Je m’exprime en tant que soumise. Je suis davantage soumise psychologique que masochiste. Je suis bien consciente que cette soumission a un lien direct avec l’éducation que j’ai reçue.
En grandissant, je suis devenue plus subtile et plus rationnelle dans mon indépendance, dans mon besoin d’obéir.
Les soumises conservent leur besoin de dépendance longtemps après que soit révolue l’étape de leur développement où ce besoin est normal et sain. À l’insu des autres — pire, à notre insu —, nous portons en nous la dépendance comme une maladie qui nous immuniserait de la prise en charge, qui nous éviterait de nous prendre en charge. Elle nous accompagne depuis notre enfance cette dépendance et nous l’insérons dans notre vie professionnelle et dans ce “compromis” adéquat qu’est le mariage.
Les femmes, particulièrement les femmes soumises, sont des créatures qui ne vivent qu’en fonction de la relation à l’autre. Elles donnent et ont besoin de recevoir. On nous l’a seriné des années durant : c’est dans notre nature.
Photo : Suze Randall.
Dans le domaine de l’amour, il me faut être très vigilante dans le choix de mon compagnon. Je dois le choisir dans le but de me partager dans la joie, et non le choisir à cause de mon besoin compulsif et indiscriminé d’être aimée, désirée, approuvée, prise en charge.
C’est aussi ce même besoin qui me pousse à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour éviter les disputes, la désapprobation, les regards sévères, la colère de l’autre. C’est aussi le même besoin qui me cache le fait que tout le monde n’est pas gentil et digne de confiance dans la vie, si bien que je m’effondre dès que l’on est méchant ou hostile avec moi. C’est ce même besoin enfin qui me fait prendre la “seconde place” et endosser automatiquement les reproches. Là, je ne suis plus qu’à un pas du syndrome de la ” pauvre-petite-chose-que-je-suis”.
Je suis de ces femmes mues par la compulsion de me mettre derrière, finissant par endommager mes capacités. Dans une certaine mesure, je deviens ce que je me pousse à devenir moi-même : excessivement vulnérable.
Les séances BDSM me permettent de voir comment je contribue à ma faiblesse et à ma vulnérabilité, comment je nourris et défends ma dépendance profonde. Elles me permettent aussi, lentement et paradoxalement, à me sentir plus forte.
Durant les séances, j’affronte mes conflits intérieurs, je trouve mes propres solutions et je gagne de la liberté et de la force intérieure. Un phénomène remarquable se produit, mon énergie grandit — celle qui se perdait jusque là dans la “fuite d’énergie”—, quand je m’épuisais à refouler les aspects de ma personnalité que je trouvais inacceptables ou effrayants.
En séance, je n’ai plus besoin de défendre ou de protéger cette énergie. Elle devient alors disponible et positive. J’ai moins peur de moi-même. J’ai envie de jouer, je me sens pleinement vivante, plus libre que je ne l’ai jamais été d’exercer des choix, d’accepter ou de refuser en fonction des désirs de mon vrai moi. Je vis mon authenticité lors de ces séances, et ce sont toujours des moments très intenses. Je me sens si bien, si sûre de moi parce que je sais que je peux être moi-même, être aimée pour ce que je suis.
J’acquiers cette soumission, cette liberté intérieure. Paradoxalement lors de ces séances je dois renoncer à ma dépendance. Je dois agir, accepter, prendre des initiatives ne serait-ce que dans le fait de choisir. Enfin je suis libre d’aimer à ma façon parallèlement que j’apprends à m’aimer.
Photo : Allen Jones.
Je n’ai jamais trouvé cela dans une relation sexuelle dite “vanille”.
J’aurai toujours besoin des séances BDSM. Pour me connaître, comme je le décris plus haut. Pour le jeu, le plaisir, pour la possibilité de me dépasser dans mes fantaisies, pour le plaisir et le besoin de donner à l’autre.
Ma jouissance est aussi cérébrale que physique. Une relation sexuelle vanille me permet la jouissance physique, mais très peu la jouissance cérébrale.
