Le journal d’un dominant rassemble des notes éparses sur ce qui m’habite quand je réfléchis à ce que je fais dans le BDSM, quand je la sens curieuse, quand je la taquine, quand je la sens plier, quand…
Je me fais demander qui je suis, d’où je viens, quelles sont mes expériences BDSM. Toutes choses dévoilées ici dans ce blogue, bien que distillées patiemment.
Voici une présentation parmi mille :
Maintenant, souffrez que je me présente.
Je suis Valmont, 42 ans, actuellement dans la grande région de Québec. En pleine mue.
Je “porte” ce pseudonyme depuis 1996. J’aime bien aussi Monsieur le Vicomte, assez ludique… :- )
Depuis quelques lunes, j’ai eu l’immense privilège d’explorer les échanges de pouvoir érotiques sous diverses “configurations” : sur une base contractuelle ou dans une vie de couple, à temps partiel, à temps plein, sur une base 24/7, sur appel, avec des femmes mariées, des célibattantes, des fantasmeuses, des plus jeunes ou des plus mûres, seules et parfois même accompagnées. Au centre-ville de Montréal comme à onze heures de route, dans les bois, devant une église voire dans un champ de patates…
Je n’ai jamais autant voyagé au Québec depuis que je pratique le BDSM… :- D
Je privilégie de loin (et de plus près aussi) les aspects psychologiques de la domination.
Monsieur adore débusquer les non-dits.. aller la chercher en son for intérieur… s’amuser avec ses résistances, voire s’en moquer… ralentir le rythme (ou est-ce augmenter la cadence?).. ne pas donner ce qui est attendu… stimuler son sens de l’anticipation.. et prendre le temps de goûter ces moments sublimes encore bien en deçà de ses limites…
Je prends un malin plaisir à éprouver chacun des sens de celle qui a eu l’audace de s’approcher et pire : de se confier à ma volonté, non avec la brutalité policière mais dans un cadre empreint de respect et d’intelligence, où la communication sans fards est en soi un exercice bien exigeant de part et d’autre.
L’alchimie des âmes et des corps m’inspire.
La curiosité et l’intuition fouettent mon imagination.
Je considère le BDSM comme une composante de cet Art d’aimer où l’on pourrait très certainement inclure shiatsu, tantrisme, herbes fraîches et chocolat noir… et pourquoi pas, une assiette de fruits d’eau.
Je considère aussi qu’il est souhaitable de s’en éloigner du BDSM de temps à autres.
De prendre du recul et réfléchir à ce que l’on fait, comment on le fait. Ce que nous en retirons.
Échanger sur le sujet est un plaisir sans cesse renouvelé.
Avatar : Phebee circa janv 2001.
Photo : Sublime Vicomte et délicieuse Cécile dans The Dangerous Liaisons de Choderlos de Laclos vues par Stephen Frears.
Billets les plus lus


