Le titre de l’article était pourtant prometteur, “Les adultes aussi ont droit à leur salle de jeux“.
Je m’attendais à… Non mais à quoi je pouvais m’attendre d’un grand média généraliste un peu matante, même si on y trouve parmi les meilleures plumes au Québec et le plus grand caricaturiste au monde, bâtard? Bon d’accord, un journaliste y pond des textes touchant les déviances libidineuses de temps à autres, mais encore?
Une salle de jeux. Il est socialement acceptable de transformer une pièce de la maison en salle de jeux pour les enfants : un endroit pour jouer (et entreposer) les jeux de table, les cassettes vidéo, les jeux de consoles d’une génération à l’autre, les articles de sport, les autos, poupées et monstres en tous genres.
Une salle de jeux pour les adultes? Oh, d’accord pour la table de billard et le bar (on se croirait revenu aux années 70), le cinéma maison et le système audio-ambio-coquelicot. Mais quid de la croix de Saint-André, du système de poulie pour la suspension et du chevalet où installer la coquine en vue de lui chauffer sérieusement les fesses?
“Oh, cette pièce? C’est notre salle de jeux à mon mari et moi”, lance l’amphytrionne aux invitées ébahies (et un peu envieuses). “Oui, toujours verrouillée. Les enfants ont leur salle de jeux, nous avons la nôtre. Et je n’ai aucune envie de retrouver ma roue de Wartenberg dans le bac des Barbie, tsé…”
Photo : michel-artisan-menuisier.com.


