Dans son livre Le complexe de Cendrillon, Colette Dowling écrit :
“ La dépendance personnelle — psychologique —, le besoin profond d’être prise en charge par les autres (entendre le prince charmant) est la principale force qui immobilise les femmes aujourd’hui. C’est ce que j’appelle le complexe de cendrillon, soit tout un réseau d’attitudes et de peurs largement refoulées qui maintient les femmes dans une sorte de pénombre et les empêche d’utiliser pleinement leur intelligence et leur créativité.
Comme Cendrillon, les femmes attendent encore aujourd’hui qu’un élément extérieur transforme leur vie.
Le désir d’être sauvée
Le fil de mes pensées s’interrompt brusquement et je sais : je suis toujours seule. Elle est apparue soudain, sans préparation aucune, cette vérité que je m’appliquais tant à fuir : je hais la solitude. Je voudrais être un kangourou, vivre à l’intérieur de la peau de quelqu’un d’autre. Plus que d’air, d’énergie, et même de vie, j’ai besoin d’être à l’abri, au chaud, je veux qu’on me prenne en charge. Et je découvre avec stupéfaction que cela n’a rien de nouveau. C’était là, cela fait partie de moi. Depuis longtemps.
Depuis cette journée, j’ai appris qu’il y a d’autres femmes comme moi, que nous sommes des milliers et des milliers à avoir grandi d’une certaine façon et à nous être retrouvées incapables d’affronter la réalité de l’âge adulte, à savoir que nous sommes seules responsables de nous-mêmes. Et si nous le reconnaissons pour la forme, au fond nous ne l’acceptons pas. Tout dans l’éducation que nous avons reçue nous a dit que nous ferions partie de quelqu’un d’autre, que nous serions protégées, entretenues, maintenues à flot par la félicité conjugale jusqu’au jour de notre mort.
Et bien sûr, l’une après l’autre et chacune à notre manière, nous avons découvert qu’on nous avait menti. Mais il a fallu arriver aux années soixante-dix pour que s’amorce notre virage culturel et qu’on prête attention aux femmes, qu’on réfléchisse à leur identité profonde, qu’on les traite autrement que par le passé. On attendait plusieurs choses de nous. on nous disait soudain que nos vieux rêves de petites filles étaient fades et déshonorants et qu’il y avait mieux à désirer : l’argent, le pouvoir et, condition insaisissable entre toutes, la liberté. La capacité de choisir ce que nous allions faire de nos vies, ce que nous penserions, ce que nous jugerions importants. La liberté est préférable à la sécurité, nous disait-on; la sécurité paralyse.
Mais, nous nous en aperçûmes vite, la liberté fait peur. Elle nous offre un champ de possibilités pour lesquelles nous ne sommes pas toujours armées : la promotion, la responsabilité, l’occasion de voyager seules, sans homme qui nous fraie le chemin, la chance de nous faire des amis personnels. De nombreuses perspectives s’ouvrirent très rapidement aux femmes, mais cette liberté s’accompagnait de nouvelles exigences : nous devions devenir adultes et cesser de nous abriter derrière la protection de quelqu’un que nous avions résolu d’estimer « plus costaud » , nous devions commencer à prendre des décisions fondés sur nos propres valeurs, et non plus sur celles de nos maris, de nos parents, ou de quelque professeur.
La liberté exige que nous devenions vraies, fidèles à nous-mêmes. Et c’est là, que soudain tout se complique; lorsque nous renonçons à ne plus être que la bonne épouse, la bonne fille ou l’élève « accomplie ». Il est évident qu’en nous détachant de ces modèles imposés pour nous affirmer seules, nous constatons que les valeurs que nous croyions nôtres ne le sont pas. Elles appartiennent à d’autres — aux personnes marquantes d’un passé tout aussi indélibile et qui englobe tout. L’heure de vérité sonne enfin : « Je n’ai pas vraiment de convictions personnelles. Je ne sais pas vraiment ce que je crois. »
Cette prise de conscience peut être particulièrement éprouvante. Tout ce qui nous paraissait naguère si sûr semble s’ébouler, comme à la suite d’un glissement de terrain, et nous nous retrouvons doutant de tout et terrifiées. La disparition vertigineuse de structures anciennes et dépassées — ces convictions auxquelles nous ne croyons plus —, peut signifier le début de la vraie liberté. Mais le fait qu’elle soit terrifiante peut aussi nous faire battre précipitamment en retraite vers ce qui est sûr, familier, connu.
