Skin TWO Films Presents London Fetish Girls
Par Valmont le 25.12.2008 @ 10:57 pm

Se pourrait-il que le bdsm ne soit pas fait pour tout le monde?

Oh, avant de me vouer aux gémonies, comprenez-moi bien.

N’importe qui peut faire du bdsm. Point besoin d’avoir égrené toute la phénoménologie hégelienne ou de réciter Baudelaire in-texto pour faire du bdsm.

Dans un donjon, on se fout bien que vous soyez blanc, jaune ou bleu cobalt. Y croiser une femme dominante à la peau ébène offre par ailleurs un raccourci historico-sociologique incroyable.

Quand je me demande s’il se pourrait que le bdsm ne soit pas fait pour tout le monde, je ne parle pas des “conditions” physiques ou intellectuelles.

Je parle des conditions psychologiques.

Combien de mecs pensant se trouver une pute à bon marché se transforment en dominant ? Combien de soumises dépitées et déçues par leurs expériences bdsm, se transforment en dominantes du jour au lendemain ? Est-ce vraiment sain ? C’est sécuritaire pour un soumis, vous croyez, de se confier pieds et poings liés à une personne peu au fait de la maitrise de ses émotions ? Qui perd ses moyens et crie à la première occcasion ? Qui n’a que le mot cruauté en bouche ? Qui est fâchée après les zhommes (c’est un exemple fictif) ?

Vous me direz que ce n’est pas de nos oignons. Nous avons tant de terre à défricher nous-même.

Je veux bien. Mais se pourrait-il aussi que nous ayons le droit de le dire ? C’est bien beau les fantasmes. La sécurité aussi, c’est pas mal.

Dans le film La fessée, un tout petit film produit par le montréalais Bashar Shbib il y a quelques lunes… Ah et puis non, je n’en dis rien. Je vous invite à le visionner.

Par Valmont le 17.12.2008 @ 7:37 pm

Le bonheur fait peur, c’est connu.


Par Valmont le 15.12.2008 @ 4:11 pm

Le groupe BDSM Domination et soumission d’obédience Latine étant sur le point de fermer ses portes (MSN Groupes annonçait il y a quelques semaines la fermeture de tous les groupes en vue de réaligner ses énergies autour de Windows Live), j’ai pensé qu’il serait bon de reproduire certains extraits pertinents qu’on y trouve, bien que malheureusement peut-être un peu hors-contexte.

Au risque de me répéter, ce groupe des Amis de Germanicus offre (offrait) un regard sain sur les échanges de pouvoirs qui tranche singulièrement avec l’atmosphère de music-hall que l’on retrouve un peu partout. Volontiers taxé d’élitiste avec ses rites rébarbatifs, ce groupe est tout de même l’un des rares endroits dans l’internet où le bdsm rime avec autre chose qu’une certaine violence gratuite au nom d’un certain consentement plus ou moins éclairé.

Je reprends l’extrait tel quel, sans aucune modification.

“Votre deuxième question porte sur les soumises qui doivent faire la démarche de courtiser des Maitres. Vous vous demandez si en devenant ainsi des proies faciles elles ne tuent pas l’instinct de chasseur de l’homme.”

“REPONSE:

Vous raisonnez en bien-pensante. Je vous rappelle qu’il y a des soumis hommes et des soumises femmes, il y a des Maitres hommes et des Maitresses femmes. Le clivage qui est le nôtre n’est pas le clivage homme/femme. Notre clivage est Dominant/dominé.

Un Maitre qui aurait des instincts de chasseur serait un bien curieux Maitre ne croyez-vous pas ? et si l’on suit votre raisonnement un soumis qui courtiserait une Maitresse préserverait ses instincts de chasseur de l’homme. Un soumis chassant un gibier qui serait sa Maitresse cela donnerait aussi un bien curieux soumis à l’arrivée n’est-ce pas ?…

C’est bien aux soumis et aux soumises de faire les démarches de courtiser les Maitres et les Maitresses et c’est tres bien ainsi, ça fonctionne parfaitement bien, le mode de séduction n’a rien en commun avec quelque instinct de chasseur que ce soit, ni conquête, ni notion de proie facile. Les gens qui se trouvent et se reconnaissent ainsi, le font en vue de réaliser de objectifs ambitieux, ils ne versent pas dans le jeu classique de la coquetterie puérile.”

Par Valmont le 01.12.2008 @ 1:50 am

Pour une raison qui m’échappe et que je réalise au moment de feuilleter un bel album de photos, je me suis éloigné depuis un certain temps d’une des pratiques que j’apprécie le plus dans les jeux bdsm, c’est-à-dire le nawa shibari, ces figures du ligotage nippon élevé au rang des beaux-arts. Il faudra bien que je me penche sur cet éloignement sous peu.

Entretemps, ci-dessous, un flash tiré d’une soirée libertine en septembre dernier au Balajo.

J’aime beaucoup cette idée d’un “voyage initiatique et sensuel au cœur des multiples facettes artistiques de l’érotisme”, mis de l’avant par l’œil d’Eros.


Shibari performance by Shadow and Mel

Photo : Shibari performance by Shadow and Mel, Cortez77_fr.