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	<title>Comments on: Si la grosse se donne, la belle se vend</title>
	<link>http://cercleo.blogsome.com/2007/07/03/si-la-grosse-se-donne-la-belle-se-vend/</link>
	<description>Les échanges de pouvoirs érotiques</description>
	<pubDate>Wed, 03 Dec 2008 02:12:25 +0000</pubDate>
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	<item>
		<title>by: ISHAK</title>
		<link>http://cercleo.blogsome.com/2007/07/03/si-la-grosse-se-donne-la-belle-se-vend/#comment-390</link>
		<pubDate>Sat, 10 Nov 2007 12:23:30 +0000</pubDate>
		<guid>http://cercleo.blogsome.com/2007/07/03/si-la-grosse-se-donne-la-belle-se-vend/#comment-390</guid>
					<description>salut a toute l'equipe je vous souhaite la contunueté et la reussite merci de m'aider a vivre avec une femme grosse ou obése ou ronde ou de grande taille merci mille fois</description>
		<content:encoded><![CDATA[	<p>salut a toute l&#8217;equipe je vous souhaite la contunueté et la reussite merci de m&#8217;aider a vivre avec une femme grosse ou obése ou ronde ou de grande taille merci mille fois
</p>
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	<item>
		<title>by: fidelle</title>
		<link>http://cercleo.blogsome.com/2007/07/03/si-la-grosse-se-donne-la-belle-se-vend/#comment-332</link>
		<pubDate>Fri, 19 Oct 2007 22:00:40 +0100</pubDate>
		<guid>http://cercleo.blogsome.com/2007/07/03/si-la-grosse-se-donne-la-belle-se-vend/#comment-332</guid>
					<description>«Perdre du poids ne suffit pas pour qu’on s’aime et qu’on s’estime davantage.»

Je dirais même qu'il faut déjà s'aimer avant de tenter de relever un tel défi, s'aimer pour d'autres raisons que l'apparence.  Comment faire preuve de toute la volonté et la ténacité requises pour maigrir si on pense qu'on ne vaut pas tant d'efforts?   



 



 </description>
		<content:encoded><![CDATA[	<p>«Perdre du poids ne suffit pas pour qu’on s’aime et qu’on s’estime davantage.»</p>
	<p>Je dirais même qu&#8217;il faut déjà s&#8217;aimer avant de tenter de relever un tel défi, s&#8217;aimer pour d&#8217;autres raisons que l&#8217;apparence.  Comment faire preuve de toute la volonté et la ténacité requises pour maigrir si on pense qu&#8217;on ne vaut pas tant d&#8217;efforts?
</p>
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				</item>
	<item>
		<title>by: inukshuk</title>
		<link>http://cercleo.blogsome.com/2007/07/03/si-la-grosse-se-donne-la-belle-se-vend/#comment-331</link>
		<pubDate>Fri, 19 Oct 2007 16:51:29 +0100</pubDate>
		<guid>http://cercleo.blogsome.com/2007/07/03/si-la-grosse-se-donne-la-belle-se-vend/#comment-331</guid>
					<description>Tout à fait d'accord avec toi mlle liberté{+}. 

J'ai même un garçon de neuf ans qui se trouve gros. Il veut maigrir et s'entraîner... Et il n'a pas une once de graisse sur le corps...</description>
		<content:encoded><![CDATA[	<p>Tout à fait d&#8217;accord avec toi mlle liberté{+}. </p>
	<p>J&#8217;ai même un garçon de neuf ans qui se trouve gros. Il veut maigrir et s&#8217;entraîner&#8230; Et il n&#8217;a pas une once de graisse sur le corps&#8230;
</p>
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				</item>
	<item>
		<title>by: Valmont</title>
		<link>http://cercleo.blogsome.com/2007/07/03/si-la-grosse-se-donne-la-belle-se-vend/#comment-327</link>
		<pubDate>Thu, 18 Oct 2007 14:10:01 +0100</pubDate>
		<guid>http://cercleo.blogsome.com/2007/07/03/si-la-grosse-se-donne-la-belle-se-vend/#comment-327</guid>
					<description>Je ne crois pas que personne ne fasse l'éloge de l'obésité ici. Parmi les personnes qui se sont reconnues dans les propos cités, aucune ne semble particulièrement éprouver de fierté à porter x grammes au-dessus des &quot;standards&quot; sanitaires. Aucune ne semble revendiquer une quelconque supériorité, que Dieu nous en préserve. Curieusement, à ce que nous savons, aucun homme souffrant d'obésité ne s'est manifesté dans la conversation... Gode knows why.

Mlle liberté{+} ose briser l'ostracisme dont sont souvent victimes les personnes obèses. Je ne peux que l'en féliciter. Mon seul inconfort face à cette question, c'est que si mouah j'avais osé aborder le sujet, si un homme avait osé soulevé cette question en quelque sorte, on peut imaginer sans peine la grosseur des projectiles dans ma direction... :- &amp;gt;

Je l'ai d'ailleurs déjà effleuré ce sujet dans une salle de clavardage bdsm il y a quelques temps, et je peux dire merci à la distance et à l'écran qui m'ont sauvé du lynchage. C'est bien connu, il faut toujours un coupable. Et quand ce coupable peut être un vicomte, quelle aubaine!

Dans mon esprit, les seules personnes à pointer du doigt dans tout ce débat ne sont ni les femmes minces, oblongues ou isocèles, ni les hommes, ni les serpents à lunettes, ni qui que soit d'autres que les gens qui font de l'argent comme de l'eau avec des tas de potions magiques aussi inutiles que des tétons sur un boeuf, comme dirait le paternel.

Au demeurant, le surplus de poids d'une soumise peut révéler des enjeux importants, tant pour elle que pour son maitre. Comme pourrait l'être sa crainte de l'abandon ou la timidité.

C'est au dominant de creuser ces questions avec la personne concernée, d'en dégager les causes et les effets, et ce qu'il peut tirer de tout ça pour lui et pour elle. Il risque alors d'en apprendre plus sur la personne devant lui que tous les questionnaires d'activités bdsm imaginables...