Il y a plusieurs années maintenant, j’ai choisi le BDSM comme mode de vie, comme philosophie, comme un médium d’apprentissage. Je ne pourrais être très longtemps sans cette façon de vivre, de voir la vie. Sans cette façon d’aimer et d’être aimée. C’est un choix qui me rend pleinement heureuse et sereine.
Il y aura toujours danger de la vie routinière dans le couple, qu’il soit BDSM ou vanille. Il y aura toujours danger aussi de transformer le couple BDSM en couple vanille, avec les mêmes valeurs et façon d’agir, ses principes que nous avons toujours connus. J’ai fait le choix de fuir cette façon de vivre et de penser. À tous les jours cette vieille éducation revient. Je dois la dépasser, y prendre garde, car se serait la facilité et la fuite que d’agir en personne vanille.
Pour vivre de façon BDSM, cela demande une imagination débordante, une écoute de part et d’autre, une authenticité sans faille.
Vivre BDSM c’est se dépasser continuellement. Il est normal pour moi et pour mon compagnon de vivre des temps d’arrêt, mais ces temps d’arrêt sont là pour nous ressourcer, nous comprendre, écouter le cheminement de l’autre. Ces temps d’arrêt sont riches d’enseignements et emplis de BDSM cérébral. Le BDSM demeure toujours présent entre nous, que ce soit par des séances, des jeux, ou tout simplement dans notre façon de communiquer, d’aimer l’autre. Le BDSM est présent dans chaque demande, dans la façon de s’adresser à l’autre. Je ne parle pas ici spécifiquement de vouvoiement, mais dans la façon de prendre les décisions et d’agir.
Le BDSM pour moi ne se résume pas à la sexualité. Il est partout dans notre vie, la sexualité en est le cadeau.

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“C’est ce même besoin enfin qui me fait prendre la “seconde place” et endosser automatiquement les reproches. Là, je ne suis plus qu’à un pas du syndrome de la ” pauvre-petite-chose-que-je-suis”.”
En lisant cette phrase, je me rends bien compte que nous, les soumises sommes toutes si différentes. Je ne suis aucunement dépendante de cette soumission. Je suis soumise au niveau cérébrale aussi, la sexualité est un à côté.
Mais pour ma part, j’ai été éduquée par une mère féministe et qui passait son temps à nous dire, que nous n’étions pas là pour servir notre homme,que nous sommes à part égal l’un et l’autre. Oui, j’aime servir mon homme. Il me laisse prendre soin de lui, je vois à son bien être, oui j’ai besoin de me sentir utile cela me valorise mais,je ne me sens pas du tout inférieur à lui. Nous avons toutes nos définitions personnelles j’en conviens. Pour moi, c’est normal que d’être controlée soit une manière de me faire constater qu’il tient à moi.
Qu’il se préoccupe de ce qui se passe dans ma vie et je ne vois pas ce contrôle comme de la jalousie non plus.
Je me sens forte et en confiance sans le BDSM. Ce qu’il m’apporte c’est le besoin d,appartenance. Un homme vanille se fait une copine, il l’aime etc… Un dominant a une soumise, il en est fier, il en prend soin, ils ont besoin l’un de l’autre, ils doivent être en mesure d’apprendre de l’un comme de l’autre aussi.
Pour ma part, je suis aussi masochiste alors, je ne vois pas comment je pourrais dire à un vanille que j’aime le martinet par exemple
Il ya bien sur, des jeux softs mais je n,en veux plus. Mais d’abord et avant tout, pour moi le BDSM passe par le cerveau.
Votre article est intérèssant et merci de nous le faire partager.
Comment par Véronique — September 26, 2007 @ 6:45 pm
le bdsm est pour moi une façon d’etre et non une façon de vivre. Le jeu n’est que l’enveloppe et la réalité, le noyau.
Après chacun est libre de son choix (il faut l’espérer..) dans sa façon de vivre.. ce qu’il est vraiment , d’exprimer ses envies.
J’aime la soumission, l’abandon, le don de son esprit et de son corps.. me donner totalement à un moment que JE choisis . Je suis fière d’etre une femme indépendante, dominante et parfois si fragile, de pouvoir choisir le moment où je souhaite etre soumise ou pas.
