Ce texte sur le subspace, dont on n’a pas trouvé de mot équivalent satisfaisant en français pour le moment, trouve sa source dans le défunt site de gwenda, un artisan important de la scène bdsm internet québécoise. Son texte s’inspire d’un texte en anglais intitulé Sub Space de Mistress Steel.
J’aimerais bien un jour connaître les sources utilisées par Steel qui lui permettent d’en arriver à ses assertions.
J’ai laissé le texte tel quel, sauf la correction de quelques coquillettes ici et là.
Dom : La personne dominante, maitre ou maitresse.
sub : La personne dominée, soumis ou soumise.
Le subspace est un état intensif physique et psychique atteint par la personne soumise pendant ses interactions avec son dominant.
Cette interaction va au delà des plaisirs physiques et psychologiques habituellement éprouvés. Pendant cet état, le sub expérimente une surdose chimique d’endorphines. La quantité d’endorphines secrétées intensifie la circulation sanguine généralement.
Le but de la plupart des subs est à la sensation protégée, voulue et contrôlée, de sorte qu’ils puissent tomber dans le subspace.
Le sub devient doux, affectueux et tendre, et très heureux. Cela prend habituellement du temps et de l’expérience pour que le sub puisse s’abandonner au dom et atteindre le subspace. Le point important pour atteindre le subspace est la confiance entre le dom et le sub.
Les sensations que les subs ressentent sont purement le plaisir, donc n’importe quelle douleur infligée (c.-à-d. des flagellations, des coups, l’électricité, etc.) est alors transféré à leur cerveau comme du plaisir.
C’est pour cette raison même que la confiance est primordiale.
Pendant cet état de subspace de différents niveaux, le sub peut ou ne peut pas pouvoir dire son veto ou même ne pouvoir articuler des mots. Le sub sera dans un état de transe, incapable de distinguer le danger.
La confiance est un ingrédient principal dans la réalisation du subspace, la communication entre le dom et le sub est importante et doit être précise. S’ils sont cependant incapables de communiquer, la confiance devient le facteur principal.
La méthode la plus souvent utilisée est celle du fouet progressif, pour permettre à l’endorphine de transformer la douleur en plaisir.
L’intensité des coups sera alors augmentée progressivement pour garder le seuil de plaisir. La progression des coups s’obtient par la diversité des instruments utilisés en partant de martinet doux à fort, battoir (paddle) doux à fort, pour terminer optionnellement avec une cravache ordinaire, une canne ou une cravache à fil.
Il y a quelques niveaux de base de subspace.
TOP SPACE
Le sub est en plein contrôle de lui-même et agit comme bon lui plait.
MARGINALLY DOWN SPACE
Cet espace se produit quand le dom dirige l’attention du sub.
Ceci peut se produire aussi délicatement qu’un regard, un contact léger, un petit bruit ou n’importe quelle combinaison de ces derniers. Le sub est en continuelle attention, souvent par le regard ou l’audition de la prochaine commande venant du dom.
Si l’interaction entre dom et sub est recherchée, il est préférable de rester dans cet espace.
Aux deux prochains niveaux de subspace, le sub est incapable de transmission, étourdi et incapable d’articuler le plus simple des mots.
BLONDE SPACE
Dans cet état, le Q.I. du sub tend à diminuer progressivement, mais revient à la normale à la fin de la séance. Il se sent devenir plus lent mentalement.
À ce moment le sub ne peut pas distinguer le danger, incapable d’utiliser un veto car il lui est devenu incompréhensible. Encore, une autre raison pour laquelle la confiance du dom est essentielle.
Le sub ne peut pas penser pour lui-même, incapable de décider s’il en a assez, s’il est temps d’arrêter. C’est dans cette situation que le dom devra utiliser son jugement.
PRIMAL SPACE
Parfois les doms et les subs pénètrent dans cet état ou le sub perd sa nature soumise. Tandis qu’à ce niveau, la volonté du sub tend à reprendre son comportement normal. La volonté du sub diminuant beaucoup sa nature docile, celui-ci devient primitif comme un animal, dangereux, puissant.
La parole ne vient plus par des mots compréhensibles mais par grognements comme des tonalités et des bruits. Le sub se connecte sur le langage primitif du corps, devenant un prédateur, se soumettant à peine. Si le sub sent la faiblesse, tout comme un félin en panique, il essaie de se libérer du dom. Dans cet état, il est préférable pour la sécurité du dom de ligoter le sub.
Les subs peuvent connaître un degré variable de ces niveaux tout en éprouvant le subspace, mais ils seront tous d’accord pour dire que c’est une sensation merveilleuse, de flotter et de se trouver dans un plaisir constant. Le subspace tend à intensifier les sens. En raison de ce plaisir, les subs seront à la recherche d’un état plus profond, suppliant souvent leurs doms de les envoyer plus loin.



Très intéressant cet article …
Je me suis déjà trouvée dans cet état de plaisir étrange lors de séances avec mon Maitre mais ceci ne se produit que lorsque je suis chaste depuis plusieurs jours et dans un état de désir extrême …
Cet état de plaisir ne peut être planifié car il faut avoir l’esprit tellement abandonné à son Maitre.
Comment par soumise sarah — July 27, 2009 @ 10:29 am