J’ai vu passer aujourd’hui le résultat d’une recherche dans Google avec les mots “position pour donner la fessée a son enfant”, ce qui a soudainement eu l’heur de faire monter la température de mon corps de quelques degrés.
Je ne sais pas ce que cherche la personne avec cette requête. Et je ne veux pas le savoir.
Tout ce que je sais, c’est qu’elle s’est retrouvée dans ce blogue.
Ce que je sais aussi, c’est que cercle O est destiné aux amateurs de bdsm, ces jeux de pouvoirs entre adultes consentants.
Ce site est conçu à l’intention des personnes qui sont curieuses d’en savoir plus sur les pensées liées aux échanges de pouvoirs érotiques, et où la fessée peut devenir une expérience extrêmement érotique, sensuelle et magnifique à vivre entre gens qui s’apprécient et se respectent.
Ce sont des jeux adultes, avec des jouets adultes, dans des contextes adultes, matures et responsables.
Les ados n’ont pas d’affaire là. Ni les enfants. Vous serez adultes assez vite et longtemps, les kids. Profitez-en ! Et sortez de ce site, sacripants !
Dans ces jeux adultes, il n’y aucun rapport entre le châtiment corporel et le bdsm, bien que certaines personnes pratiquant le bdsm ait déjà été battues ou abusées étant plus jeunes.
Pour en croiser à l’occasion, je me demande toujours quel cadre de soumission j’appliquerais à une personne ayant vécu ces moments difficiles. Je me demande quel chemin j’emprunterais pour lui apprendre à me rendre à cette limite et tenter de la dépasser. Car il est très clair dans mon esprit qu’elle n’aurait pas de moi la “violence” qu’elle recherche comme preuve d’amour.
Ça me semblerait pas très sain.
Pour en revenir donc à la source de ce billet, cette recherche dans Google…
… je réprouve au plus haut point la violence verbale et physique faites à des tout-petits qui n’ont aucun moyen de se défendre contre des “géants adultes”, même si on m’a déjà prêté de tels agissements envers mes propres enfants sous le prétexte que je pratique le bdsm.
Frapper une personne incapable d’opposer ni force, ni consentement, c’est proprement lâche et inacceptable. Et ce l’est encore davantage quand l’interlocuteur brandit par exemple la Bible pour justifier les châtiments infligés :
- “Allez, tournez-vous ma bonne soeur. Je vais vous la donner cette cuisante fessée sans votre consentement, juste pour voir comment vous allez aimer ça.”
Ce n’est pas l’objet de ce blogue, mais clarifions notre propos si d’aventure une personne n’aurait pas encore saisi : tout comme on n’a pas besoin de violence pour apprendre à la personne soumise à suivre sa voie, on n’a pas besoin de violence non plus pour élever des enfants.
Peut-être de l’attention? Des soins? De l’amour? Un cadre simple et clair?
En consultant le résultat de la recherche sur les mots clés évoqués plus haut, je suis tombé sur un bouquin du psychiatre Pierre Mailloux, intitulé Pour l’amour des enfants : Non aux châtiments corporels!.
Pierre Mailloux, une vedette contestée et contestable du cirque médiatique québécois qui passe ces temps-ci un sale quart d’heure avec le Collège des médecins et certaines poursuites judiciaires fort salées, dit parfois des choses bien bizarres du haut de son statut de psy-animateur de radio. C’est fou ce que l’usage d’un micro semble à l’occasion faire perdre à la personne qui en fait l’usage, l’humilité et la politesse requises pour exercer ce difficile métier.
Dans ce bouquin, il dit néanmoins cette phrase qui mérite d’être lue et relue : “Quand on gifle un enfant, on lui passe comme message, extrêmement convaincant, qu’il faut frapper pour se faire obéir.”
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Je suis totalement en accord avec vous; je ne désire pas la fessée comme châtiment corporel mais bien pour me détendre et ce n’est pas du tout de la violence. Lorsque je regardes mes bleus après une séance, je ne me sens pas du tout ‘’ femme battue'’.
C’est fou ce que les gens peuvent concevoir de la pratique du BDSM et c’est navrant de constater à quel point, ils sont ignorants.
Merci
Comment par zleas — April 11, 2007 @ 8:40 pm