Mais de là à en faire un devoir de &quot;résultats&quot; tant pour l'un que pour l'autre, voilà une question de choix individuel.</description>
		<content:encoded><![CDATA[	<p>Je ne crois pas que personne ne fasse l&#8217;éloge de l&#8217;obésité ici. Parmi les personnes qui se sont reconnues dans les propos cités, aucune ne semble particulièrement éprouver de fierté à porter x grammes au-dessus des &#8220;standards&#8221; sanitaires. Aucune ne semble revendiquer une quelconque supériorité, que Dieu nous en préserve. Curieusement, à ce que nous savons, aucun homme souffrant d&#8217;obésité ne s&#8217;est manifesté dans la conversation&#8230; Gode knows why.</p>
	<p>Mlle liberté{+} ose briser l&#8217;ostracisme dont sont souvent victimes les personnes obèses. Je ne peux que l&#8217;en féliciter. Mon seul inconfort face à cette question, c&#8217;est que si mouah j&#8217;avais osé aborder le sujet, si un homme avait osé soulevé cette question en quelque sorte, on peut imaginer sans peine la grosseur des projectiles dans ma direction&#8230; :- &gt;</p>
	<p>Je l&#8217;ai d&#8217;ailleurs déjà effleuré ce sujet dans une salle de clavardage bdsm il y a quelques temps, et je peux dire merci à la distance et à l&#8217;écran qui m&#8217;ont sauvé du lynchage. C&#8217;est bien connu, il faut toujours un coupable. Et quand ce coupable peut être un vicomte, quelle aubaine!</p>
	<p>Dans mon esprit, les seules personnes à pointer du doigt dans tout ce débat ne sont ni les femmes minces, oblongues ou isocèles, ni les hommes, ni les serpents à lunettes, ni qui que soit d&#8217;autres que les gens qui font de l&#8217;argent comme de l&#8217;eau avec des tas de potions magiques aussi inutiles que des tétons sur un boeuf, comme dirait le paternel.</p>
	<p>Au demeurant, le surplus de poids d&#8217;une soumise peut révéler des enjeux importants, tant pour elle que pour son maitre. Comme pourrait l&#8217;être sa crainte de l&#8217;abandon ou la timidité.</p>
	<p>C&#8217;est au dominant de creuser ces questions avec la personne concernée, d&#8217;en dégager les causes et les effets, et ce qu&#8217;il peut tirer de tout ça pour lui et pour elle. Il risque alors d&#8217;en apprendre plus sur la personne devant lui que tous les questionnaires d&#8217;activités bdsm imaginables&#8230;</p>
	<p>Mais de là à en faire un devoir de &#8220;résultats&#8221; tant pour l&#8217;un que pour l&#8217;autre, voilà une question de choix individuel.
</p>
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	<item>
		<title>by: amateur</title>
		<link>http://cercleo.blogsome.com/2007/07/03/si-la-grosse-se-donne-la-belle-se-vend/#comment-322</link>
		<pubDate>Tue, 16 Oct 2007 16:16:40 +0100</pubDate>
		<guid>http://cercleo.blogsome.com/2007/07/03/si-la-grosse-se-donne-la-belle-se-vend/#comment-322</guid>
					<description>Je suis egalement contre la dictature de la minceur, mais de là à faire l'eloge de l'obesite, il y a un grand pas que je ne franchirai pas. Les femmes obeses sont predestinées à avoir des problèmes de santé, et un vieillissement beaucoup plus difficile (condition cardiaque, articulation au niveau des jambes, arteres bouchées, etc....). On ne peut forcer quelqu'un a faire un regime, mais il est presque du devoir du maître de savoir trouver les mots pour inciter sa soumise à consulter un dieteticien ou un endocrinologue.

(Je ne parle pas des femmes ayant des rondeurs, mais des cas d'obesite, plus de 85kg pour moins d'1m75....)</description>
		<content:encoded><![CDATA[	<p>Je suis egalement contre la dictature de la minceur, mais de là à faire l&#8217;eloge de l&#8217;obesite, il y a un grand pas que je ne franchirai pas. Les femmes obeses sont predestinées à avoir des problèmes de santé, et un vieillissement beaucoup plus difficile (condition cardiaque, articulation au niveau des jambes, arteres bouchées, etc&#8230;.). On ne peut forcer quelqu&#8217;un a faire un regime, mais il est presque du devoir du maître de savoir trouver les mots pour inciter sa soumise à consulter un dieteticien ou un endocrinologue.</p>
	<p>(Je ne parle pas des femmes ayant des rondeurs, mais des cas d&#8217;obesite, plus de 85kg pour moins d&#8217;1m75&#8230;.)
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: liberté{+}</title>
		<link>http://cercleo.blogsome.com/2007/07/03/si-la-grosse-se-donne-la-belle-se-vend/#comment-188</link>
		<pubDate>Sat, 07 Jul 2007 00:57:03 +0100</pubDate>
		<guid>http://cercleo.blogsome.com/2007/07/03/si-la-grosse-se-donne-la-belle-se-vend/#comment-188</guid>
					<description>Bonjour M.Valmont,

Je vous remercie pour le lien avec Danielle Bourque. Un très beau texte qui exprime très bien la problématique des femmes en général et la relation à leur corps ainsi que celle de la femme obèse.

Je suis tout à fait en accord avec vous, lorsque vous dites : 

« Cette façon d’entrevoir la relation bdsm ne s’applique pas qu’avec une soumise ayant un surplus de poids, mais bien avec toute soumise. Quel que soit son poids, sa grandeur, sa couleur ou son apparence physique. »

Par contre mon propos est spécifiquement en relation avec la soumise obèse sans nier que d’autres soumises n’ayant pas ce problème d’obésité  puisse ressentir le besoin de développer leur estime d’elle-même.

Tout changement pour l’être humain apporte une insécurité. Prendre conscience et admettre nos lacunes, nos besoins, demandent un cheminement.

Lorsque depuis le début de l’adolescence, on se bat pour atteindre un objectif qui sera toujours impossible à atteindre, parce qu’il est un corps idéalisé. 

Lorsque tu es assaillie constamment par le message «  Lorsque tu veux, tu peux » et que tu as beau vouloir et essayer autant de fois que tu le voudras, mais malheureusement tu n’atteins jamais ce qui semble si facile pour la grande majorité des gens, mais que l’on continue à te dire que « tu ne fais pas assez d’efforts ».

Lorsque tu entends l’expression «  je me trouve laide » et que cette expression signifie en fait « je me trouve grosse »

Lorsque tu entends sans arrêt, les humoristes faire rire des salles entières en parlant avec dégoût de la « tite grosse, épaisse » ou encore «  du gars saoul qui se réveille auprès d’une grosse » et je vous laisse en raconter des meilleures.

Lorsque tu entends un Jean-Marc Parent lors du festival « Juste pour rire » faire un monologue sur la grosse qui vient le rencontrer dans sa loge parce qu’elle admire qu’un homme puisse enfin dire ouvertement qu’il aime les femmes bien en chair, rondes et pulpeuses et que ce dernier porte tout son monologue sur la différence entre une ronde et pulpeuse à la Marylin Monroe et un vrai grosse…

Lorsque tu entends toute la salle rire aux éclats devant l’embarras de cet homme essayant d’expliquer la différence entre pulpeuses et grosses à cette dame en pamoison devant lui, en bout de monologue on dira que la grosse est ben fine, mais elle ne provoquera jamais autre chose que le rire bien gras des autres. 