Pourquoi, alors que nous avons la possibilité d’aller de l’avant, préférons-nous en général tourner les talons ? Parce que les femmes ne sont pas habituées à affronter leur peur et à passer outre. On nous a encouragées à éviter tout ce qui nous effraie, on nous a appris, depuis la petite enfance, à ne faire que ce qui nous procure un sentiment de bien-être et de sécurité.
On ne nous a pas préparées à la liberté; on nous a préparées à son inverse, à la dépendance.
Le conflit s’amorce dès l’enfance, dans cette période où nous étions en sécurité, où l’on s’occupait de tout pour nous et où nous pouvions compter sur papa et maman à chaque fois que nous avions besoin d’eux. Nos nuits ignoraient les cauchemars, les insomnies ou la litanie envahissante et obsédante de ce que nous avions raté ou aurions pu mieux réussir ce jour-là.
Nos nuits, c’était d’être dans nos lits à écouter le bruit du vent dans les arbres jusqu’à ce que vienne le sommeil. Il existe, comme je l’ai appris, un rapport entre notre besoin féminin de tâches domestiques et ces rêveries lénifiantes à propos de l’enfance, qui semblent se situer juste au-dessous de la surface du conscient.
Ce rapport est lié à la dépendance, au besoin de s’appuyer sur quelqu’un - de retrouver l’enfance, d’être nourrie, prise en charge, protégée. Ces besoins de dépendance persistent en nous à l’âge adulte et réclament leur satisfaction au même titre que notre besoin d’indépendance. Jusqu’à un certain point, ils sont parfaitement normaux, chez les hommes comme chez les femmes. Mais chez celles-ci, on encourage dès l’enfance un besoin de dépendance malsain. Pour peu qu’elle s’analyse, n’importe quelle femme sait qu’elle n’a jamais appris à accepter l’idée de se prendre en charge, de se défendre, de s’affirmer. Elle peut, au mieux, avoir joué le jeu de l’indépendance tout en enviant intérieurement les garçons (et plus tard les hommes) pour leur propre indépendance apparamment si naturelle.
Ce n’est pas la nature qui confère aux hommes cette autonomie : c’est leur éducation. Ils apprennent à être indépendants à partir du jour de leur naissance. Et tout aussi systématiquement, les femmes apprennent qu’elles sont hors de la course, qu’un jour, d’une façon ou d’une autre, quelqu’un viendra les sauver. C’est le conte de fées, le message de vie que nous avons en quelque sorte absorbé en même temps que le lait maternel. Nous pouvons aller voir un peu ce qui se passe ailleurs, nous irons à l’université, nous travaillerons, nous voyagerons, peut-être même gagnerons-nous confortablement notre vie, mais sous tout cela subsiste le sentiment que ces expériences ont quelque chose de limité dans le temps. Il nous suffit de tenir bon, de poursuivre le conte de notre enfance, et un jour quelqu’un viendra nous sauver de l’anxiété indissociable d’une vie authentique. (Le garçon, lui, apprend qu’il ne peut compter que sur lui-même.)
Comme Simone de Beauvoir l’observait pertinemment il y a plus d’un demi-siècle, les femmes acceptent leur soumission pour éviter la tension qui naît d’une vie authentique. Parce que bichonner ses plates-bandes, faire sa liste de course et être une bonne « partenaire » — entretenue —, crée moins d’anxiété que le fait d’être lâchée dans le monde adulte et d’avoir à se débrouiller seule. ”
Photo : jesF.

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Ce que me parait mettre en exergue cet ouvrage, sous le nom de besoin d’être rasssurée pour les femmes, et d’indépendance naturelle pour les hommes, n’est-il pas lié à une différence fondamentale, ancestrale entre les deux sexes : la Femme conçoit, l’Homme ensemence.
Cette différence de rôles, qui date de la nuit des temps et correspond à notre biologie, peut expliquer cette angoisse profonde de la Femme. Elle n’a pas pur vocation de séduire, puis de passer au suivant.
