Bonne nouvelle, Mona Sammoun, l’auteure derrière l’essai Tendance SM : Essai sur la représentation sadomasochiste, paru à La Musardine en 2004, a ouvert son propre blogue, appelé Tendance SM.

Tendance SM : Essai sur la représentation sado-masochiste, par Mona SammounDès le premier billet, elle reprend cette belle profession de foi faite à un journaliste des Inrockuptibles à la parution de son livre : “Pour moi, le SM est plus qu’un plaisir : c’est un apprentissage de la liberté.”

J’ai déjà évoqué ici quelques aspects soulevés par Tendance SM, un bouquin utile à plus d’un titre. Notamment ce besoin de nouveaux mots dans nos pratiques, la mode fétichiste, et la part du bdsm dans le contexte de la garde des enfants après la séparation du couple.

Hum, si je n’avais pas égaré mes notes de lecture, j’en aurais pour encore 75 billets à pondre tant cet essai soulève des questions d’intérêt pour les amateurs de bdsm. M’enfin. Ça r’viendra.

Le geste de Sammoun est à ma connaissance le second auteur dans la mouvance bdsm francophone qui fait preuve d’une certaine “ouverture éditoriale” (le premier étant le blogue sur Dominique Aury, par sa biographe Angie David). “Ouverture éditoriale” au sens d’ouverture au dialogue entre l’auteur et le lecteur, et à la mise en commun de sources, ce que permettent des outils sociaux comme le format blogue et des plateformes réseaux telles Facebook et Fetlife, pour ne nommer que celles-ci.

Dans l’anglophonie, deux initiatives semblables ont attiré mon attention depuis quelques semaines dans Fetlife, celles de Laura Antoniou, l’auteure de la réputée série “Marketplace” (The Marketplace, The Slave, The Trainer, The Academy, The Reunion), et Jay Wiseman, un auteur américain de plusieurs livres de recettes et d’essais sur les enjeux et les pratiques des échanges de pouvoirs érotiques.

Enfin, il sera intéressant de voir comment le blogue de Mona Sammoun va évoluer. Je présume qu’elle ne s’en tiendra pas qu’aux représentations des codes et des signes à consonnance érotique et bdsm dans la culture populaire.

[Via Rue Bricabrac.]