Que pensez-vous que ce genre de spectacle à répétition puisque provoquer aux personnes qui souffrent de cette maladie?

Je dis maladie, parce que cela est une maladie, au même titre que l’anorexie, la boulimie… L’obèse « morbide » se laisse mourir tout aussi sûrement que l’anorexique. Alors que l’on pleure devant les difficultés d’une personne anorexique, on fait rire des salles complètes avec l’obèse.

 Alors Monsieur Valmont, je ne crois pas que le problème d’estime de soi est du même ordre pour une personne ayant un poids normal et une personne obèse qui est ridiculisée constamment en public et qui a été stigmatisé durant pratiquement toute sa vie. 

Je ne crois pas que cette personne refuse de changer. Elle a appris à se soumettre, à ne pas faire de vague afin de ne pas provoquer les sarcasmes. Elle a appris à se donner afin d’être aimé un peu et ... d’être accepter dans sa différence.

Est-ce elle, qui a besoin de changer et développer son estime d’elle-même, et je répondrai : oui , elle a besoin de retrouver son estime d’elle-même et d’accepter sa différence, mais en même temps, la société aussi doit se poser des questions. Si l’on se moquait ainsi des personnes de couleurs, de nationalités  différentes nous aurions droit à des revendications de plusieurs organismes prônant la défense des droits de la personne, mais qui se lève pour prendre la défense de ces personnes constamment stigmatisées?

Alors, pour moi, il est évident qu’un dominant qui choisit une soumise ayant un problème pondéral, celui-ci doit connaître toute la problématique que vit cette personne, et connaître toute la portée de sa demande, lorsqu’il lui demande de maigrir pour lui…</description>
		<content:encoded><![CDATA[	<p>Bonjour M.Valmont,</p>
	<p>Je vous remercie pour le lien avec Danielle Bourque. Un très beau texte qui exprime très bien la problématique des femmes en général et la relation à leur corps ainsi que celle de la femme obèse.</p>
	<p>Je suis tout à fait en accord avec vous, lorsque vous dites : </p>
	<p>« Cette façon d’entrevoir la relation bdsm ne s’applique pas qu’avec une soumise ayant un surplus de poids, mais bien avec toute soumise. Quel que soit son poids, sa grandeur, sa couleur ou son apparence physique. »</p>
	<p>Par contre mon propos est spécifiquement en relation avec la soumise obèse sans nier que d’autres soumises n’ayant pas ce problème d’obésité  puisse ressentir le besoin de développer leur estime d’elle-même.</p>
	<p>Tout changement pour l’être humain apporte une insécurité. Prendre conscience et admettre nos lacunes, nos besoins, demandent un cheminement.</p>
	<p>Lorsque depuis le début de l’adolescence, on se bat pour atteindre un objectif qui sera toujours impossible à atteindre, parce qu’il est un corps idéalisé. </p>
	<p>Lorsque tu es assaillie constamment par le message «  Lorsque tu veux, tu peux » et que tu as beau vouloir et essayer autant de fois que tu le voudras, mais malheureusement tu n’atteins jamais ce qui semble si facile pour la grande majorité des gens, mais que l’on continue à te dire que « tu ne fais pas assez d’efforts ».</p>
	<p>Lorsque tu entends l’expression «  je me trouve laide » et que cette expression signifie en fait « je me trouve grosse »</p>
	<p>Lorsque tu entends sans arrêt, les humoristes faire rire des salles entières en parlant avec dégoût de la « tite grosse, épaisse » ou encore «  du gars saoul qui se réveille auprès d’une grosse » et je vous laisse en raconter des meilleures.</p>
	<p>Lorsque tu entends un Jean-Marc Parent lors du festival « Juste pour rire » faire un monologue sur la grosse qui vient le rencontrer dans sa loge parce qu’elle admire qu’un homme puisse enfin dire ouvertement qu’il aime les femmes bien en chair, rondes et pulpeuses et que ce dernier porte tout son monologue sur la différence entre une ronde et pulpeuse à la Marylin Monroe et un vrai grosse…</p>
	<p>Lorsque tu entends toute la salle rire aux éclats devant l’embarras de cet homme essayant d’expliquer la différence entre pulpeuses et grosses à cette dame en pamoison devant lui, en bout de monologue on dira que la grosse est ben fine, mais elle ne provoquera jamais autre chose que le rire bien gras des autres. </p>
	<p>Que pensez-vous que ce genre de spectacle à répétition puisque provoquer aux personnes qui souffrent de cette maladie?</p>
	<p>Je dis maladie, parce que cela est une maladie, au même titre que l’anorexie, la boulimie… L’obèse « morbide » se laisse mourir tout aussi sûrement que l’anorexique. Alors que l’on pleure devant les difficultés d’une personne anorexique, on fait rire des salles complètes avec l’obèse.</p>
	<p> Alors Monsieur Valmont, je ne crois pas que le problème d’estime de soi est du même ordre pour une personne ayant un poids normal et une personne obèse qui est ridiculisée constamment en public et qui a été stigmatisé durant pratiquement toute sa vie. </p>
	<p>Je ne crois pas que cette personne refuse de changer. Elle a appris à se soumettre, à ne pas faire de vague afin de ne pas provoquer les sarcasmes. Elle a appris à se donner afin d’être aimé un peu et &#8230; d’être accepter dans sa différence.</p>
	<p>Est-ce elle, qui a besoin de changer et développer son estime d’elle-même, et je répondrai : oui , elle a besoin de retrouver son estime d’elle-même et d’accepter sa différence, mais en même temps, la société aussi doit se poser des questions. Si l’on se moquait ainsi des personnes de couleurs, de nationalités  différentes nous aurions droit à des revendications de plusieurs organismes prônant la défense des droits de la personne, mais qui se lève pour prendre la défense de ces personnes constamment stigmatisées?</p>
	<p>Alors, pour moi, il est évident qu’un dominant qui choisit une soumise ayant un problème pondéral, celui-ci doit connaître toute la problématique que vit cette personne, et connaître toute la portée de sa demande, lorsqu’il lui demande de maigrir pour lui…
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: Valmont</title>
		<link>http://cercleo.blogsome.com/2007/07/03/si-la-grosse-se-donne-la-belle-se-vend/#comment-185</link>
		<pubDate>Fri, 06 Jul 2007 13:46:14 +0100</pubDate>
		<guid>http://cercleo.blogsome.com/2007/07/03/si-la-grosse-se-donne-la-belle-se-vend/#comment-185</guid>
					<description>En relisant votre billet et les commentaires suscités, mlle liberté, je relève ceci :

&quot;Perdre du poids ne suffit pas pour qu’on s’aime et qu’on s’estime davantage. 