Je me pose souvent des questions sur ces soumises qui vivent ce genre de relation à plein temps.. Auraient-elles oubliées de vivre pour elles?
N’y a t-il pas derrière tout ça un manque de confiance et affectif?
La servitude ne peut-etre qu’un jeu selon moi, et il y a des moments ou il faut etre sérieux, remettre les pieds sur terre… non?
Comment par Laurence — September 27, 2007 @ 7:33 am
Bonjour Véronique,
Je te remercie de ton commentaire et de ton appréciation.
Lorsque j’écris: “C’est ce même besoin enfin qui me fait prendre la “seconde place” et endosser automatiquement les reproches. Là, je ne suis plus qu’à un pas du syndrome de la ” pauvre-petite-chose-que-je-suis”.”
Je ne fais pas référence à ma soumission en tant que tel, mais à ma dépendance et mon besoin compulsif d’être aimée, désirée, prise en charge. Très souvent j’ai vu cette dépendance et besoin d’être aimée définit comme étant “soumission”, plusieurs diront ” Être soumise dans l’âme” alors que c’est totalement contraire. C’est très rassurant d’appartenir à quelqu’un et que cette personne nous exprime qu’il désire prendre soin de nous, qu’il s’occupera de tout et que nous devons nous en remettre à ses décisions.
Pour une personne dépendante comme moi, l’amour vise à l’oubli de soi en faveur de l’autre. D’ailleurs je reviendrai sur ce sujet avec un texte de Simone De Beauvoir ” L’Amoureuse”.
Je ne me sens aucunement inférieure à l’homme en général, ni vis-à-vis d’un Dominant, nous sommes plutôt complémentaire dans nos rôles et égalitaire dans nos droits.
Lorsque j’ai accepté ma personnalité dépendante, j’ai pu comprendre aussi la différence entre dépendance, besoins et Amour. J’ai appris à accepter que l’amour authentique devrait assumer ses manques, ses limites, accepter que l’amour n’est pas un salut de l’être et que la dépendance amoureuse même consenti, se vit dans la peur et la servilité.
C’est aussi à cause de cette dépendance que je me dois d’être vigilante dans mon choix de l’autre. Il ne doit pas me maintenir et me conforter dans ma dépendance mais m’amener à ma propre liberté, et çà très peu de personnes dominantes le comprennent. Le discours traditionnel BDSM exprime plutôt le contraire.
Comment par liberté{+} — September 27, 2007 @ 9:47 am
“Pour moi, c’est normal que d’être controlée soit une manière de me faire constater qu’il tient à moi,” écrit mlle Véronique.
Ça c’est drôle. J’ai remarqué depuis l’adolescence que beaucoup de femmes semblent considérer qu’un homme ne doit pas aimer une femme, qu’il ne tient pas assez à elle, quand il ne cherche pas à la contrôler, quand il n’est pas jaloux.
Comme si la volonté (et l’exercice) de contrôle et la jalousie étaient des marques d’amour.
Comment par Valmont — September 27, 2007 @ 11:54 am
Bonsoir,
Lecteur depuis plusieurs mois je ne résiste pas au texte de Liberté (désolé Valmont). Je dois reconnaitre que le beauté de la première photo n’y est pas pour rien.
@liberté : il est frappant de relire votre texte, notamment dans sa fin, en remplaçant BDSM par Amour; Faites l’exercice, faisons le tous.
Vous écrivez “Les femmes, particulièrement les femmes soumises, sont des créatures qui ne vivent qu’en fonction de la relation à l’autre. Elles donnent et ont besoin de recevoir. On nous l’a seriné des années durant : c’est dans notre nature.”
Ne pensez-vous pas que nous ne vivons tous que dans cette relation? Mais certain(e)s savent donner/recevoir pas d’autres.
J’ai eu le plaisir de vivre une fantastique aventure avec l’une des plus belles femmes jamais rencontrées, du genre à faire se retourner tout les hommes dnas la rue. Il s’est avéré qu’elle était totalement soumise, par nature.
La relation a pris fin de mon fait quand j’ai réussi à lui faire perdre un sentiment de culpabilité, historique, lié à son enfance, très complexe.
