Le texte Les caractéristiques d’un dominant de Polly Peachum est une traduction réalisée par libertas. La version anglaise du texte Qualities of A Successful Dominant se trouve sur le site de submissivewomenspeak.net.

Pour lire la première partie du texte.

Les dominants réels sont plutôt rares.

De même, plus de personnes ont le désir de dominer quelqu’un en BDSM qu’ils n’en ont la capacité.

L'homme multitâchesDominer quelqu’un à plein temps, et en personne, nécessite une somme de travail considérable de la part du dominant. Un dominant accompli fait ce dur travail parce que les résultats ont pour lui une très grande importance.

Cela nécessite aussi de s’informer, de comprendre ce que les deux partenaires, dominant et soumis, doivent faire pour que cela fonctionne.

Il faut savoir que l’information n’est pas disponible dans les romans et récits - et qu’il vaut mieux jeter par-dessus bord tout le matériel et les écrits de spectateurs avides de scènes BDSM.

Dominer une soumise extrême, qui demande beaucoup, et même une soumise très motivée, sincère et obéissante, et réussir cela avec succès (en d’autres mots, de manière à assurer le bonheur et la satisfaction des deux personnes), nécessite une capacité de venir à bout des nombreuses crises émotives, des résistances et des désarrois chez la partenaire soumise, spécialement au cours des premières années de vie commune.

Même la soumise extrême a d’énormes difficultés - au début - à apprendre à se soumettre et à obéir, parce qu’apprendre à être une bonne soumise n’est pas une question de personnalité ou de pouvoir de la volonté (quoique cela puisse aider).

Ce n’est pas une question d’être “assez soumise”.

C’est entièrement une question d’entraînement et d’expérience.

La soumise la plus docile et consentante n’est pas née en sachant instinctivement comment servir ni comment mettre de l’avant les besoins de son maître. En fait souvent, elle a appris depuis l’enfance à être indépendante et déterminée.

Surmonter toute une vie de conditionnement culturel prend bien du temps; rien, dans les jeux de rôle faciles que les gens font virtuellement ou par téléphone, ne les prépare aux difficultés de l’obéissance concrète dans la vie réelle.

La seule façon pour une soumise d’apprendre à être une bonne soumise est une pratique véritable, en faisant des erreurs et en apprenant de ses erreurs, en parlant de ce qui ne va pas avec un dominant intelligent et patient, et avec l’aide adéquate et longue de son partenaire dominant.

Les premières années “d’enfer” d’une relation DS réelle nécessitent, comme dans tous les cas que j’ai vus, une très grande patience et un contrôle de soi sur le plan émotif de la part du dominant.

Pareils patience et contrôle de soi sont des signes de maturité, d’un adulte réellement adulte et qui est vraiment capable de prendre la responsabilité de la vie de quelqu’un d’autre.

La petite boule rougeQuand votre soumise braille et se déchaîne car vous la “forcez” à se lever tôt pour préparer votre café matinal, qu’elle vous traite de méchant, vous accuse de lui manquer d’égards, d’être brutal, c’est terriblement difficile, si vous n’avez pas d’expérience réelle de dominant ou si vous êtes émotivement immature, de ne pas être affecté ou blessé par cela et de ne pas lui tomber dessus. De répondre à une soumise résistante ou contrariée, qui vous aurait blessé, en l’ignorant physiquement ou émotivement ou par une punition mue par votre colère ou votre rage personnelles, cela va vous mener rapidement à une relation conventionnelle, en terme de pouvoir.

Votre soumise apprendra que vous ne pouvez pas vous contrôler, que vous n’avez pas la moindre idée de comment traiter ses tentatives, passives, agressives ou manipulatrices, de vous résister; elle saura que vous êtes un lâche fuyant la confrontation. En d’autres mots elle découvrira, à la place du grand et magnifique dominant que vous sembliez être sur le virtuel, un petit enfant colérique, effrayé ou blessé qui n’est pas plus mature qu’elle.

Comme il deviendra évident à chaque personne qui tente de s’impliquer dans une relation d’échange de pouvoir en réel, pour une durée significative, la DS est de temps en temps difficile, un travail épuisant nécessitant du partenaire qu’il soit un dominant rare : quelqu’un dont les capacités et les actes coïncident vraiment avec les buts qu’il s’est fixés; quelqu’un qui considère ce dur labeur comme valable à cause de ce qu’il saura tirer de cette relation.

Il y a certaines qualités minimum dont tout dominant a besoin afin de réaliser le travail d’une vraie relation d’échange de pouvoir.

Ce sont des qualités que toute personne soumise doit rechercher chez le dominant qu’elle rencontre.

Plusieurs dominants autoproclamés disent qu’ils ont ces qualités extraordinaires; seulement de le prétendre ne signifie rien.

Le dominant doit être capable de le démontrer, de vous prouver qu’il a réellement ces attributs. Découvrir si votre dominant satisfait à ces exigences de base prend du temps : les soumis qui se précipitent vers des relations réelles d’échange de pouvoir, absolu ou même partiel, sans prendre le temps de déterminer la nature de la personne à laquelle ils acceptent de se soumettre, paient souvent cher ensuite.

Ci-dessous suit une courte liste des aptitudes nécessaires chez un dominant souhaitant réussir une relation d’échange de pouvoir. Ce n’est pas exhaustif, c’est juste pour vous fournir quelques-unes des plus importantes caractéristiques à rechercher chez un potentiel partenaire :