Anecdote : je croise une soumise dans une salle de clavardage, laquelle déclare vouloir du bdsm sans sexualité.

Qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire?

Je lui demande. Elle ne répond pas. Des gens rient. Quelqu’un demande de changer de sujet, un autre répond : “Ben c’est évident !”

Je persiste : qu’est-ce que ça veut dire pour vous du bdsm sans sexualité ? Où est la frontière ? Parle-t-on de séances sans aucune génitalité ? Sans sensualité ? Sans caresses ? Sans érotisme ? Pas même de fellation de sa part ? :- ) Elle ne veut pas que le dominant taquine ses lèvres vaginales avant la fessée ? Elle ne veut pas de jeux cérébraux, mais “seulement” de la dureté, de la froideur clinique, à la limite aucun échange de civilités, pas de discussions, aucune mise en scène, seulement de la douleur ou des ordres ?

Bref, ça veut dire quoi du bdsm sans sexualité pour elle ?

Je n’ai finalement pas de réponse de la personne.

“C’est évident !”

C’est tellement évident que comme dominant, je n’ai aucune espèce d’idée des frontières applicables, jusqu’où je peux aller ou ne pas aller, où s’arrête et où commence “sa” sexualité.

P.S. Puisqu’il faut tout dire, ce billet n’est pas une critique de la personne (si elle se reconnaît), mais d’une certaine façon d’être et de faire que l’on croise souvent, cette incapacité (ou est-ce une crainte de se dévoiler ?) de dire les choses.