Par Valmont le 31.10.2007 @ 3:30 pm

Saisir par le couSi vous maîtrisez suffisamment l’anglais et que votre horaire vous permet de souffler un peu, je vous invite à remplir ce questionnaire sur les jeux asphyxiophiliques, mieux connu sous le vocable ‘contrôle de la respiration’ à des fins érotiques, ou l’hypoxyphilie selon l’Association américaine de Psychiatrie.

La personne prépare sa dissertation pour son doctorat à l’Institute for Advanced Study of Human Sexuality. Beau sujet!

“As partial fulfillment of my dissertation requirements for a Ph.D. in Human Sexuality, I am studying attitudes and behaviors concerning erotic breath control. The purpose of this study is to gather information about attitudes and behaviors concerning erotic breath control.

You will be asked about your past and present breath control activities, if any, as well as your sexual history. This questionnaire is anonymous. You will not be asked for your name or individually identifying information.”

Photo : Ken Marcus via cercle O - l’album.

Par liberté{+} le 29.10.2007 @ 6:23 am

“Fidèle ou infidèle” est un interview de Paule Salomon dont la source se trouve sur le site http://1libertaire.free.fr.

Réel : A partir de quel moment les amants forment-ils un couple?

Paule Salomon : Dans son acceptation la plus courante, le mot amant implique un très fort désir sexuel et une relation intense qui mobilise le niveau hormonal, celui de la reproduction, de la séduction, du territoire, du “comment posséder l’autre”, “comment se rassurer par sa possession”, “comment entretenir le feu du désir, le sien et celui de l’autre pour soi.”

Le désir pose la question de la distance. On croit toujours que le désir est physique alors qu’il est sous-tendu aussi par beaucoup d’autres facteurs psychologiques, notamment l’admiration, la fascination de la différence que l’autre incarne. Par exemple je peux être séduite par le côté organisé, ponctuel, sécuritaire de l’autre alors même qu’il m’envie ma fantaisie, mon aspect bohème, artiste et désorganisé. Il y a là un programme d’échanges. Chacun s’efforce de ressentir comment l’autre fait pour être ce qu’il est, quel secret de vie se cache derrière son comportement et porte le projet souvent inconscient de s’enrichir, de se compléter dans cette alliance.

Réel : A quel moment ça va faire couple?

P. S. : Quand les amants s’installent, créent une structure plus permanente, ils s’institutionnalisent. La différence cesse d’être seulement attractive, elle fait le jeu de la complémentarité. Chacun se repose un peu sur l’autre. C’est là qu’il y a danger… car au lieu d’échanger, on risque alors de s’installer dans une différence qui devient peu à peu menaçante.

D’ailleurs nous nous quittons pour les mêmes raisons que celles qui nous ont poussés l’un vers l’autre : la différence de l’autre devient insupportable, comme une privation de liberté et d’espace pour évoluer. Et le désir s’évanouit.

Réel : Et pourrait-on être là, infidèle?

P. S. : Oui. On croit souvent qu’on est infidèle par manque d’amour, mais en fait on l’est pour retrouver un espace de croissance et de liberté. La conception du couple dans la culture actuelle est romantique, fusionnelle, comme telle elle implique un enfermement dans le deux et une exclusion du tiers.

Réel : Par peur?

P.S. : Par peur et par devoir. L’injonction sociale reste celle-ci “Dans la vie de couple, le désir doit être circonscrit sur une seule personne”.

Or la question se pose : Le désir peut-il s’entretenir dans l’exclusivité sexuelle ? N’y a-t-il pas une antinomie entre désir et fermeture ? N’y a-t-il pas dans l’essence du désir une nécessaire liberté de choix ? Le désir implique la distance, sauf chez un couple qui a évolué vers une attraction plus subtile, une relation d’âme. C’est alors un facteur de confiance qui se joue car éventuellement nous mutons au cours de notre existence et la notion d’amour s’ouvre alors vers quelque chose de plus intérieur, de moins clivé autour du sexe et du désir.

Réel : Comment être fidèle à l’autre, fidèle à soi et être libre?