J’ai alors perdu une soumise et une relation physique d’une intensité rarissime, mais j’y ai gagné une Amie.
Je suis un Dominant naturel, mais depuis ce jour je crois être un peu plus un Homme, un vrai.
Cordialement,
T
PS : Valmont vos comprendrez donc que je vous rejint partiellement, dans votre dernier commentaire.
Comment par Theman — September 27, 2007 @ 2:10 pm
Bonjour Laurence,
Je te remercie de ton commentaire et j’apprécie beaucoup ton questionnement.
Tu écris: “Le BDSM est pour moi une façon d’être et non une façon de vivre.”
J’avoue que j’ai de la difficulté à comprendre la nuance, car pour moi ma façon d’être ne peut que se refléter sur ma façon de vivre.Est-ce que tu peux m,expliquer ce que tu entends par cet énoncé.
Tu écris aussi : “J’aime la soumission, l’abandon, le don de son esprit et de son corps.. me donner totalement à un moment que JE choisis . Je suis fière d’etre une femme indépendante, dominante et parfois si fragile, de pouvoir choisir le moment où je souhaite etre soumise ou pas.”
Est-ce dans tes moments de fragilité, que tu acceptes de te soumettre ? Ou peut-être le contraire dans tes moments de dominante et d’indépendance? Peut-être les deux?
Je vois la soumission comme une force et non une faiblesse de ma part.C’est dans ma soumission que j,acquiers ma force, que je la développe, que je l’apprivoise. J’aimerais connaître ta façon de le vivre et de comprendre le choix de ta soumission.
Tu demandes: N’y a t-il pas derrière tout ça un manque de confiance et affectif?
Lorsque j’ai débuté ma relation BDSM, effectivement il y avait un absence total de confiance en moi et un énorme besoin affectif, J’ai confondu dépendance affective et soumission, je dirais j’ai voulu confondre dépendance et soumission. Les discours BDSM traditionnels les confondent allègrement. Je me trouvais très chanceuse de trouver un endroit où enfin la dépendance était acceptée et valorisée. Cela me convenait très bien de le croire, jusqu’à ce que Maître me démontre que cela ne lui convenait pas du tout et qu’en fait je ne lui offrais nullement ma soumission, mais je lui offrais de prendre en charge ma dépendance, et il n’était nullement intéressé à prendre à charge une personne dépendante.Il était très loin d’être dupe.
Tu poses la question suivante: “….ces soumises qui vivent ce genre de relation à plein temps.. Auraient-elles oubliées de vivre pour elles? ”
Je crois que les soumises en général peu importe qu’elles vivent la relation à plein temps ou non, sont des personnes qui oublient de vivre pour elles. En tout cas, j’étais l’une d’elles. Je ne crois pas que cela soit fait par sentiment de générosité. Simplement que je ne croyais pas en ma valeur.
Beaucoup de femmes ( non soumise BDSMparlant) oublient de vivre pour elle. L’éducation reçue entre autre, la préparation pour son rôle de femme, de mère, d’épouse, l’amène à agir ainsi. Alors la femme qui se trouve soumise, franchit allègrement ce pas, s’oublier pour l’autre. La vision de l’Amour l’amène aussi à s’oublier. Comme j’écrivais à Véronique, je reviendrai avec un texte de Simone de Beauvoir sur l’Amoureuse et notre prédisposition à nous soumettre.
Effectivement, il faut revenir les pieds sur terre un jour ou l’autre et mieux vaut le plus tôt possible. Prendre conscience et admettre cette dépendance affective fut pour moi ma libération. Je peux maintenant faire la différence et cheminer pour atteindre une soumission saine et équilibrée. Je peux maintenant exprimé qui je suis et penser à moi, avant de penser à toute autre personne. Si j’apprends à m’aimer , je ne peux qu’aimer mieux les autres.
