Avant de jouer avec une nouvelle personne ou Quelques règles de gros bon sens dans le monde BDSM, est une traduction en français par libertas du texte COME HITHER: A Commonsense Guide to Kinky Sex de Gloria G. Brame, avec quelques retouches par Valmont.
Dans ce texte, l’expression BDSM désigne une relation fondée sur les échanges de pouvoir érotiques at large. Les jeux de DS (domination-soumission) étant plus spécifiquement des jeux de rôles sans que n’interviennent les jeux de douleur/plaisir et les jeux de restriction.
Ce texte sur la sécurité dans le monde BDSM aborde six questions essentielles pour toute personne qui débute une nouvelle relation BDSM, ou qui assiste à des réceptions et événements où des étrangers jouent ensemble.
1. Qui est cette personne avec qui je suis sur le point de jouer ?
2. Comment savoir à qui je peux faire confiance ?
3. Comme c’est compliqué ! Ne puis-je jamais jouer avec des étrangers ?
4. Est-ce que ça signifie que je ne peux jamais jouer avec quelqu’un que je viens tout juste de rencontrer ?
5. Alors comment me protéger jusqu’à ce que je connaisse bien quelqu’un ?
6. Mais mon droit de veto ne me protège-t-il pas ?

3. Comme c’est compliqué ! Ne puis-je jamais jouer avec des étrangers ?
Bien sûr. C’est pourquoi le droit de veto existe, pour limiter les risques de dommages non voulus en jouant avec des inconnus.
Qu’est-ce que le droit de veto ? Ça le dit, à tout moment, vous pouvez dire non. Le droit de veto est un mot ou expression qui ralentit ou met fin à l’activité en cours. Les anglophones disent safeword.
Mais en français comme en anglais, la vraie question n’est pas de savoir si vous pouvez ou ne pouvez pas jouer avec des inconnus. La vraie question est de connaître votre capacité à faire un choix sain pour vous-même.
Autrement dit, quelle confiance accorder à quelqu’un que vous ne connaissez pas vraiment ?
Vous devez être très prudent et ne pas faire confiance trop facilement. Surtout si vous êtes d’un genre romantique, impulsif ou qui est susceptible de se faire tourmenter la veille et qui risque de dire presque tout quand votre sexe est prêt à l’action. Ceci est dit sans discrimination : les chattes tout comme les queues sont capables de prendre les rênes de la pensée chez une partie importante des vivants.
Présentons cela autrement.
Si un agent de change se présente à vous dans une réception et dit qu’il a une transaction brillante qui peut tripler votre investissement en deux semaines, iriez-vous à votre banque le soir même pour lui remettre toutes vos économies ?
J’espère que non.
Plus probablement, si vous ne vous ne l’avez pas tout simplement envoyé promener, vous pouvez lui demander une brochure ou un rendez-vous à son bureau pour en discuter plus à fond. Si vous êtes un risque-tout, vous pouvez même accepter d’investir un peu d’argent, juste pour jouer.
En tous cas, vous ne remettriez pas toutes vos économies à un individu que vous venez juste de rencontrer. Vous voudriez des preuves de sa crédibilité. Vous limiteriez les risques, et prendriez certaines précautions pour vous protéger au cas où il s’agirait d’une escroquerie.
Alors pourquoi tant de soumis et de dominants qui se rencontrent, dans une soirée ou dans un club ou dans l’internet, quelqu’un qui prétend être le yin de leur yang BDSM, soudain font-ils un total investissement physique et émotionnel dans cette relation ?
Désespoir.
Nous comprenons l’empressement d’avoir des expériences.
Pour bien des gens, l’urgence de faire du BDSM est terrible, particulièrement si vous avez refoulé cela pendant longtemps.
Mais la réalité toute simple est là : IL N’Y A PAS DE RACCOURCIS DANS LE BDSM.
Si vous voulez une relation de qualité, vous devez y mettre le temps et vous faire l’obligation envers VOUS-MÊME de ne pas sauter sur n’importe quelle occasion qui se présente. Toutes les occasions ne sont pas valables.
Certaines vont mener à une peine émotionnelle importante.