P. S. : C’est une exigence très moderne. Dans le couple, aujourd’hui, il y a cette triple invitation : être fidèle à soi, à l’autre et à ses engagements.

Pour réaliser ce programme, chacun doit accepter un parcours d’évolution, une éclosion créative vers plus d’autonomie et moins de possessivité conflictuelle. Tout se passe comme si nous héritions d’un émotionnel archaïque qui ne connaît que la réactivité de la guerre des sexes.

Aimer s’apprend par un double mouvement d’acceptation de soi et de l’autre. Ma différence s’affirme, celle de l’autre aussi et pourtant nous nous comprenons toujours davantage. La relation d’alter ego suppose un dépassement de l’un et de l’autre. Seule la relation d’alter ego peut créer un espace de liberté dans l’amour.

Réel : Cette évolution fait-elle s’estomper la jalousie?

P. S. : Notre propre liberté est une conquête qui peut être assez facile, mais aimer la liberté de l’autre est quelque chose de plus difficile car elle signifie ne plus être jaloux. La jalousie est-elle une question de nature ou de culture ?

Serge Chaumier a introduit en sociologie la notion de couple fissionnel. Nous sommes tous les deux d’accord pour considérer la jalousie comme une question de culture. Par expérience, j’ai vu qu’une partie de moi-même reste toujours possessive, archaïquement possessive, essayant de se rassurer par son territoire. Mais une autre partie de moi évolue vers plus de liberté. En aimant ma propre liberté, je me suis rendu compte que le sentiment de jalousie n’était plus aussi violent. C’était comme si ma mâchoire intérieure se desserrait. Finalement, assez naturellement, la jalousie s’en est allée. Que l’autre puisse aimer, regarder ou même faire l’amour avec quelqu’un d’autre ne m’exclut pas nécessairement. La fidélité du cœur peut aller de pair avec un nomadisme sexuel.

Réel : Cette polyfidélité que vous proposez, est-ce une nouvelle culture?

P. S. : Effectivement. La polyfidélité suppose de pouvoir rester fidèle à plusieurs passions, amoureuses, artistiques ou autres. Elle est une ouverture sur l’amour non exclusif. Mais tout le monde n’est pas “polyfidèle”. Il y a des gens qui sont plus “mono” que “poly”. Certains hommes ont plus une structure de Tristan que de Don Juan. Tristan est l’homme d’une seule femme, Don Juan l’homme de plusieurs.

De même certaines femmes sont plus Eve que Lilith ou inversement, Eve incarnant la femme d’un homme et Lilith celle qui n’appartient à personne.

Nous sommes tous structurés mono ou poly selon les conditions de notre éducation et nous cherchons une marge de sécurité. Mais il nous faut en même temps une marge d’insécurité. La personne ” mono ” sera amenée à beaucoup plus dramatiser une infidélité que ne le fera la personne ” poly ” mais dans les deux cas c’est finalement l’amour de soi et l’autonomie qui garantiront le mieux une sécurité affective quoi que fasse l’autre.

C’est pour traduire cette complexité paradoxale que j’ai adopté ce titre “Bienheureuse infidélité” dans mon dernier livre. L’infidélité est une insécurité, et en même temps, une occasion de grandir. Beaucoup de personnes ont pu évoluer à travers leurs infidélités, et des couples ont mûri en traversant cette épreuve.

On peut même se demander parfois si les couples ne se créent pas des occasions d’infidélité pour se redonner des conditions d’éveil.”

Par la secrétaire de Monsieur le 28.10.2007 @ 5:26 am
Par la secrétaire de Monsieur le 27.10.2007 @ 5:24 am
Par Valmont le 26.10.2007 @ 7:25 am

“Pourquoi obéit-on ?” demande la journaliste à Jean-Pierre Friedman, Docteur en psychologie, psychanalyste, auteur de “Du pouvoir et des hommes”, Ed. Michalon (2002).

“Obéir à une loi, à une autorité, à un pouvoir, c’est adhérer à un groupe et trouver une sécurité, une identité et une valorisation. On a donc le plus souvent besoin d’un groupe solide, qui ne peut exister que par son leader et son autorité.”