Elle doit séduire pour que l’Homme reste suffisament auprès d’elle, en tout cas jusqu’à ce qu’elle procrée. Et une fois l’enfant né, son rôle est de le protéger lui, pas de protéger l’Homme ou de se protéger. Mais elle doit aussi tout faire que pour l’Homme reste pour les protéger, elle et l’enfant. L’Homme lui passe de femme en femme, pour semer le plus possible avant qu’un mammouth n’abrège d’un coup de patte.
Traduit à l’époque moderne, la femme cherche ce prince charmant, qu’elle séduira, qui la fécondera et …qui restera pour les protéger. L’Homme est tiraillé entre cette mission de protection d’UNE Femme et ce besoin ancestral de semer le plus possible avant sa mort…
Notre époque a donné les moyens a la Femme d’être indépendante sur un plan matériel, mais je crains que l’on essaye de lui faire croire qu’elle est indépendante tout court (de même que l’Homme sans la Femme n’est rien!).
Les rapports Dominant et Soumise sont probablement la manifestation moderne de ces phénomènes naturels ancestraux .
Comment par Theman — October 8, 2007 @ 2:32 pm
L’auteure de ce billet connaissait déjà mon sentiment sur ce texte avant même sa publication. Je ne rajouterai donc rien à ce que je lui ai déjà souligné lors d’une conversation.
Comment par Valmont — October 8, 2007 @ 3:00 pm
Bon je me ravise déjà… Comme dominant, c’est un des points les plus importants dans ma recherche d’une soumise : à savoir si elle cherche à ce que je la prenne en charge. C’est l’une des manipulations auquelle je faisais référence il y a quelque temps, mlle lylia.
Ces personnes soumises qui aimeraient que je les prenne en charge (on ne nommera pas de nom, mais elles constituent la majorité, du moins dans celles que j’ai croisées depuis que je m’adonne au bdsm), prennent très mal mon désintérêt devant ce type de soumission. C’est pour moi une très mauvaise raison de s’adonner aux échanges de pouvoirs érotiques que de chercher à se faire prendre ern charge.
Comme si ce type de soumise ne comprenait pas que je ne cherche pas un paillaisson sur lequel m’essuyer les pieds, ni une pute à bon marché, ni une servante destinée à faire à mes quatre volontés, mais bien une femme à mon égal et ce, malgré ses discours empreints d’égalité, de respect et patata.
Comment par Valmont — October 8, 2007 @ 3:25 pm
M. Valmont, qu’entendez-vous donc par “prendre en charge”?
La plupart des femmes que je fréquente - principalement des femmes fin 20aine, début 30aine, qui réussissent bien professionnellement et sont habituées à faire leur vie comme elles l’entendent sans le soutien émotif ou financier d’un homme - sont soudainement confrontées à un dilemme énorme lorsqu’un amoureux s’insère dans leur vie bien rangée. Comment conserver leur indépendance qu’elles ont si soigneusement bâtie et à laquelle elles s’accrochent souvent comme à un badge d’honneur, tout en s’ouvrant émotionnellement à un autre avec tous les risques de vulnérabilité que cela implique. J’ai vu des femmes - et j’en fais partie - parfaitement en contrôle de leur personne devenir complètement désemparées à l’idée qu’on puisse les prendre pour des “dépendantes affectives”. J’ai vu des femmes saboter, consciemment ou non, une relation bourgeonnante de peur qu’en s’ouvrant à l’autre, elles y perdent leur précieuse liberté.
Je ne veux pas faire des affirmations gratuites, mais je crois que la plupart des femmes de ma génération ont grandi sous l’influence de deux trains de pensée: celui du féminisme, qui prône l’indépendance des femmes à tout prix et dans tous les aspects de leur vie, et celui plus traditionnaliste selon lequel le but final de la vie d’une femme est de trouver celui qui s’occupera d’elle jusqu’à la fin de ses jours. Balotées entre ces deux philosophies, il n’est pas étonnant que de nombre d’entre elles y perdent leurs répères et tombent dans une ou l’autre des extrêmes.