C’est à ce niveau que les dominants devraient travailler pour faire cheminer leur soumise, mais cela peu le comprennent malheureusement.&quot;

Cette façon d'entrevoir la relation bdsm ne s'applique pas qu'avec une soumise ayant un surplus de poids, mais bien avec toute soumise. Quel que soit son poids, sa grandeur, sa couleur ou son apparence pĥysique.

On en revient au focus de la relation d’échange de pouvoirs qui doit porter sur les besoins et les désirs de la personne soumise, et non l’inverse.

Mais à la décharge des dominants, combien de personnes soumises craignent d’apprendre à s’aimer et à s’estimer, car cela induirait un réel changement de paradigme et impliquerait un réel cheminement chez elles?

Se dissoudre au profit de son maitre est tellement plus sécurisant…</description>
		<content:encoded><![CDATA[	<p>En relisant votre billet et les commentaires suscités, mlle liberté, je relève ceci :</p>
	<p>&#8220;Perdre du poids ne suffit pas pour qu’on s’aime et qu’on s’estime davantage. </p>
	<p>C’est à ce niveau que les dominants devraient travailler pour faire cheminer leur soumise, mais cela peu le comprennent malheureusement.&#8221;</p>
	<p>Cette façon d&#8217;entrevoir la relation bdsm ne s&#8217;applique pas qu&#8217;avec une soumise ayant un surplus de poids, mais bien avec toute soumise. Quel que soit son poids, sa grandeur, sa couleur ou son apparence pĥysique.</p>
	<p>On en revient au focus de la relation d’échange de pouvoirs qui doit porter sur les besoins et les désirs de la personne soumise, et non l’inverse.</p>
	<p>Mais à la décharge des dominants, combien de personnes soumises craignent d’apprendre à s’aimer et à s’estimer, car cela induirait un réel changement de paradigme et impliquerait un réel cheminement chez elles?</p>
	<p>Se dissoudre au profit de son maitre est tellement plus sécurisant…
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: Valmont</title>
		<link>http://cercleo.blogsome.com/2007/07/03/si-la-grosse-se-donne-la-belle-se-vend/#comment-181</link>
		<pubDate>Thu, 05 Jul 2007 14:08:08 +0100</pubDate>
		<guid>http://cercleo.blogsome.com/2007/07/03/si-la-grosse-se-donne-la-belle-se-vend/#comment-181</guid>
					<description>En faisant une courte recherche sur Danielle Bourque pour compléter votre commentaire, mlle liberté, je suis tombé sur cette page en rapport avec cette thématique de &lt;a href=&quot;http://blaf.ntic.qc.ca/fr/articles/asq_kilos.shtml&quot;&gt;l'impact d'un modèle esthétique irréaliste sur la vie intime des femmes&lt;/a&gt;.

C'est très instructif à mon point de vue d'homme et de dom.</description>
		<content:encoded><![CDATA[	<p>En faisant une courte recherche sur Danielle Bourque pour compléter votre commentaire, mlle liberté, je suis tombé sur cette page en rapport avec cette thématique de <a href="http://cercleo.blogsome.com/go.php?http://blaf.ntic.qc.ca/fr/articles/asq_kilos.shtml">l&#8217;impact d&#8217;un modèle esthétique irréaliste sur la vie intime des femmes</a>.</p>
	<p>C&#8217;est très instructif à mon point de vue d&#8217;homme et de dom.
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: Acidalie</title>
		<link>http://cercleo.blogsome.com/2007/07/03/si-la-grosse-se-donne-la-belle-se-vend/#comment-180</link>
		<pubDate>Thu, 05 Jul 2007 03:47:48 +0100</pubDate>
		<guid>http://cercleo.blogsome.com/2007/07/03/si-la-grosse-se-donne-la-belle-se-vend/#comment-180</guid>
					<description>Il y avait un reportage hier soir sur les pro-anna. C'était consternant... et le pire nous fut montré avec des jeunes femmes israaliennes qui se font &quot;recoudre les dents&quot; afin de ne plus pouvoir manger et de maigrir...</description>
		<content:encoded><![CDATA[	<p>Il y avait un reportage hier soir sur les pro-anna. C&#8217;était consternant&#8230; et le pire nous fut montré avec des jeunes femmes israaliennes qui se font &#8220;recoudre les dents&#8221; afin de ne plus pouvoir manger et de maigrir&#8230;
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: liberté{+}</title>
		<link>http://cercleo.blogsome.com/2007/07/03/si-la-grosse-se-donne-la-belle-se-vend/#comment-179</link>
		<pubDate>Wed, 04 Jul 2007 22:09:05 +0100</pubDate>
		<guid>http://cercleo.blogsome.com/2007/07/03/si-la-grosse-se-donne-la-belle-se-vend/#comment-179</guid>
					<description>Merci lylia pour ton témoignage.

On mésestime la souffrance et la stigmatisation que vivent à chaque instant ces personnes. Un Dom qui voudrait vraiment aider sa soumise à ce niveau, devrait lui apprendre à aimer son corps, à l'habiter, le dorloter,à cesser de le traiter en ennemi, de le violenter ou de le mépriser.

Depuis le 19e siècle,le message qu’on adresse aux femmes demeure toujours le même : modifiez votre corps, rendez-le conforme aux règles esthétiques et vous serez aimées… Et nous y croyons.

Lorsque je visite certaines salles de discussions ou forum,blogue, profil MSN je regarde les photos de présentation et je suis souvent consternée par les images qui représentent les participantes. Souvent, pour ne pas dire la plupart du temps, ce sont des photos de très jeunes filles au corps pubère. Ses photos sont adoptées pour le romantisme et &quot;sensualité&quot; qu'elles évoquent.Les Doms en font tout autant, lorsqu'ils nous font parvenir des photos BDSM comme les 12 positions de la soumise. Nous pouvons remarqué le romantisme de ces photos et la beauté presque pubère des mannequins.

Si elle vivait de nos jours Marilyn Monroe, sex-symbol des années cinquante, se soumettrait sans doute à de sévères restrictions alimentaires. Mesurant près de 1,70 m ( 5pi 6 po) et pesant environ 58 kg (128 lb), elle n’était pourtant pas grosse.

&lt;a href=&quot;http://www.edhomme.com/showAuthors.asp?CodeAuteur=BOUR1065&quot;&gt;Danielle Bourque&lt;/a&gt; décrit très bien le corps de la femme et son rejet par la société mais encore davantage par la femme elle-même.

Dans Le corps pornographié, elle écrit :
 
&lt;blockquote&gt;Il serait naïf de croire que tout ce dégoût, ce «&amp;nbsp;manque de respect socialement entretenu pour le corps féminin normal&amp;nbsp;» n'a pas d'impact sur la perception qu'on les femmes de leur propre corps.

