Skin TWO Films Presents London Fetish Girls
Par Valmont le 16.08.2006 @ 11:06 pm

Le journal d’un dominant rassemble des notes éparses sur ce qui m’habite quand je réfléchis à ce que je fais dans le BDSM, quand je la sens curieuse, quand je la taquine, quand je la sens plier, quand…

Je ne réagis pas toujours sur le coup à ce qu’on me dit.

Je ne sais pas. C’est comme ça.

Parfois, je vais réagir trente secondes après. Sinon dans deux heures ou… trois jours plus tard.

Sans doute au moment où elle s’y attend le moins.

Pour ça également, je ne sais pas. C’est comme ça.

- « La spontanéité c’est bon aussi. Pas trop y penser. »

Bla bla bla.

C’est pas parce que j’y pense trop.

Disons qu’il faudrait plus parler de spontanéité à retardement. :- ]

Photo : Messymissy.

Par Valmont le 15.08.2006 @ 2:06 am

Ce texte est une adaptation réalisée par Valmont d’un extrait du chapitre 7 : Training Techniques, de l’ouvrage intitulé The Beginners Guide to Dominance and Submission de James Bryant.

L’humiliation est une technique de conditionnement de la personne soumise qui consiste à lui faire accomplir un acte qui lui répugne ou l’embarrasse au plus haut point.

Par exemple, la faire manger dans un petit bol à quatre pattes les mains attachées.

Ou lui faire lécher son verre de vin par terre, slurpppp.

Ou lui ordonner un geste intime devant public, de façon à colorer ses tempes du rouge le plus éclatant.

Un beau rouge chinois, là. Hum !

Les jeux incluant les excréments et l’urine relèvent également de ce type de conditionnement.

L’humiliation peut être un outil de contrôle et de discipline assez efficace, bien que plusieurs la considèrent excessive.

Excessive, excessive… l’humiliation, c’est comme manier un bâton de dynamite.

Voilà un jeu passionnément verbal, résolument cérébral, aux répercussions physiques nombreuses. Sentir son trouble dans ses yeux… dans sa voix… ses gestes.. re-hum !

L’humiliation peut induire un tas de réactions à divers degrés chez la personne soumise : inconfort, honte, embarras, gêne, sentiment de ridicule, dégoût, tourment… voire de la colère… toutes énergies que la personne dominante peut harnacher comme bon lui semble.. :- )

En principe, la personne soumise obéit à la personne dominante pour (notamment) lui faire plaisir. Toutefois, lorsqu’elle ignore volontairement une indication ou qu’elle joue à braver l’”autorité”, l’humiliation peut se révéler très dissuasive… peut-être davantage qu’une “punition” corporelle, par exemple dans le cas d’une personne soumise aimant la douleur.

Non mais, entre vous et moi, un Dominant serait fou de ne pas se servir de ce si bel outil, qu’en pensez-vous ?

Il vous vient des idées pour la faire bafouiller de honte ? Allez, allez, dites.

Photo : Messymissy.

Par Valmont le 13.08.2006 @ 7:14 pm

Fetish, fetish, que voilà un mot vidé de sa substance… Is this look over substance ?

tenue légère et cravache« Comment les soirées fétichistes sont sorties de l’ombre pour influencer la mode et le cinéma.

De l’underground au mainstream, il n’y a parfois qu’un pas : en talons-aiguille… »

Dixit Fluctuat.


Par Valmont le 11.08.2006 @ 5:05 pm

« Pour être, le désir a besoin du temps. »

Lu dans Le désir de Pierre Rey chez Plon (l’éditeur).

Et encore :

« Pour que s’opère la jonction du désir et du temps - plus improbable encore que l’arrimage en plein ciel de deux corps en chute libre - il y faut ce nécessaire et permanent miracle, le timing.

Si le mot me vient en anglais, c’est que je ne sais dans ma propre langue, lui restituer toute la plénitude de son sens. Synchrone, en temps voulu, propice? Scansion? Tempo - mais tempo est italien. Concordance ? Moment?