Est-ce que les femmes qui ont un penchant pour la soumission sexuelle sont plus à risque de vouloir s’accrocher à leur partenaire comme à un prince charmant, un sauveur, une figure paternelle toute puissante? Je trouve que ce serait là une simplification trop… simpliste! Pour certaines c’est en fait le contraire qui peut arriver. Habituées à voler de leurs propres ailes, elles auront peut-être de la difficulté à concilier leur besoin d’indépendance absolue avec celui de se soumettre sexuellement. Et même si elles acceptent la soumission sexuelle, elles auront peut-être tendance à affirmer encore plus fort leur indépendance dans les autres aspects de leur relation, de peur justement qu’on ne les prenne pour un paillasson, une pute à bon marché ou une servante.
Bien humblement,
lylia
Comment par lili — October 8, 2007 @ 9:16 pm
Je souscris entièrement au commentaire de Theman.
Comment par Alicine — October 9, 2007 @ 2:23 am
sur son cheval fatigué et avec son vieux pourpoint. le prince charmant même s’il n’est qu’illusion survit parce qu’il représente un “idéal”.
Que la femme soit independante ou non financièrement, qui voudrait se couper d’idéaux ?
Même si maintenant le prince lutte face a la dure réalité. Il n’est plus seul , il y a d’autres princes et ils se succèdent.
De plus qui dit prince sous entend ce qui va avec : richesse, culture, force ,droiture,perfection même dans l’humour etc etc…
A ce niveau la, avec tout ou parti de ces qualités , le prince aussi ne se berce pas d’illusion. la cendrillon ne l’a pas attendu vierge, les yeux fermés sur un autel. Elle a multiplié les essais même avec son souhait de ce reposer sur une seule personne affectivement (sexuellement?? pas sure puisque sur le “marché” il y a plusieurs princes au risque de detruire une relation bourgeonnante).
Ceci tout en gardant un brin de liberté et un semblant d’indépendance.
Si le rapport de domination/soumission ressemble a une lutte ancestrale. Il ne me semble pas qu’elle soit un phénomene moderne mais juste une continuité.
Apres tout la position du prince charmant est celle de l’epoque, donc droit de répudier,d’aller voir ailleurs, de cogner, allant jusqu’a tuer la dame….etc etc les moeurses anciennes qui se retrouvent dans la societe actuelle (mais aussi dans toute les époques puisque le mythe a ete “con-sacré”).
Le prince vivait une vie comparativement a la cendrillon qui attendait, c’est deja le trait de la domination masculine (qui est culturelle, religieuse,physique). Outre le fait qu’elle ne se prends pas ou peu en charge (donc peu ou pas d’epanouissement personnel), elle est deja sous allégeance comme n’importe quel rapport d/s.
Ce que fait le bdsm c’est justement d’accentué ce mythe.
L’homme a assit sa domination très tôt et il ne fait que la décliné sous plusieurs forme, en acceptant des concessions pour éviter “la révolution”.
L’attente de l’homme à la femme et/ou à l’homme est somme tout une interprétation du mythe et semble plus intéressant a étudié. Apres tout il y a un bon nombre de soumis qui recherche des dominaes et/ou des dominants.
Comment par duc_leto2 — October 9, 2007 @ 6:16 am
Lylia, je suis en phase avec vous. Un Maitre qui aurait la chance d’avoir pour soumise la femme que vous décrivez, devrait la perdre à la seconde où il la considérerait comme son inférieure. Il me semble que dans la relation D/S il ne saurait y avoir de jugement de valeur. Cette relation en peut se développer que dans une confiance mutuelle absolue.
Quant à l’indépendance matérielle, et la nécessaire dépendance relationnelle, mutuelle mais historiquement décalée (cf commentaire plus haut), elles sont difficiles à assumer si l’on les confond.
@Alicine : merci. D’autant que l’on confond souvent rôle différent et valeur différente, ce qui est une grosse erreur. Très beau site…bravo.
Comment par Theman — October 9, 2007 @ 6:59 am
Mlle lylia, je vous invite cordialement à modifier votre identité dans votre profil, de façon à remplacer lili par lylia ou toute autre “collared nickname”… ce que je ne peux faire de mon côté sans modifier votre mot de passe.. ce que je n’oserais évidemment tenter sans votre consentement :- )
Comment par Valmont — October 9, 2007 @ 3:31 pm
J’entends par “prise en charge”, qui est un terrible anglicisme, si je ne m’abuse, non pas la dimension matérielle, professionnelle et monétaire (ce serait bien le bouquet), mais bien ce type de soumission passive et dépendante si répandue dans la Perverse City, où la soumise se dissout dans son Élu, ne vit plus que par Lui, et fuck ses besoins et se désirs à elle.