Dans un cours sur l'image corporelle que je donnais à de jeunes adultes, je présentais des photographies de différents modèles féminins. Je demandais à mes étudiants et étudiantes de noter les qualités, les défauts, la personnalité globale qu'ils attribuaient à chaque modèle. Il y avait là les photographies d'un mannequin célèbre, d'une jeune fille à l'apparence à peine pubère, typique des goûts du photographe David Hamilton, d'une femme au corps plein, tirée d'une reproduction de Renoir, d'une culturiste et enfin d'un modèle de la revue Playboy.
 
La présentation du modèle de Playboy provoqua de fortes réactions dans la classe. Les rires grivois et excités des jeunes hommes formaient la toile de fond, mais l'agressivité semblait être l'émotion dominante chez eux autant que chez les filles.

Dans leurs descriptions, les garçons utilisaient des termes comme «agaçante, cochonne, exhibitionniste». les filles quant à elles submergées par des émotions qui les rendaient muettes et les poussaient à fuir ces images plutôt qu'à essayer de nommer leur bouleversement. Quant elles parvenaient enfin à parler, c'était pour exprimer une violente colère - Je la hais, je hais l'image - qui s'incarnait dans le corps représenté - Même si elle a un beau corps, je trouve ça laid. À partir de leurs réactions aux divers corps féminins présentés, je commençai à entrevoir sous un angle nouveau le dégoût manifesté par un grand nombre d'entre elles pour les caractéristiques féminines de leur corps&amp;nbsp;: plusieurs d'entre elles. minuscules dans leurs jeans serrés, disaient notamment trouver leurs hanches beaucoup trop larges.
 
Les filles réagissaient très positivement au modèle du corps à la Hamilton. Elles le disaient «&amp;nbsp;beau, non suggestif, sensuel et non sexuel, l'air naïf&amp;nbsp;». Cette opposition entre sensuel et sexuel paraissait fondamentale&amp;nbsp;: être sensuel, c'était beau et bien alors qu'être sexuel semblait dégoûtant.
 
Je réalisai alors que dans notre culture, la seule représentation d'un corps pourvu des attributs féminins se faisait à travers la pornographie. Bien que celle-ci ait été influencé par l'amincissement de la silhouette féminine, elle continue tout de même à présenter des femmes aux seins, à la taille et aux hanches bien marqués, surtout si on les compare aux mannequins des revues de mode.

C'est donc par le biais de ce type de corps que dans notre culture on représente la sexualité. Or, en langage pornographique, «&amp;nbsp;sexualité féminine&amp;nbsp;» se traduit par «&amp;nbsp;ne penser qu'à ça, être prête à n'importe quoi, l'avoir cherché&amp;nbsp;», termes également utilisés par les agresseurs et les bien-pensants lorsqu'une femme se fait agresser sexuellement. À travers la pornographie, le corps féminin adulte devient ainsi associé à un comportement de soumission masochiste aux fantasmes sexuels les plus violents.
 
Deux modèles s'opposent donc ici. Le modèle pré-pubère au long corps effilé peuple les revues de modes qui s'adressent aux adolescentes; ces dernières l'associent à la pureté, à la naïveté de l'enfance et elles lui comparent leur corps transformé par la puberté. 

Quant au modèle de la femme adulte, qu'on retrouve essentiellement dans les revues «&amp;nbsp;pour hommes seulement&amp;nbsp;», il transporte, toute la haine de la sexualité, tout le mépris des femmes de notre culture judéo-chrétienne&amp;nbsp;: en effet la pornographie, loin d'exprimer une quelconque libération sexuelle, ne fait que répéter sous une autre forme le discours des Pères de l'église sur la femme, Ève provocatrice, démon tentateur par qui le péché arrive dans le monde.

L'homme, à travers la pornographie -- la seule «&amp;nbsp;éducation sexuelle&amp;nbsp;» que lui offre sa société hypocrite --, apprend ainsi à tranformer son désir en accusation&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;C'est une cochonne, une salope&amp;nbsp;»... et la litanie recommence, se terminant invariablement par «&amp;nbsp;Elle l'a cherché, elle m'a provoqué&amp;nbsp;».
 
Les femmes associeront facilement le corps féminin au mépris puique nulle part ailleurs notre culture ne leur offre une représentation de la sexualité et du corps féminin pour faire contrepoids à ce que propose la pornographie. De ce fait le corps féminin adulte est le corps pornographique. Et quand l'adolescente, se regardant dans le miroir, voir apparaître l'élargissement normal du bassin déclenché par la puberté, elle reconnaît en elle la forme méprisée&amp;nbsp;: son corps est celui d'une «&amp;nbsp;cochonne&amp;nbsp;» d'une «&amp;nbsp;maudite salope&amp;nbsp;»... 

Dès que la puberté dessine ses hanches, l'adolescente dit en avoir trop. Elle se regarde à travers le souvenir de son allure prépubère, reproduite à l'infini dans les magazines de mode où elle se cherche à corps perdu.
 
Je revois la panique d,une de mes clientes de 15 ans. devant sa silhouette qui en un an avait pris une apparence féminine&amp;nbsp;: elle essayait de contrôler cette croissance -- qu'elle appelait engraisser -- mais son organisme se défendait, elle avait faim. Elle devint ainsi une mangeuse compulsive et développa une aversion encore plus grande pour ce corps qui la trahissait de toute part...
 
Comment se surprendre du grand nombre d'adolescentes malades de la maigreur&amp;nbsp;? Plus la pornographie dévoile et exhibe, plus se développe en parallèle un corps maigre, non sensuel, la la nudité de l'os, le corps impénétrable, protégé contre l'agression pornographique, contre l'accusation de provocation.
 
L'idéal de la super femme se confond étrangement avec cette identité anorexique. On y retrouve le lien entre la valeur de la personne et un corps dominé, sculpté grâce à l'hyperactivité physique et à la privation de nourriture.

Mais le message actuel va beaucoup plus loin que la simple valorisation de la maigreur; toutes les caractéristiques de la personnalité à la base de l'anorexie nerveuse sont celles-là même qu'on idéalise chez la super femme&amp;nbsp;: le perfectionnisme, rebaptisé aujourd'hui «&amp;nbsp;la recherche de l'excellence&amp;nbsp;»; la maîtrise de soi allant jusqu'à la négation de ses besoins physiques et de ses émotions; et enfin l'indépendance, poussée à une telle limite qu'elle confine à l'autosuffisance  -- avoir besoin de quelqu'un rend la nouvelle femme susceptible d'être accusée du deuxième péché le plus grave, la dépendance affective&amp;nbsp;! - 

(Le premier consiste évidemment à éprouver du plaisir à manger autre chose que du fromage cottage et des radis.)&lt;/blockquote&gt;
 
