L’humiliation à des fins érotiques est un sport extrême qui rebute beaucoup de gens qui préfèrent recevoir 500 claques sur les fesses. Il est vrai qu’il est moins compromettant pour une personne de se soumettre physiquement que psychologiquement.

Bon d’accord, si la dimension sado-madochiste fait passer ses pratiquants pour des brutes, dans le cas de la domination à caractère plus psychologique, on voit défiler rapidement tout un cortège de mots comme manipulation, danger, gourou, lavement, perte d’identité et que sais-je.

Quand je l’humilie, je sais que je la touche. Que sa muraille est percée. Qu’elle ne fait pas semblant. Elle ne peut se réfugier nulle part.

Quand je l’humilie, elle est sous l’emprise du regard, de la voix. Je la tiens.

Il n’est pas question de lui faire baisser le regard. Je veux la regarder dans le blanc des yeux. Question de savourer son trouble.

Et peut-être même en rajouter…