Ce qui rejoint enb quelque sorte la question de Laurence : “Auraient-elles oubliées de vivre pour elles” ces nanas?
(Et non, I’m not quite a service dom…)
Comment par Valmont — October 9, 2007 @ 3:43 pm
Ce qui m’horripile aussi c’est, justement de constater combien nombres de soumises cherchent en effet qu’ont les prennent en charge!
Et ce sont celles-là, qui en ressortent meurtries et défaites de ces soi-disantes relations BDSM; Une femme quelle soit soumise ou non, est égale à l’homme et non pas inférieur, mais, il ya des doms qui sont là, à chercher ses femmes soumises dépendantes et qui se fondent en l’autre. Réveillez-vous, mesdames, vous lui faites don de votre soumission, non pas de votre statut pour devenir sa femme de ménage etc…
Vous êtes censées être complice tout les 2 à part égale et entière.
Je ne laisserai jamais, quel que soit la personne, me prendre mon identité. Je suis assez grande pour penser par moi-même et me prendre en charge toute seule. Lorsque l’on parle d’encadrement dans l’échange des pouvoirs érotiques cela n’implique pas qu’on ne doit plus être en contrôle de sa vie! Au contraire, il faut s’avoir s’affirmer même étant soumise.
L’équilibre n,est pas justement là, la femme de caractère le jour et celle qui s’abandonne le soir, l’espace du moment?
Comment par Véronique — October 9, 2007 @ 8:30 pm
Femme de jour, femme de nuit..
Comment par Valmont — October 9, 2007 @ 9:01 pm
Entièrement en accord avec vous M. Valmont!
Tout celà s’applique aux hommes aussi!.. quand je me mets en position de dominante, je n’accepte pas que le “soumis” soit déjà une lopette, soumis avant que je ne le lui demande, dépourvu de toute personnalité, m’appelant Madame ou Maitresse sans avoir échangé le moindre mot, un enfant en quete d’affection..je ne supporte pas!
J’aime avoir un partenaire en face de moi, un Homme avec qui je peux TOUT échanger..
Idem pour moi quand je suis “soumise”, je ne confonds pas Maitre et refuge, je n’oublie pas que celà est un “jeu” et je ne veux surtout pas etre prise pour une petite fille ou une poupée barbie, passive et dépendante…
J’ai l’impression d’etre un peu seulE à penser comme ça parfois…
comme le dit liberté : mais c’est le plus COURANT en tout cas ceux rencontrer dans les salles de clavardages entres autres
Comment par Laurence — October 10, 2007 @ 5:40 am
Je saisi mal le lien que vous faites, mlle lylia, entre le syndrôme décrit (décrié) par liberté{+} dans son billet et la dépendance affective. Pour moi, ce sont deux choses complètement distinctes, bien que les deux phénomènes peuvent sans doute coexister chez une même personne.
Dans mon livre à mouah, je peux me tromper soit dit en passant, une personne souffrant de dépendance affective est une personne n’étant pas capable de se passer de la présence de l’autre dans sa vie amoureuse, intime, de couple. Cette personne a toujours besoin d’un chum / d’une copine / d’un amant / d’une femme dans sa vie. Jamais capable de vivre seule-e, toujours ce besoin étonnant de vivre en couple, dut-il offrir des conditions de vie exécrables ce couple, c’est pas grave : “je peux pas vivre seul-e” pourrait être le leitmotiv de ces personnes. Jamais capable d’affronter leur solitude, on dirait. Ou est-ce la peur du silence?
Est-ce une question d’ordre physiologique, psychologique, de statut social, les pressions économiques, le besoin d’un miroir? Fouillez-moi.
Selon ce que je constate au fil du temps, ce phénomène semble toucher autant les hommes que les femmes. Ce qui est loin d’être le cas avec le syndrôme de Cendrillon.
Comment par Valmont — October 11, 2007 @ 2:42 am