Mais comme la dérive caractérielle de celui qui incarne le pouvoir est toujours possible, il faut donc des structures qui le contiennent. Le pouvoir est donc affaire d’équilibre, de répartition des forces et des tensions, de contrôles et de contre-pouvoirs. C’est une dynamique constante, que l’on retrouve dans tous les groupes, qu’ils s’appellent société, partis, associations, cellule familiale, entreprise…”

Le doc a omis de mentionner la relation bdsm :- )

Par Valmont le 25.10.2007 @ 11:49 am

Un souvenir bdsm impérissable.

Vous êtes dans une soirée bdsm publique dans un bar de la métropole. Vous êtes accompagné d’une grande femme à l’allure fière, dans la fin quarantaine, voix forte, sourire mutin, port altier, qui en impose avec son énergie : elle fait très madâââme. Le genre de femme devant laquelle 95 % des personnes se disant « dominantes » se mettraient à genoux au moindre claquement de doigts de sa part.

Soudain, vous dites à cette femme d’approcher, vous avez quelque chose à lui proposer gentiment. Elle s’exécute rapidement, frétillante bien qu’inquiète de la prochaine diablerie à laquelle elle s’attend à être conviée.

Eh oui, c’est une femme dans tout ce qu’il y a de plus soumise. Faire plier une madââame is so…

Vous la regardez avec votre plus beau sourire carnassier, prenant plaisir à débiter lentement ce que vous avez à lui dire. On jurerait qu’elle est déjà juchée sur un fil de fer tout au haut du chapiteau, sous les regards attentifs de la foule. Vous lui faites remarquer. Ses tempes rougissent déjà…

En la fixant droit au fond des iris, vous proposez à cette soumise de reculer au fond de la grande pièce dans laquelle vous vous trouvez. Ensuite, elle pourra revenir à quatre pattes très lentement vers vous, devant tous ces gens inconnus qui vaguent à diverses occupations. Elle qui possède deux adorables petits chiens, vous la faites hoqueter d’un rire horriblement gêné avec votre comparaison idiote. Car vous lui proposez en quelque sorte de parader dans un concours canin.

La soumise finit par obtempérer, se rend au fond du bar, se met à quatre pattes et s’avance vers vous, tel que prescrit. Une belle chienne fière et racée, qui obéit au doigt et à l’oeil, que demandez de plus? Durant toute la traversée de son désert, l’exercice la transit de honte, ses tempes ont pris depuis la teinte de la pivoine : elle veut passer sous le plancher.

Des gens jettent un oeil vers elle, ne comprenant pas trop ce qui se passe. D’autres s’affairent à manier le fouet, une masse de chair cagoulée sur une croix Saint-André ou des culs rebondis de rougeur. Certaines personnes se permettent même d’approcher de la chienne, mais vous ne bougez pas. Étant à l’extérieur de son aire, ces personnes ne mettent aucunement en péril son intégrité, d’autant que leur mouvement donne la chienne… à la chienne. Cet effet n’est pas négligeable dans son plaisir.

Parmi les gens, vous remarquez soudainement qu’une femme examine la scène avec intérêt. Il n’y a pas de doute, elle prend plaisir à ce qu’elle voit. Ça se voit dans son oeil pétillant. Elle jette un regard circulaire sur la salle comme si elle cherchait quelque chose. Elle finit par croiser votre regard. Elle vient de comprendre. Elle vous offre son plus beau sourire en guise de remerciement et se retourne pour voir la soumise terminer son parcours.

La soumise? Quelle soumise? Ah ouiiii, la soumise!

Elle est maintenant à vos pieds ladite soumise. Vous la remerciez d’avoir réussi ce petit exercice simple. Et sans crier gare, vous lui demandez d’ouvrir davantage les jambes, car vous souhaitez vérifier le degré d’humidité de son sexe… à moins de demander à un voisin tout près de le faire pour vous… ou même à une voisine…

Là, vous n’avez plus aucun doute : avec cette soumise, vous pourriez vous lancer dans la construction d’une usine de cyprine.