Skin TWO Films Presents London Fetish Girls
Par Valmont le 30.10.2008 @ 12:56 am

Il semble que les commentaires autour du film The Pet (traduction libre : l’animal de compagnie) soient en général catégoriques : film plutôt mauvais, jeu nul des acteurs, visées du réalisateur, risibles.

N’empêche que la bande-annonce montre de belles choses, avec un ton ma foi fort juste, à mille lieux des vidéos bdsm glauques qui peuplent les sections XXX des vidéothèques.


Par Valmont le 28.10.2008 @ 6:06 am

[Billet mis à jour : 2 novembre 2008.]

Mademoiselle Inukshuk* me signalait il y a quelques jours la disparition du blogue Fousalier.

“The authors have deleted this blog. The content is no longer available.”

Voilà qui est bien dommage, même si je connaissais pas les personnes en cause, ni les raisons pour lesquelles la relation a volé en éclats.

Les blogues bdsm relationnels où des couples font dans l’introspectif, c’est-à-dire les blogues qui font autre chose que reproduire des poèmes ou des images affriolantes, n’ont pas une très longue espérance de vie.

Je parle de ces blogues qui relatent sur une base régulière les joies et les difficultés de la relation fondée sur le devoir d’autorité. Je pense à ces hommes et ces femmes qui réfléchissent à voix haute sur les défis et les écueils de la soumission et de la domination érotique, et qui témoignent avec courage de ce qu’ils vivent. À main levée, dans la francophonie il n’y a que le blogue de la bourgeoise soumise, celui de Janus et celui de la carpette et sa Reine qui me viennent en tête, bien que dans le premier cas, j’ai plus tendance à croire à un blogue littéraire qu’à un blogue bdsm relationnel, tant les invraisemblances sont nombreuses.

Surtout, cela rappelle combien la relation bdsm est difficile et complexe, à plus forte raison quand nous la portons au vu et au su des autres. Car non seulement, il y a la relation bdsm à porter et à faire grandir et évoluer, mais il faut alors compter sur la pression publique, c’est-à-dire la crainte de perdre la face, de montrer des côtés plus sombres de nous ou dont nous sommes moins enclins à montrer.

Mes amitiés à Mad’emoiselle et SamSom.

Par Valmont le 27.10.2008 @ 11:07 am

J’écrivais il y a quelques mois un billet, Une bonne soumise, dans lequel j’énumérais quelques verbes d’action que j’estime indispensables chez une personne qui aspire à apprendre la soumission érotique.

Mais la question demeure : qu’est-ce qu’une bonne soumise?

Peut-on définir ce qu’est une bonne soumise sans tomber dans le relativisme fourre-tout?

Par Valmont le 17.10.2008 @ 10:00 am

Pourquoi aimez-vous humilier la soumise, Monsieur?

Pasque.

Bon d’accord, je veux bien vous éclairer.

Dans le Guide des émotions, l’auteure donne un exemple de situation de honte, celle provoquée par la peur de parler en public :

Il est difficile de s’exposer au jugement de l’autre et de consentir à être humilié. Si je considère comme puérile ma peur de parler en public, il est normal que je craigne que d’autres portent le même jugement que moi. En m’exposant à leur critique, je prends le risque d’être humilié.

Par contre, si je ne m’expose pas dans ce que je suis, je perds l’occasion de m’assumer. Il est particulièrement important, pour croître, que je confronte les objets de ma honte. C’est par ce chemin que je puis régler le problème qui en est la source.

Je ne saurais mieux décrire une partie de mon travail de guide dans l’échange de pouvoirs érotique. Juste remplacer dans le texte la peur de parler en public par la peur de montrer son corps… un exemple parmi mille d’un enjeu important auquel peut être confrontée une personne soumise.

Mon but comme dominant, c’est de l’aider cette soumise à mieux accepter son corps, à s’accepter… quitte à la déshabiller devant des inconnus, s’il le faut. Et lui faire tenir les yeux grand ouverts. Non pas pour qu’elle se foute des autres, mais pour qu’elle en prenne conscience, qu’elle sente sur elle toutes ces mines curieuses, allumées, voire les regards les plus conscupiscents…

Mon but comme dominant, c’est de l’aider cette soumise à mieux s’accepter comme personne à part entière. À s’accepter comme femme ayant des désirs et des fantasmes qui ne cadrent pas avec les canons sociaux à l’image de la femme avec laquelle on fait des enfants.

Une mère aussi a du désir.

Pourquoi lui refuser ce que certains de nous souhaitons le plus au monde : être et vivre avec une femme qui assume ses désirs et ses besoins érotiques les plus hardis?

Par Valmont le 16.10.2008 @ 12:43 pm

L’humiliation à des fins érotiques est un sport extrême qui rebute beaucoup de gens qui préfèrent recevoir 500 claques sur les fesses. Il est vrai qu’il est moins compromettant pour une personne de se soumettre physiquement que psychologiquement.

Bon d’accord, si la dimension sado-madochiste fait passer ses pratiquants pour des brutes, dans le cas de la domination à caractère plus psychologique, on voit défiler rapidement tout un cortège de mots comme manipulation, danger, gourou, lavement, perte d’identité et que sais-je.

Quand je l’humilie, je sais que je la touche. Que sa muraille est percée. Qu’elle ne fait pas semblant. Elle ne peut se réfugier nulle part.

Quand je l’humilie, elle est sous l’emprise du regard, de la voix. Je la tiens.

Il n’est pas question de lui faire baisser le regard. Je veux la regarder dans le blanc des yeux. Question de savourer son trouble.

Et peut-être même en rajouter…

Par Valmont le 14.10.2008 @ 1:45 pm

Que dire de cette admirable posture lors d’une soirée, genre dans la salle à dîner ?

Devant des invités ?

Oh la belle variante.

soumise avec cagoule attachée à une chaise avec pinces aux seins

Photo : Masterem.