Danielle Bourque, À 10 kilos du bonheur&amp;nbsp;: L'obsession de la minceur, Ses causes, Ses effets. Comment s'en sortir. Éditions de l'homme.</description>
		<content:encoded><![CDATA[	<p>Merci lylia pour ton témoignage.</p>
	<p>On mésestime la souffrance et la stigmatisation que vivent à chaque instant ces personnes. Un Dom qui voudrait vraiment aider sa soumise à ce niveau, devrait lui apprendre à aimer son corps, à l&#8217;habiter, le dorloter,à cesser de le traiter en ennemi, de le violenter ou de le mépriser.</p>
	<p>Depuis le 19e siècle,le message qu’on adresse aux femmes demeure toujours le même : modifiez votre corps, rendez-le conforme aux règles esthétiques et vous serez aimées… Et nous y croyons.</p>
	<p>Lorsque je visite certaines salles de discussions ou forum,blogue, profil MSN je regarde les photos de présentation et je suis souvent consternée par les images qui représentent les participantes. Souvent, pour ne pas dire la plupart du temps, ce sont des photos de très jeunes filles au corps pubère. Ses photos sont adoptées pour le romantisme et &#8220;sensualité&#8221; qu&#8217;elles évoquent.Les Doms en font tout autant, lorsqu&#8217;ils nous font parvenir des photos BDSM comme les 12 positions de la soumise. Nous pouvons remarqué le romantisme de ces photos et la beauté presque pubère des mannequins.</p>
	<p>Si elle vivait de nos jours Marilyn Monroe, sex-symbol des années cinquante, se soumettrait sans doute à de sévères restrictions alimentaires. Mesurant près de 1,70 m ( 5pi 6 po) et pesant environ 58 kg (128 lb), elle n’était pourtant pas grosse.</p>
	<p><a href="http://cercleo.blogsome.com/go.php?http://www.edhomme.com/showAuthors.asp?CodeAuteur=BOUR1065">Danielle Bourque</a> décrit très bien le corps de la femme et son rejet par la société mais encore davantage par la femme elle-même.</p>
	<p>Dans Le corps pornographié, elle écrit :</p>
	<blockquote><p>Il serait naïf de croire que tout ce dégoût, ce «&nbsp;manque de respect socialement entretenu pour le corps féminin normal&nbsp;» n&#8217;a pas d&#8217;impact sur la perception qu&#8217;on les femmes de leur propre corps.</p>
	<p>Dans un cours sur l&#8217;image corporelle que je donnais à de jeunes adultes, je présentais des photographies de différents modèles féminins. Je demandais à mes étudiants et étudiantes de noter les qualités, les défauts, la personnalité globale qu&#8217;ils attribuaient à chaque modèle. Il y avait là les photographies d&#8217;un mannequin célèbre, d&#8217;une jeune fille à l&#8217;apparence à peine pubère, typique des goûts du photographe David Hamilton, d&#8217;une femme au corps plein, tirée d&#8217;une reproduction de Renoir, d&#8217;une culturiste et enfin d&#8217;un modèle de la revue Playboy.</p>
	<p>La présentation du modèle de Playboy provoqua de fortes réactions dans la classe. Les rires grivois et excités des jeunes hommes formaient la toile de fond, mais l&#8217;agressivité semblait être l&#8217;émotion dominante chez eux autant que chez les filles.</p>
	<p>Dans leurs descriptions, les garçons utilisaient des termes comme «agaçante, cochonne, exhibitionniste». les filles quant à elles submergées par des émotions qui les rendaient muettes et les poussaient à fuir ces images plutôt qu&#8217;à essayer de nommer leur bouleversement. Quant elles parvenaient enfin à parler, c&#8217;était pour exprimer une violente colère - Je la hais, je hais l&#8217;image - qui s&#8217;incarnait dans le corps représenté - Même si elle a un beau corps, je trouve ça laid. À partir de leurs réactions aux divers corps féminins présentés, je commençai à entrevoir sous un angle nouveau le dégoût manifesté par un grand nombre d&#8217;entre elles pour les caractéristiques féminines de leur corps&nbsp;: plusieurs d&#8217;entre elles. minuscules dans leurs jeans serrés, disaient notamment trouver leurs hanches beaucoup trop larges.</p>
	<p>Les filles réagissaient très positivement au modèle du corps à la Hamilton. Elles le disaient «&nbsp;beau, non suggestif, sensuel et non sexuel, l&#8217;air naïf&nbsp;». Cette opposition entre sensuel et sexuel paraissait fondamentale&nbsp;: être sensuel, c&#8217;était beau et bien alors qu&#8217;être sexuel semblait dégoûtant.</p>
	<p>Je réalisai alors que dans notre culture, la seule représentation d&#8217;un corps pourvu des attributs féminins se faisait à travers la pornographie. Bien que celle-ci ait été influencé par l&#8217;amincissement de la silhouette féminine, elle continue tout de même à présenter des femmes aux seins, à la taille et aux hanches bien marqués, surtout si on les compare aux mannequins des revues de mode.</p>
	<p>C&#8217;est donc par le biais de ce type de corps que dans notre culture on représente la sexualité. Or, en langage pornographique, «&nbsp;sexualité féminine&nbsp;» se traduit par «&nbsp;ne penser qu&#8217;à ça, être prête à n&#8217;importe quoi, l&#8217;avoir cherché&nbsp;», termes également utilisés par les agresseurs et les bien-pensants lorsqu&#8217;une femme se fait agresser sexuellement. À travers la pornographie, le corps féminin adulte devient ainsi associé à un comportement de soumission masochiste aux fantasmes sexuels les plus violents.</p>
	<p>Deux modèles s&#8217;opposent donc ici. Le modèle pré-pubère au long corps effilé peuple les revues de modes qui s&#8217;adressent aux adolescentes; ces dernières l&#8217;associent à la pureté, à la naïveté de l&#8217;enfance et elles lui comparent leur corps transformé par la puberté. </p>
	<p>Quant au modèle de la femme adulte, qu&#8217;on retrouve essentiellement dans les revues «&nbsp;pour hommes seulement&nbsp;», il transporte, toute la haine de la sexualité, tout le mépris des femmes de notre culture judéo-chrétienne&nbsp;: en effet la pornographie, loin d&#8217;exprimer une quelconque libération sexuelle, ne fait que répéter sous une autre forme le discours des Pères de l&#8217;église sur la femme, Ève provocatrice, démon tentateur par qui le péché arrive dans le monde.</p>
	<p>L&#8217;homme, à travers la pornographie &#8212; la seule «&nbsp;éducation sexuelle&nbsp;» que lui offre sa société hypocrite &#8211;, apprend ainsi à tranformer son désir en accusation&nbsp;: «&nbsp;C&#8217;est une cochonne, une salope&nbsp;»&#8230; et la litanie recommence, se terminant invariablement par «&nbsp;Elle l&#8217;a cherché, elle m&#8217;a provoqué&nbsp;».</p>
	<p>Les femmes associeront facilement le corps féminin au mépris puique nulle part ailleurs notre culture ne leur offre une représentation de la sexualité et du corps féminin pour faire contrepoids à ce que propose la pornographie. De ce fait le corps féminin adulte est le corps pornographique. Et quand l&#8217;adolescente, se regardant dans le miroir, voir apparaître l&#8217;élargissement normal du bassin déclenché par la puberté, elle reconnaît en elle la forme méprisée&nbsp;: son corps est celui d&#8217;une «&nbsp;cochonne&nbsp;» d&#8217;une «&nbsp;maudite salope&nbsp;»&#8230; </p>
	<p>Dès que la puberté dessine ses hanches, l&#8217;adolescente dit en avoir trop. Elle se regarde à travers le souvenir de son allure prépubère, reproduite à l&#8217;infini dans les magazines de mode où elle se cherche à corps perdu.</p>
	<p>Je revois la panique d,une de mes clientes de 15 ans. devant sa silhouette qui en un an avait pris une apparence féminine&nbsp;: elle essayait de contrôler cette croissance &#8212; qu&#8217;elle appelait engraisser &#8212; mais son organisme se défendait, elle avait faim. Elle devint ainsi une mangeuse compulsive et développa une aversion encore plus grande pour ce corps qui la trahissait de toute part&#8230;</p>
	<p>Comment se surprendre du grand nombre d&#8217;adolescentes malades de la maigreur&nbsp;? Plus la pornographie dévoile et exhibe, plus se développe en parallèle un corps maigre, non sensuel, la la nudité de l&#8217;os, le corps impénétrable, protégé contre l&#8217;agression pornographique, contre l&#8217;accusation de provocation.</p>
	<p>L&#8217;idéal de la super femme se confond étrangement avec cette identité anorexique. On y retrouve le lien entre la valeur de la personne et un corps dominé, sculpté grâce à l&#8217;hyperactivité physique et à la privation de nourriture.</p>
	<p>Mais le message actuel va beaucoup plus loin que la simple valorisation de la maigreur; toutes les caractéristiques de la personnalité à la base de l&#8217;anorexie nerveuse sont celles-là même qu&#8217;on idéalise chez la super femme&nbsp;: le perfectionnisme, rebaptisé aujourd&#8217;hui «&nbsp;la recherche de l&#8217;excellence&nbsp;»; la maîtrise de soi allant jusqu&#8217;à la négation de ses besoins physiques et de ses émotions; et enfin l&#8217;indépendance, poussée à une telle limite qu&#8217;elle confine à l&#8217;autosuffisance  &#8212; avoir besoin de quelqu&#8217;un rend la nouvelle femme susceptible d&#8217;être accusée du deuxième péché le plus grave, la dépendance affective&nbsp;! - </p>
	<p>(Le premier consiste évidemment à éprouver du plaisir à manger autre chose que du fromage cottage et des radis.)</p></blockquote>
	<p>Danielle Bourque, À 10 kilos du bonheur&nbsp;: L&#8217;obsession de la minceur, Ses causes, Ses effets. Comment s&#8217;en sortir. Éditions de l&#8217;homme.
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: lylia</title>
		<link>http://cercleo.blogsome.com/2007/07/03/si-la-grosse-se-donne-la-belle-se-vend/#comment-177</link>
		<pubDate>Wed, 04 Jul 2007 13:23:24 +0100</pubDate>
		<guid>http://cercleo.blogsome.com/2007/07/03/si-la-grosse-se-donne-la-belle-se-vend/#comment-177</guid>
					<description>Merci, Mlle liberté, et pour l'éloquence de votre propos et pour m'avoir fait connaître le livre de M. Bardolle que je vais m'empresser d'acheter et de lire.

