[Billet mis à jour : 2 novembre 2008.]

Mademoiselle Inukshuk* me signalait il y a quelques jours la disparition du blogue Fousalier.

“The authors have deleted this blog. The content is no longer available.”

Voilà qui est bien dommage, même si je connaissais pas les personnes en cause, ni les raisons pour lesquelles la relation a volé en éclats.

Les blogues bdsm relationnels où des couples font dans l’introspectif, c’est-à-dire les blogues qui font autre chose que reproduire des poèmes ou des images affriolantes, n’ont pas une très longue espérance de vie.

Je parle de ces blogues qui relatent sur une base régulière les joies et les difficultés de la relation fondée sur le devoir d’autorité. Je pense à ces hommes et ces femmes qui réfléchissent à voix haute sur les défis et les écueils de la soumission et de la domination érotique, et qui témoignent avec courage de ce qu’ils vivent. À main levée, dans la francophonie il n’y a que le blogue de la bourgeoise soumise, celui de Janus et celui de la carpette et sa Reine qui me viennent en tête, bien que dans le premier cas, j’ai plus tendance à croire à un blogue littéraire qu’à un blogue bdsm relationnel, tant les invraisemblances sont nombreuses.

Surtout, cela rappelle combien la relation bdsm est difficile et complexe, à plus forte raison quand nous la portons au vu et au su des autres. Car non seulement, il y a la relation bdsm à porter et à faire grandir et évoluer, mais il faut alors compter sur la pression publique, c’est-à-dire la crainte de perdre la face, de montrer des côtés plus sombres de nous ou dont nous sommes moins enclins à montrer.

Mes amitiés à Mad’emoiselle et SamSom.