Ça fait plusieurs fois que je vois passer dans les espaces bdsm le propos selon lequel la relation bdsm et la relation vanille, c’est schtroumpf-bouteille et tire-bouchtroumpf. Il me souvient de m’être fait rabrouer dans un forum à ce propos, étant donné que je n’étais pas d’accord avec cette confusion.
Dans son commentaire au billet sur le complexe de Cendrillon pondu il y a quelques lunes, liberté{+} écrivait :
“Que l’on soit en bdsm ou en relation vanille, il n’y a pas de différence dans la perception d’une relation harmonieuse.”
La relation dite vanille et la relation bdsm sont deux modes relationnels fort différents l’un de l’autre. À mon sens, c’est une grave erreur de vouloir en faire des modes relationnels semblables, obéissant aux mêmes règles.
Je veux bien que les codes sociaux des relations humaines se ressemblent. Pourtant, je considère que cette confusion ne peut qu’engendrer les malentendus les plus regrettables, lorsque nous oeuvrons dans un cadre bdsm.
Dans la relation bdsm, je ne suis pas l’ami de la soumise, au sens où l’amitié ne fonde pas la relation. Cela ne m’empêche nullement d’éprouver de l’amitié pour la soumise, ou de l’empathie, ou de la compassion, ou que sais-je. Dans la relation parentale, comme parent, je ne suis pas l’ami de mes enfants. Cela ne m’empêche nullement d’avoir un rapport amical avec mes enfants.
C’est pareil avec le patron. Ou l’enseignant ou tout autre professionnel en relation de pouvoir (médecin, psy, etc.).
L’échange de pouvoirs érotique n’est pas comme n’importe quelle autre relation. C’est un mode relationnel ayant son code spécifique n’ayant a priori rien à voir avec l’amitié, la relation amoureuse, l’élevage de nos enfants ou l’organisation du travail au bureau ou à l’usine, bien qu’il partage des éléments avec chacun de ces codes.