Comment par liberté{+} — September 27, 2007 @ 5:39 pm
Tu vois liberté, pour moi la soumission n,est pas relié au sentiment de m’oublier, au contraire, être soumise est un réel plaisir pour moi,cela fait parti de ma vie; je pense à moi en étant soumise parce que je m’épanouie dans cette soumission. Naturellement, je le fais aussi pour l’autre personne. Je n’ai jamais été dépendante affective non plus; Ma nature fait que ce plaisir de servir se retrouve dans ma vie avec mes amies, au travail, ma fille. Je suis faite ainsi, faire plaisir aux autres, non pas pour me sentir aimée d’avantage, je sais que je le suis mais bien, parce que cela m’apporte un sentiment très fort de rendre les gens autour de moi heureux.
Je peux dire que peut-être ce serait de retrouver dans cette soumission, le plaisir de me sentir utile envers les autres. Oui, j’aime m’abandonner durant une séance, m’en remettre à l’autre totalement, c’est certain aussi; Mais devoir appartenir et m’oublier complètement pour mon homme en tout temps, je ne le pourrais pas.
Comment par Véronique — September 27, 2007 @ 9:29 pm
“le bdsm est une façon d’etre et non pas une façon de vivre…” Parce que je pense avoir cet état d’esprit depuis très longtemps. Je ne peux pas dire que j’organisais ma façon de vivre à 15 ans, pourtant j’étais déjà dedans.
Le bdsm fait parti de moi mais je ne construis ma vie par rapport à ça, meme si je le recherche un peu partout , autour de moi chaque jour , j’arrive très bien à m’en passer et je n’oublie jamais qui je suis.
Liberté ,tu n’es pas soumise ce sont les autres qui te reflettent cette partie de toi et tu t’en arranges, non?
Mais si tu as trouvé le “bon Maitre”, c’est bien là le principal..
liberté :”Est-ce dans tes moments de fragilité, que tu acceptes de te soumettre ? Ou peut-être le contraire dans tes moments de dominante et d’indépendance? Peut-être les deux?”
Oui il y a un peu des deux.. mais je n’accepte pas de me donner lorsque je ne suis pas en forme, trop fragile, vulnérable… Je sais dire non!
Je n’ai pas fait le choix de ma soumission, c’est une partie de moi que j’assume complètement. J’aime aussi avoir plus rarement un homme(ou une femme) à mes pieds(mais je ne suis pas switch!). J’admets simplement que l’on puisse avoir toutes ces facettes, celà forme un tout.
Je jouis de tous ces plaisirs pleinement au moment présent, je les vis à 200% et le lendemain j’en sors pour etre une autre partie de moi, complètement indépendante.
un clin d’oeil à Theman , c’est une très belle preuve d’amour.. un vrai Homme avec toute sa sensibilité!
Comment par Laurence — September 28, 2007 @ 4:29 am
Laurence : la pratique du BDSM telle que je la conçoit, demande de la part de l’Homme (Dominant) une extrême sensibilité (et non sensiblerie). Percevoir le plaisir de sa partenaire, les changements de celui-ci, sans échanger de mots un exercice sublime et délicat. PS : trop de clin d’oeil ne nuit pas à la santé).
@Véronique : tout vanille qui aime sa femme serait sans doute ravi de l’entendre demander le fouet…pour peu qu’il soit un Homme (cf supra).
Le BDSM ne serait-il pas l’aboutissement de la sensibilté à l’autre?
Au plaisir de vous lire.
Comment par Theman — September 28, 2007 @ 5:07 am
Bonjour Monsieur Theman,
Je vous remercie pour vos commentaires et votre témoignage.
Comme vous avez si bien souligné, le BDSM est Amour et ouverture à L’autre, vers L’autre.
Pour moi, le Maître est comme Pygmalion, c’est-à-dire un homme qui utilise l’amour d’une femme, pour la former, non à l’image qu’il s’en fait, mais pour qu’elle devienne elle-même. C’est un amour très généreux.
Comment par liberté{+} — September 29, 2007 @ 10:04 am
Liberté,
Je ne saurai prétendre, à partir de mon expérience, disposer de la clé.
Mais il est vrai que le rôle d’un Maître me parait être de révéler la Soumise à elle-même. Et seul un ignare pourrait croire que toutes les soumises sont identiques…parcequ’elles sont soumises.
Cordialités
Comment par Theman — October 1, 2007 @ 8:32 am