Je n'avais jamais entendu parler des &quot;Maîtres Soigneurs&quot; mais pour avoir passé une vie entière à me battre contre les démons du surpoids qui bien trop longtemps m'ont fait mesurer ma valeur humaine en nombre de kilos, ce concept m'horrifie. Le poids pour une personne obèse ou en surpoids est un élément qui affecte tellement d'aspects de sa vie qu'il est impensable de vouloir apporter un changement radical à ce niveau par simple &quot;dévotion&quot; ou pire encore par désir de plaire à un autre ou de se valoriser à ses yeux par cet acte. Je ne doute pas que ce soit possible de perdre du poids à court terme avec une telle méthode mais les répercussions à long terme risquent d'être dévastatrices. Que se passera-t-il quand l'élément motivateur, en l'occurrence le &quot;Maître Soigneur&quot; ne sera plus dans le portrait? Et que dire de l'effet sur l'estime de soi pour la femme qui sent que sa seule valeur aux yeux de son Maître, pour qui elle ressent sans doute un fort lien de dévotion sinon d'affection, se mesure uniquement en nombre kilos qu'elle est, ou non, capable de perdre.

J'ai récemment perdu 80 lbs et j'espère en perdre encore 40 à 50 au cours de la prochaine année. Et même si j'ai accepté avec bonheur le soutien moral et pratique de mes proches et de mes amis, je leur ai également clairement indiqué que ce processus ne concernait que moi et que si j'étais prête à partager avec eux mes victoires et défaites, je n'accepterais aucune interférence de leur part. 

Lorsque j'ai rencontré celui avec qui je bâtis à présent une relation fondée sur la soumission et une affection mutuelle, je lui ai très rapidement expliqué la même chose. Mais, malgré le lien de confiance qui nous unit, le soutien inconditionnel qu'il m'a offert depuis le début et le soulagement que je ressens de pouvoir lui confier mes succès et mes inquiétudes par rapport à ce long et parfois pénible processus, je ne peux m'empêcher de ressentir une pointe d'inquiétude à l'occasion. Telle est la perversité de l'esprit humain qu'il peut transformer le paradis en enfer en un tour de neurones (pour paraphraser John Milton). 

Je ne peux, par exemple, m'empêcher de me demander si le désir manifeste qu'il ressent envers moi maintenant n'est en quelque sorte qu'un &quot;acompte&quot;, qu'un acte de bonne foi en attendant que j'arrive au poids et aux formes qu'il trouvera réellement désirables. Je m'inquiète aussi de savoir ce qu'il arriverait si je ne perdais plus du tout du poids. Je ne suis plus morbidement obèse et du point de vue médical, je pourrais me stabiliser à mon poids actuel sans trop d'inquiétudes. Du point de vue esthétique, c'est une autre histoire. Cette inquiétude s'est cristallisée le jour où je lui ai confié que si je réussissais à me rendre à une taille 12, je serais la femme la plus heureuse au monde. Ce à quoi il m'a répondu qu'il pensait que je devrais viser une taille 8. Je sais que par cette remarque innocente il voulait juste me montrer qu'il avait confiance en ma capacité d'atteindre mon objectif de perte de poids. Mais ma réaction immédiate et qui me hante depuis fut de me demander si je pourrais encore lui plaire si je ne me rendais pas à une taille 8 (ce qui dans mon esprit est aussi probable que de me promener un jour sur la Lune en bikini). La deuxième réaction ce fut de lui en vouloir de me faire sentir une pression indue pour atteindre un idéal féminin qui n’est pas le mien.

