En parcourant un forum sexualité Doctissimo qui comporte un lien vers cercle O, je fus frappé par une contribution que je sors totalement de son contexte ici, car le restant du propos ne touche pas du tout à ce qui est relevé dans cette contribution.
On y lit ce qui suit :
“
Je m’en fiche royalement. je répondais une domina qui disait une chose terrible à propos des soumises.Nous avons peur parait-il de modifier notre apparence corporelle en n’assumant pas les coups. Mais toi sûrement es-tu une soumise qui accepte de sortir avec des bleus sur ton visage. C’est cette opinion qui m’intéresse. En tout cas, moi, je préfère garder mon visage intact. Mais je t’admire d’être ainsi soumise, accepter d’être défigurée par ton maitre ou tes maitres.”
On entend ça souvent de la bouche souris de tortionnaires mexicains dominants dans des salles de clavardage à saveur bdsm, voire dans des annonces, à l’effet que beaucoup de soumises n’assument pas les coups. Qu’elles sont obsédées par leur apparence. Qu’elles se prennent pour des bibelots de porcelaine.
Encore faudrait-il savoir pourquoi les coups en question. Dans quel but. À quel usage.
Parlant de coups, quand je demande dans un forum bdsm spécialisé si quelqu’un connaît les effets à long terme des jeux de douleur, eh bien à mon très grand étonnement (le suis-je vraiment ?), quatre mois après avoir posé la question, je n’ai toujours pas reçu de réponse précise, hormis des témoignages.
Quand on sait que la majorité des “adeptes” bdsm sont plus portés vers les jeux de douleur que d’autres choses…
À faire : parcourir les fils de discussions des forums bdsm portant sur l’incidence des jeux de douleur sur le corps.
Billets les plus lus



Obsédées par leur apparence, les soumises? Se prenant pour des bibelots en porcelaine, les soumises? Je dirais plutôt que ce sont les dominants, enfin un certain nombre d’entre eux, qui mettent une grande emphase sur l’apparence des soumises. Combien de textes écrits du point de vue des dominants, sans même compter les petites annonces, louangent l’importance d’une présentation physique parfaite et d’une apparence agréable et soignée comme étant des caractéristiques essentielles de la “bonne” soumise?
Et c’est encore des dominants qui hésitent parfois à y aller trop fort du fouet, voyant justement en la soumise agenouillée devant eux un petit être fragile et délicat. Je ne dis pas que c’est le cas pour toute la gente soumise, mais celles que je connais, moi la première, portent leurs bleus et autres marques de cravache comme un badge d’honeur et j’en ai vu souvent se montrer avec fierté les unes aux autres ces marques de la même façon dont certains hommes exhibent leurs cicatrices “de guerre”. Sans parler des longues minutes passées devant le miroir à admirer sensuellement et amoureusement ces petites marques de “salopinitude”.
Pour ce qui est du manque de réponse à votre question concernant les effets à long terme des jeux de douleur, c’est peut-être juste parce que l’information n’est pas disponible. Je sais que j’ai fait plusieurs recherches à ce sujet sans jamais trouver de réponses saitsfaisantes. Je ne suis pas allée jusqu’à poser la question à un médecin mais j’ai l’impression que la profession médicale ne serait pas nécessairement d’une grande aide non plus.
Comment par lylia — August 31, 2007 @ 4:15 pm
Je crois que la contribution citée mettait l’emphase moins sur l’apparence des soumises comme tel, que la “déception” éprouvée, par nombre de personnes dominantes, devant la réticence qu’ont nombre de personnes soumises à se faire donner des coups comme ça parce que…
Parce que quand on fait du bdsm, c’est “normal” tsé que la soumise reçoive des coups, entend-on fréquemment dans les couloirs. C’est pour la punir de ne pas faire comme il se doit, savez tout ce charabia sur la rédemption. “C’est pour son dressage”, “c’est pour son apprentissage de la soumission”, “c’est pour repousser ses limites”… savez ce genre de propos débilitant qui fait passer les pratiquants bdsm pour une bande de demeuré(e)s.
Comment par Valmont — August 31, 2007 @ 8:47 pm
Je pars du principe qu’une soumise a une vie de tous les jours, une vie qui ne se marie pas avec le bdsm.
Elle ne peux pas se permettre d’arriver avec des marques visibles a son travail. Elle ne peut pas arriver avec des marques visibles a un repas de famille.
Effectivement, assumer les marques dues a un rapport de domination/soumission dans le cadre d’une relation bdsm est une chose, les assumer hors de ce cadre en est une autre.
Je pense qu’il faut laisser chaque chose a sa place. Ce n’est pas un probleme lie au fait d’assumer ces marques, mais de les porter au grand jour qui est difficile.
Quand au commentaire de lylia, je la rejoins totalement. Quand je fesse ma soumise, elle prend du plaisir, j’en prends aussi, mais je prends soin de ne pas la blesser physiquement, de ne pas laisser de marques. Pourquoi ? C’est une excellente question. Car j’en prends soin… Mais c’est un point de vue totalement personnel et completement discutable !
Comment par Maitre Nico — September 1, 2007 @ 11:38 pm