Skin TWO Films Presents London Fetish Girls
Par Valmont le 19.02.2009 @ 11:24 pm

C’est avec beaucoup de plaisir que j’accepte l’invitation de LadyEvil de contribuer au blogue collectif KinkySexLink, qui rassemble une quarantaine de plumes de partout en Amérique du Nord… et désormais une première voix en français. Dans la langue de Ducharme.

Il me vient quelques idées…

Par Valmont le 17.02.2009 @ 4:56 pm

“Avec ces menottes aux poignets, vous n’irez pas très loin. Enfin, souhaitez-vous vraiment vous enfuir?”

Je ris de bon coeur. Elle ne peut s’empêcher de rire, malgré la tension qui la tenaille. Elle est tout de même menottée la belle femelle par un inconnu dans un endroit inconnu… sa robe est retroussée alors qu’elle ne porte plus sa culotte… elle n’a aucune idée de ce qui l’attend…

“Tenez-vous bien droite, soumise. Monsieur revient dans un court moment. Le temps que vous puissiez digérer convenablement… avant le prochain service…”

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Par Valmont le 08.02.2009 @ 12:01 am

Je lisais il y a quelques jours un texte de Schwule dans le groupe Fetlife de Jay Wiseman, intitulé A Field Guide to Creepy Dom, que je traduis très librement par Le Guide du parfait salaud vêtu de cuir.

Dans sa conclusion, Schwule écrit avec justesse :

“What is so intoxicating, and also so dangerous, about Creepy Dom, is that he does not distinguish between the scene and reality.

To him, it is not a game. He is not looking for a safe, sane and consensual relationship, with limits, safewords, and boundaries. He is a real control freak who wants to hurt you.

It can be really hot, at first, because let’s face it– none of us fantasize about negotiations and limits. We fantasize about some big rough brute coming up to us in the corner of a dark club and demanding exactly what he wants. And that’s pretty much what this guy does. He makes it all real, and that is the source of his charm. That is also why he will destroy you.”

Je traduis tout ça fort librement par ce qui suit :

“Ce qui est si enivrant, et en même temps si dangereux, avec le parfait salaud vêtu de cuir, c’est qu’il ne distingue pas la séance de la réalité.

“Pour lui, ce n’est pas un jeu. Il ne cherche pas une relation sécuritaire, saine et consentie, avec des limites, droit de veto et des frontières. C’est un maniaque du contrôle qui veut vous faire du mal.

“Au début, tout ça est très excitant. Regardons les choses en face : aucune soumise ne fantasme sur le processus de négociations et l’établissement des limites. Nous fantasmons sur ce mec corpulent là-bas au fond du bar avec son air méchant. S’il pouvait nous tasser dans un coin sombre et prendre son dû, nous prendre. Nous lui donnerions, n’est-ce pas? Et c’est ce qui arrive avec ce parfait salaud. Il rend ce fantasme possible et c’est ce qui fait son charme. C’est aussi ce qui vous détruit.”

Quand je lis des propos qui disent en substance : “moi je veux juste être soumise, pas réfléchir, ne pas devoir dire non, juste être possédée”, j’ai l’impression de voir l’envers du miroir de ce parfait salaud vêtu de cuir.

Je me trompe ou illusion d’optique?

Par Valmont le 06.02.2009 @ 7:24 pm

Ça fait plusieurs fois que je vois passer dans les espaces bdsm le propos selon lequel la relation bdsm et la relation vanille, c’est schtroumpf-bouteille et tire-bouchtroumpf. Il me souvient de m’être fait rabrouer dans un forum à ce propos, étant donné que je n’étais pas d’accord avec cette confusion.

Dans son commentaire au billet sur le complexe de Cendrillon pondu il y a quelques lunes, liberté{+} écrivait :

“Que l’on soit en bdsm ou en relation vanille, il n’y a pas de différence dans la perception d’une relation harmonieuse.”

La relation dite vanille et la relation bdsm sont deux modes relationnels fort différents l’un de l’autre. À mon sens, c’est une grave erreur de vouloir en faire des modes relationnels semblables, obéissant aux mêmes règles.

Je veux bien que les codes sociaux des relations humaines se ressemblent. Pourtant, je considère que cette confusion ne peut qu’engendrer les malentendus les plus regrettables, lorsque nous oeuvrons dans un cadre bdsm.

Dans la relation bdsm, je ne suis pas l’ami de la soumise, au sens où l’amitié ne fonde pas la relation. Cela ne m’empêche nullement d’éprouver de l’amitié pour la soumise, ou de l’empathie, ou de la compassion, ou que sais-je. Dans la relation parentale, comme parent, je ne suis pas l’ami de mes enfants. Cela ne m’empêche nullement d’avoir un rapport amical avec mes enfants.

C’est pareil avec le patron. Ou l’enseignant ou tout autre professionnel en relation de pouvoir (médecin, psy, etc.).

L’échange de pouvoirs érotique n’est pas comme n’importe quelle autre relation. C’est un mode relationnel ayant son code spécifique n’ayant a priori rien à voir avec l’amitié, la relation amoureuse, l’élevage de nos enfants ou l’organisation du travail au bureau ou à l’usine, bien qu’il partage des éléments avec chacun de ces codes.

Par la secrétaire de Monsieur le 03.02.2009 @ 9:30 am
Par Valmont le 02.02.2009 @ 12:01 am

Une brève conversation au Passeport il y a quelques années, alors que je cherchais un bandeau de soie noir pour…

- “Vous cherchez quelque chose, Monsieur?”, qu’elle me lance avec un fabuleux sourire. J’adore cette élégance protocolaire simple.

- “Je cherche l’inspiration, mademoiselle. Je vous en remercie.”

- “Je peux peut-être vous aider dans cette recherche, vous savez.” Ses prunelles vert noisettes deviennent d’une telle luminosité.

- “En fait, je cherche un bandeau noir opaque pour… Oh, ce n’est pas parce que je ne veux pas voir ses beaux yeux, mais…”

- ‘Je crois savoir ce que vous cherchez, Monsieur.”

- “Vous croyez?”