pdf) | Le Livre du contrôle (fichier pdf)
Toute chose intéressante commence par le cerveau…

.. que je lis sur l’affiche d’un navet présenté actuellement sur les grands écrans. Hum, quelle belle phrase !
En anglais : “Everything interesting begins in the mind.”
Au retour à la maison, je cherche la même affiche, sans succès.
Je tombe entretemps sur les fameuses scènes coupées au montage dudit navet. Le plus intéressant fut de trouver un équivalent acceptable en français à l’expression “mind fucking”.
Après quelques essais avec une Dame via Messenger, la discussion a débouché sur l’expression “tourments de l’esprit” qui fut préféré aux “tourments de la chair”.
Tourmenter? En jetant un oeil dans mon Bénac, ô merveille des merveilles dictionnaire des synonymes, sans doute le bouquin le plus précis de la langue française (autant dire le meilleur ami du Maître :- ), on trouve à cette entrée plusieurs verbes savoureux :
- - faire beaucoup souffrir, au fig. des peines d’esprit ou des personnes qui font souffrir et ne laissent jamais en repos
- torturer, infliger la torture ou la question, enchérit, au physique et au moral, et implique une douleur vive, cruelle, souvent infligée par une personne avec méthode, préméditation
- mettre au supplice
- bourreler.. ah tiens.. torturer comme faisait le bourreau, ne se dit plus qu’au fig. en parlant du remords
- tenailler
- vexer
- harceler : tourmenter, inquiéter, en provoquant, en excitant, par de petites, mais fréquentes attaques
- obséder
- hanter
- assiéger.. cette idée de prendre le siège, la pousser dans ses derniers retranchements
- talonner
- asticoter… tourmenter pour des bagatelles, en agaçant
- tarabuster : fam. tracasser sans cesse, ou déranger par le bruit, des paroles, des discours à contretemps, des rappels à l’ordre ou des paroles dures- tarauder
- turlupiner
- chiffonner : suppose de petites contrariétés
- taquiner : harceler légèrement par malice
- ronger
- marteler
- faire danser, au fig. donner bien du tracas, de l’embarras à quelqu’un, pour le réduire à ce qu’on veut
Vous pouvez double-cliquer sur chacun des mots dans ce billet pour obtenir définitions et variantes.
La langue française est un outil stradinaire… :- )
Le journal d’un dominant rassemble des notes éparses sur ce qui m’habite quand je réfléchis à ce que je fais dans le BDSM, quand je la sens curieuse, quand je la taquine, quand je la sens plier, quand…
Tout a commencé avec ma compagne de l’époque. C’était en 1996. Nous venions de nous acheter une maison en banlieue de Montréal, ville-dortoir, la petite vie de famille, avec son garçon et tout le saint-frusquin, il ne manquait que le chien. Mais Jo avait des fantasmes, disait-elle. Qui tranchaient singulièrement avec l’environnement immédiat, j’ajouterai. Je dis ça mais les banlieuses endormies ne sont-elles justement pas le théâtre de bien des vices ? Vices cachés.
- Quels sont donc ces doux fantasmes, ma chérie ?
Elle disait ne pas être capable de les verbaliser. Que ça viendrait, qu’il fallait lui laisser le temps. No hay problema, je suis un homme patient. De temps à autres, lorsque nous étions soudés l’un à l’autre, glissant sereinement en elle, je la prenais par le menton afin qu’elle me regarde sans fermer les yeux, et lui lançais des invites coquines.
- Alors tu fantasmes qu’une petite nous lèche doucement en ce moment-même… espèce de dégénérée ? Tu crois que tu mouillerais davantage que tu mouilles là ? Ou tu voudrais qu’on leur montre à ce couple comment on fait durer notre plaisir ?
Elle ne disait rien, mais de nouveaux arrivages de fluides mielleux témoignaient de sa ferveur renouvelée… Il faut dire qu’à moi-même, ces mots avaient pour l’heur de me faire gonfler en elle, la chair devenant métal malléable et inquisiteur…
Un jour, j’ai eu une idée.
- Alors si mademoiselle n’est pas en mesure de verbaliser ce qui l’habite, peut-être qu’avec des photos ?
Elle acquiesçait à l’idée, mais toujours rien, nada. D’autres mois passèrent. Un jour, sans crier gare, elle me tendit une disquette : “Un cadeau pour vous, Monsieur.” (Cette manière de nous désigner ainsi datait de toujours.) Elle avait deux photos à me montrer. Deux images dénichées dans l’internet. Deux images passablement hors du commun pour une première incursion au royaume fantasmatique, et même encore…
- Je vais laisser Monsieur les regarder.
- Non, non, restez avec moi, mademoiselle. Si elle veut partager ses fantasmes, il faut être présent tous deux, non ?
J’ai égaré la première image. On y voyait une femme de dos, offerte, ouverte, vulnérable. Elle était pliée en deux, la jolie crinière défaite, le corps par-dessus une rampe. Des bracelets aux poignets et aux chevilles, rattachés de chaque côté par des mousquetons.
Jo était pivoine.
- Je vais aller faire le souper ! qu’elle me lance en grimpant les escaliers pour monter à l’étage, me laissant seul avec ses images.
Je n’ai pas insisté. Manifestement, ses fantasmes étaient puissamment ancrés en elle.
Quant à la seconde image, elle surpassait la première en audace. Une charmante brunette était couchée à plat ventre sur une table selle spécialement aménagée, jambes repliées, mains derrière le dos, ligotée comme un saucisson, la tête relevée afin de suçoter quelque gode à la saveur de mangue, très probablement. J’ai dû me frotter les yeux car elle ressemblait à s’y méprendre à ma douce.
Ce fut le déclic.


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