Tout ça pour dire que si je suis capable de me torturer ainsi malgré le soutien, le respect, l’affection et surtout le manque de jugement qui caractérisent notre relation, je n’ose imaginer les tourments psychologiques et les dommages infligés à l’estime de soi par une relation où la femme ressent une pression constante de perdre du poids car maintenant &quot;elle saura définitivement que si la relation ne fonctionne pas, c’est à cause de son poids et de son manque de volonté.&quot; Et j’ajouterais à l’intention de ces soi-disant &quot;Maîtres Soigneurs&quot; et de toutes les femmes qui un jour ont laissé une balance ou un miroir décider de leur valeur que certaines des personnes les plus fortes et les plus belles, autant intérieurement qu’extérieurement, que je connaisse sont des grosses et que je me considère chanceuse d’avoir pu les aimer et gagner leur affection et leur amitié.

lylia
Un Maître est celui qui amène mon safeword au bord de mes lèvres lorsqu'il me possède mais qui me prend tendrement dans ses bras juste avant que le cri fatidique ne s'échappe de ma gorge.
</description>
		<content:encoded><![CDATA[	<p>Merci, Mlle liberté, et pour l&#8217;éloquence de votre propos et pour m&#8217;avoir fait connaître le livre de M. Bardolle que je vais m&#8217;empresser d&#8217;acheter et de lire.</p>
	<p>Je n&#8217;avais jamais entendu parler des &#8220;Maîtres Soigneurs&#8221; mais pour avoir passé une vie entière à me battre contre les démons du surpoids qui bien trop longtemps m&#8217;ont fait mesurer ma valeur humaine en nombre de kilos, ce concept m&#8217;horrifie. Le poids pour une personne obèse ou en surpoids est un élément qui affecte tellement d&#8217;aspects de sa vie qu&#8217;il est impensable de vouloir apporter un changement radical à ce niveau par simple &#8220;dévotion&#8221; ou pire encore par désir de plaire à un autre ou de se valoriser à ses yeux par cet acte. Je ne doute pas que ce soit possible de perdre du poids à court terme avec une telle méthode mais les répercussions à long terme risquent d&#8217;être dévastatrices. Que se passera-t-il quand l&#8217;élément motivateur, en l&#8217;occurrence le &#8220;Maître Soigneur&#8221; ne sera plus dans le portrait? Et que dire de l&#8217;effet sur l&#8217;estime de soi pour la femme qui sent que sa seule valeur aux yeux de son Maître, pour qui elle ressent sans doute un fort lien de dévotion sinon d&#8217;affection, se mesure uniquement en nombre kilos qu&#8217;elle est, ou non, capable de perdre.</p>
	<p>J&#8217;ai récemment perdu 80 lbs et j&#8217;espère en perdre encore 40 à 50 au cours de la prochaine année. Et même si j&#8217;ai accepté avec bonheur le soutien moral et pratique de mes proches et de mes amis, je leur ai également clairement indiqué que ce processus ne concernait que moi et que si j&#8217;étais prête à partager avec eux mes victoires et défaites, je n&#8217;accepterais aucune interférence de leur part. </p>
	<p>Lorsque j&#8217;ai rencontré celui avec qui je bâtis à présent une relation fondée sur la soumission et une affection mutuelle, je lui ai très rapidement expliqué la même chose. Mais, malgré le lien de confiance qui nous unit, le soutien inconditionnel qu&#8217;il m&#8217;a offert depuis le début et le soulagement que je ressens de pouvoir lui confier mes succès et mes inquiétudes par rapport à ce long et parfois pénible processus, je ne peux m&#8217;empêcher de ressentir une pointe d&#8217;inquiétude à l&#8217;occasion. Telle est la perversité de l&#8217;esprit humain qu&#8217;il peut transformer le paradis en enfer en un tour de neurones (pour paraphraser John Milton). </p>
	<p>Je ne peux, par exemple, m&#8217;empêcher de me demander si le désir manifeste qu&#8217;il ressent envers moi maintenant n&#8217;est en quelque sorte qu&#8217;un &#8220;acompte&#8221;, qu&#8217;un acte de bonne foi en attendant que j&#8217;arrive au poids et aux formes qu&#8217;il trouvera réellement désirables. Je m&#8217;inquiète aussi de savoir ce qu&#8217;il arriverait si je ne perdais plus du tout du poids. Je ne suis plus morbidement obèse et du point de vue médical, je pourrais me stabiliser à mon poids actuel sans trop d&#8217;inquiétudes. Du point de vue esthétique, c&#8217;est une autre histoire. Cette inquiétude s&#8217;est cristallisée le jour où je lui ai confié que si je réussissais à me rendre à une taille 12, je serais la femme la plus heureuse au monde. Ce à quoi il m&#8217;a répondu qu&#8217;il pensait que je devrais viser une taille 8. Je sais que par cette remarque innocente il voulait juste me montrer qu&#8217;il avait confiance en ma capacité d&#8217;atteindre mon objectif de perte de poids. Mais ma réaction immédiate et qui me hante depuis fut de me demander si je pourrais encore lui plaire si je ne me rendais pas à une taille 8 (ce qui dans mon esprit est aussi probable que de me promener un jour sur la Lune en bikini). La deuxième réaction ce fut de lui en vouloir de me faire sentir une pression indue pour atteindre un idéal féminin qui n’est pas le mien.</p>
	<p>Tout ça pour dire que si je suis capable de me torturer ainsi malgré le soutien, le respect, l’affection et surtout le manque de jugement qui caractérisent notre relation, je n’ose imaginer les tourments psychologiques et les dommages infligés à l’estime de soi par une relation où la femme ressent une pression constante de perdre du poids car maintenant &#8220;elle saura définitivement que si la relation ne fonctionne pas, c’est à cause de son poids et de son manque de volonté.&#8221; Et j’ajouterais à l’intention de ces soi-disant &#8220;Maîtres Soigneurs&#8221; et de toutes les femmes qui un jour ont laissé une balance ou un miroir décider de leur valeur que certaines des personnes les plus fortes et les plus belles, autant intérieurement qu’extérieurement, que je connaisse sont des grosses et que je me considère chanceuse d’avoir pu les aimer et gagner leur affection et leur amitié.</p>
	<p>lylia<br />
Un Maître est celui qui amène mon safeword au bord de mes lèvres lorsqu&#8217;il me possède mais qui me prend tendrement dans ses bras juste avant que le cri fatidique ne s&#8217;échappe de ma gorge.
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