Apprendre le bdsm ? Comment apprend-on à faire du bdsm ?
- par la lecture de sites web de ressources orientés sexualité ou sexologie;
- par la lecture de sites web bdsm ou consacrés à une activité spécifique (par exemple, les jeux équestres, les jeux d’électricité);
- par la lecture de bouquins portant sur les échanges de pouvoirs érotiques ou l’une ou l’autre activité considérée coquine (ligotage, fouet);
- en regardant des vidéos de séances bdsm ou des films grand public où se déroule une activité perverse (The Secretary, Sade le film), voire un clin d’oeil (Bon cop bad cop…);
- en parcourant des galeries d’images;
- en lisant des histoires bdsm & fetish, voire des bd spécialisées bdsm;
- en fréquentant les bars et soirées thématiques;
- en passant une petite annonce dans un site de rencontres vanille ou coquine;
- en assistant à un atelier sur une activité donnée (comment apprendre à ligoter, comment manier le fouet)
D’autres pistes ?
Je (me) pose la question quand des gens me demandent comment faire pour s’initier au bdsm.
Je (me) pose la question quand je vois passer dans des forums un lien vers cercle O, et que l’interlocuteur répond : “ce site est bien sympa mais je cherche plus du côté des techniques…”
“Apprendre le bdsm, pfff ça s’apprend pas”, entend-on fréquemment. C’est comme la sexualité, c’est vrai. Ou le vélo. Il y a des choses qui ne s’apprennent pas. Pour le reste, il y a… Personne ne nous montre comment, mais on devrait tout savoir par nous-mêmes. Wishful thinking. “Voyons, pas besoin d’un livre pour savoir comment…”
Ah non ?
Je me rappelle la tête des bibliothécaires au centre culturel municipal, lorsque je remis les bouquins empruntés deux semaines auparavant. Un portait sur des recettes aphrodisiaques et un autre sur les jeux érotiques. Rien de bien compromettant. Mais ce n’était pas du Marie Laberge…
Je revois cet air suffisant de la dame qui me sert avec des sourires entendus à ses collègues, comme si elles voulaient dire “pfff, voir si on a besoin d’un livre pour apprendre ce genre de choses…”
Riez, riez, scélérates. À observer vos faces d’enterrement, je mettrais ma main au feu que vous ne répondez pas à vos desseins les plus intimes.

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