Timing, très exactement.

Quelque chose entre l’instant d’avant et l’instant d’après, l’instant d’incandescence, au lieu rigoureux où se produit la mise en acte du désir et du temps.

Hors de ce point parfait, le point d’avènement des choses, rien ne se passe, rien ne s’enflamme, rien ne naît.

Encore faut-il pour la mise à feu du système, qu’un détonateur commun lui en fournisse l’étincelle : c’est le langage. À la différence du reste de la création, l’être humain est un être parlant.

Donc, il parle. Pour dire quoi? Son désir.
Car on ne parle que pour dire qu’on désire.
Et le désir n’existe que pour être dit.
Même s’il est impossible à dire. »

Le désir impossible à dire ? Vraiment ?.. :- )

Par Valmont le 09.08.2006 @ 5:31 pm

Parution initiale : Cosmopolitan, février 2000.

Alexandre Dupouy, fessologue, est l’auteur de l’Anthologie de la fessée et de la flagellation aux éditions La Musardine.

D’où vient votre intérêt pour la fessée?

D’un goût pour les vieilles choses, les vieilles cartes postales et les vieux bouquins que j’ai découvert à 12 ans dans un grenier.

Alexandre Dupouy, photographe et fessologueJ’ai découvert par la même occasion que l’érotisme existait bien avant Playboy ! En matière d’érotisme, la fessée m’a plu par son côté désuet et sympathique, pas trop compromettant, marginal.

La fessée est beaucoup moins compromettante qu’un rapport sexuel et même qu’un baiser à pleine bouche.

Qu’est-ce qu’une vraie fessée?

Elle se donne uniquement avec la main, sans instrument, bien que l’on puisse utiliser parfois une planchette en bois. Mais j’estime que, dans ce cas, ce n’est plus vraiment une fessée.

Il y a plusieurs types de fessée, certaines la préféreront caressante, échauffant à peine les fesses sans les rougir, d’autres préféreront des coups plus violents. Finalement, la fessée fait partie de l’acte amoureux, elle réchauffe une zone du corps qui fait vibrer le clitoris.

Pour vous qui êtes un fesseur, qu’est-ce qu’un beau derrière?

Bien ample, bien rond, charnu. Il doit dominer physiquement la main qui vient le frapper. De petites fesses creuses avec les os saillants, c’est moche. La fessée est quelque chose de gourmand, une relation entre gens qui mangent bien.

Parmi les adeptes, y a-t-il plus de femmes que d’hommes?

Je ne crois pas.

Alexandre Dupouy, Scenes d interieurEn interrogeant les femmes, on découvre souvent qu’elles ont reçu une fessée par leur papa quand elles avaient fait une bêtise ou alors qu’elles ont été fessées par un amant.

Mais les rôles sont un peu figés entre hétérosexuels.

Le dominant protégera sa soumise, il n’y a pas de grand partage, ni de grande communion. Une soumise qui se balade de mains en mains pour se faire fesser est assez rare, à moins d’être passionnée par l’échangisme.

En revanche, les homosexuels masculins font tourner les rôles. Il existe un club gay de la fessée qui marche très bien.

Le profil de l’adepte féminine?

Elles aiment toutes ça si c’est présenté gentiment et que cela entre dans une vie de couple ou un relationnel amoureux.

Beaucoup diront « non, non, c’est pas mon truc », mais elles reviendront plusieurs fois à la charge et, là, il faut commencer à tendre l’oreille car on se rend compte, en fait, que ça les intéresse et les excite. Il suffit de les faire glisser tout doucement.

Comment?

En les mettant en situation, en échangeant une fessée contre autre chose, une bêtise qui a été commise, un plaisir. C’est une expérience.

Mais il y a aussi un bon pourcentage de femmes qui n’ont été fessées qu’une fois et qui n’en redemandent plus jamais !

Photos : Alexandre Dupouy.


Par Valmont le 06.08.2006 @ 12:18 pm

Mais que peut-elle bien porter sous ses vêtements, la garce insouciante ?

nawashibari.com