Le blogue cercle O est la création de Valmont, un homme de 44 ans de la région de Montréal, qui porte ce pseudonyme dans la Toile depuis 1996.
Je m’intéresse aux échanges de pouvoir érotiques depuis plus de dix ans, bien que je m’adonnais à certaines pratiques alors que je n’en connaissais ni le nom ni les principes depuis la fin de l’adolescence.
Journaliste dans une vie antérieure, oeuvrant dans le marketing et les communications, je guide les pas de mademoiselle inukshuk par l’entremise du blogue Les Miroirs des âmes depuis le printemps 2006.
Pour ceux et celles qui se posent la question, je suis la même personne qui avait mis sur pied le site www.cercleo.com en 2001. Le site cercle O renaît donc de ses cendres sous un format différent.
Pour en savoir davantage sur l’auteur de ces lignes, outre la lecture de ce blogue, je vous invite à parcourir mon profil Facebook, celui de FetLife, ou encore celui de Collarme.
Je suis également l’auteur de quelques ressources bdsm dans le web, dont ce carnet d’adresses Delicious contenant plus de 700 sites en rapport avec les échanges de pouvoirs, une page Facebook consacrée à Pauline Réage de même que le site web, Autour d’O, et une galerie de photos bdsm fort appréciées dans Flickr.
Au plaisir de vous lire.
Photo : John Malkovich en vicomte de Valmont et Uma Thurman en mademoiselle de Volanges dans le film The Dangerous Liaisons de Stephen Frears, une adaptation du roman Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos.
Traitement photo : phebee ~ janv 2001.
Lui imposer la chasteté est l’une de mes activités préférées dans l’échange de pouvoirs.
La chasteté? J’aime bien cette définition trouvée dans le site de… Chasteté-Québec :
“La chasteté, c’est la capacité de maîtriser son énergie sexuelle afin de l’exprimer de la bonne manière, au bon moment.”
Tous les éléments sont là.
Avec cette activité, je cherche à maîtriser l’énergie sexuelle de la soumise, comme le barrage le fait avec la rivière sauvage. Maîtriser cette énergie, c’est d’abord d’en refuser l’expression, sans artifices, sans attirail. Par la seule volonté.
Mais ça ne s’arrête pas là.
Il devient franchement amusant de la stimuler au possible cette énergie, d’en créer de la nouvelle, par tous les moyens… et de la faire languir, la nana. Elle a beau demander, faire toutes sortes de promesses, lever le ton, se transformer en chatte de gouttière, quémander, se fâcher, se plaindre, il n’est certainement pas question de générer cette tension pour la soulager derechef. Le but ultime étant de la libérer au bon moment, cette énergie, au moment et de la manière décidés par mouah et mouah seul. C’est d’accord?
- “Monsieurrrrrrr!”
Cette énergie sexuelle est puissante, c’est un carburant important dans la soumission. Tout le plaisir de lui dérober tient dans ma volonté de mettre sa propre volonté à nu. Elle dit vouloir se soumettre, alors? La chasteté est un excellent moyen lui donner ce qu’elle veut sans lui donner ce qu’elle veut.
Nous sommes ici dans l’obéissance pure.
Photo : !borghetti.
Marie-Paul Ross est sexologue clinicienne, psychothérapeute et… religieuse chez les Soeurs Missionnaires de l’Immaculée-Conception.
Son passage ce soir à Tout le monde en parle fut une bouffée d’air frais. J’apprends par l’entremise de Josée Blanchette que son entrevue donnée chez Christiane Charette fut toute aussi remarquée.
Commentant la misère sexuelle qui va bien au delà des scandales abracadabrants impliquant les religieux, c’est tout le propos de cette femme qui respire l’intelligence et la sensibilité. Selon Marie-Paul Ross, ce qui embête les gens en ce début de millénaire, c’est tout autant la répression sexuelle que la porno omniprésente.
En octobre 2003, cette ceinture noire de karaté (!) écrivait le billet ci-dessous, intitulé Arrêtez de vous tracasser. Ma foi, ces mots méritent d’être ruminés par tous les dominants de ce monde.
“Il n’y a pas de modèle ni de recette miracle pour vivre une relation amoureuse.
Vivre en couple, c’est en premier lieu être soi pour être avec l’autre. La joie de vivre en couple vient d’abord du bien-être intérieur de celui qui s’aime et qui aime l’autre.
Une difficulté ou un problème de couple, c’est très rare. Ce qui est fréquent ce sont des souffrances individuelles non résolues qui contaminent la vie de couple. Ces malaises empêchent la personne souffrante d’avoir une bonne estime d’elle-même, et par conséquent, d’aimer l’autre.
L’étouffement intérieur ressenti dans une vie de couple ne serait-il pas un état d’angoisse persistant à l’intérieur qui asphyxie en tout premier lieu les individus qui composent un couple?
Vivre en couple, c’est un choix. C’est aussi choisir de développer des sentiments d’amour envers soi-même et envers l’autre avec qui la vie quotidienne est partagée.
Dans l’intimité sexuelle, dans ce rapprochement des corps et des sens, dans cette union physique, il y a une seule loi, c’est celle de l’érotisme humain. L’homme et la femme portent en eux une pulsion érotique qui dicte le pas des jeux amoureux. Cette pulsion inspire le rythme, nourrit l’émotion, dirige les gestes et les paroles et conduit le don et l’accueil. Pour les deux, il s’agit de lâcher prise et de ne pas décider de la fin, ni du déroulement.
Une relation amoureuse implique l’intimité des corps. Ce n’est pas un devoir où l’on doit déterminer l’introduction, le développement et la conclusion. C’est avant tout une aventure inconnue, une symphonie qui se vit et se crée.”
Photo : Radio-Canada.
Après vous avoir confectionné une petite robe de cordes, je sens que vous faire prendre la posture suivante vous ferait le plus grand effet.
Vous seriez superbe, je vous assure.
Photo : Masterem.
Au détour d’un lien brisé, le clic me mène ce matin vers la découverte d’un autre texte de Peter Masters, l’auteur du bouquin The Control Book. Il s’agit ici d’un essai dépoussiéré (il date de 1998) intitulé “Understanding Submission” (Comprendre la soumission).
L’auteur déclare d’entrée de jeu : “I like to understand things. I like to know what is really going on. I like to be as good as I can in what I do. To this end, being the analytical type that I am, I like to have a model, or theory, which helps me to understand what I am doing and what is going on around me. “
Traduction libre : “J’aime comprendre les choses, savoir ce qui se passe réellement. J’aime être bon dans ce que je fais. Étant un analytique, j’aime disposer d’un modèle ou d’une théorie, ce qui m’aide à comprendre ce que je fais et ce qui se passe autour de moi.”
Photo : jpfgallery.com via cercle O - l’album.



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