> confiance (nom féminin) : Espérance solide en une personne ou en une chose. • Assurance, sentiment de sécurité. • Présomption. • De confiance : sans se défiler. Selon le Grand Dictionnaire terminologique : Sentiment ferme de pouvoir s’en remettre au comportement ou au jugement de quelqu’un ou de soi-même. L’article du mot confiance dans Wikipédia et l’article Trust valent également le détour.
J’aime bien désigner les jeux d’échanges de pouvoir érotiques comme étant des jeux de confiance extrêmes. Je trouve que ça rend bien compte de la dynamique en cause. D’autant que tout tourne autour de cette notion entre la personne qui se soumet et la personne qui domine la scène. Peut-on vraiment jouer si la confiance n’est pas là ou insuffisante ?
Une question me chicote depuis toujours quand il est question de confiance. J’ai beaucoup de misère à croire qu’une personne qui manque de confiance puisse “offrir” sa confiance en quelqu’un d’autre, ce qui me semble un non-sens. Let me speak up my mind : on croise beaucoup de femmes soumises manquant de confiance en elle, beaucoup de personnes vivant des carences affectives importantes, pour ne pas parler de dépendance affective. On pourrait certes parler des dominants qui masquent leur manque de confiance derrière leur air de “moué-je-sais-toutte”, mais nous y reviendrons.
Comment croire que l’on peut faire confiance en quelqu’un quand on n’a pas confiance en soi-même ?
Comme Dominant face à une personne qui se dit soumise, je n’y crois pas. En fait, je n’y crois plus. Je suis très sensible et vigilant face à cette question. Désormais, ce qui m’intéresse le plus comme Dominant chez une curieuse qui ose s’approcher de Monsieur, c’est de savoir si elle a confiance en elle, si elle est responsable et mature. Je la veux pas parfaite, elle serait chiante.. Et comme je ne suis pas parfait.. Ces questions m’intéressent plus que ses motivations à la soumission, c’est dire, et certainement plus que les activités qu’elle préfère ou sur lesquelles elle fantasme, et toute photo qu’elle pourrait me montrer.
Toutes les femmes soumises que j’ai eu sous ma botte n’avait pas confiance au départ.
Le dominant peut certes se poser en Sauveur et faire un bout avec, prendre le temps de lui montrer qu’il est possible de se donner, de s’offrir, de se construire, de faire confiance sans se faire avoir, qu’on peut être soumise et confiante, fonctionnelle, équilibrée, épanouie. Mais je crois qu’on atteint rapidement un pic, voire un mur, au-delà duquel c’est bien beau lui donner tous les outils afin qu’elle développe et entretienne sa confiance, mais qu’il vient un moment où la personne dominante ne peut faire pour la personne soumise ce qu’elle n’est pas en mesure de faire par elle-même. Et alors, la relation craque et vole en éclats.
Vous en pensez quoi ?


