Petite note technique sans rapport avec le bdsm : je vous fais grâce des détails, mais si vous suivez cercle O par l’entremise de votre lecteur de fils rss, je vous invite à le réenregistrer en cliquant sur billets et/ou commentaires.
Au fil du temps, je me fais souvent demander quel genre de Maître je suis.
C’est-à-dire… par rapport aux activités que je pratique? Au style de domination que j’aime exercer? Ce qui me branche en termes d’atmosphère? de musique? d’accessoires à manier? de vêtement? Au “genre” de soumise qui me plaît? Aucune de ces réponses?
Quelle est votre “vraie” question, alors?
Ah je pourrais lancer quelques mots-clés en l’air, du genre que Monsieur est exigeant mais juste (la belle affaire), agent provocateur, opiniâtre, patient, coquin, gredin, monstre, ardent, un tantinet baveux — un québécisme savoureux —, bin baveux mais avec classe, tsé.
Je pourrais reprendre telle quelle une formule utilisée il y a quelques lunes dans un contexte pourtant vanille… :
« La meilleure façon de me mettre à nu, c’est de vous dire que je donne tout mais je prends tout itou. Que le mot intense n’est pas une figure de style. Je prends, je flagelle, je griffe, je mords, je donne : tout. J’exige : tout. J’exige d’elle sans calcul et lui offre tout mon inventaire des jurons du capitaine.
Tout sauf les remords, les regrets.
Tout sauf la peur d’aimer, autant dire la peur de prendre des risques… “Oui mais j’ai été blessée dans le passé…” Next !
On en revient à la confiance et à l’audace, deux bijoux à polir inlassablement. »
Quand on lit sur les caractéristiques du Dominant, on apprend généralement que celui-ci doit avoir du temps, beaucoup de temps. Évidemment, je présume que ça doit dépendre du type de relation souhaitée.
Un dominant doit avoir de l’énergie, des ressources physiques. De la patience, du tact, du cran. De la psychologie en masse (qui est la plus grande part de son travail).
Ce qui est sans doute le plus grand paradoxe dans l’exercice de l’échange de pouvoirs, autant les personnes soumises cherchant une figure d’autorité forte sont nombreuses (intuition masculine : ce nombre va aller croissant), autant toutes les figures d’autorité que l’on reconnaissait jusqu’à il y a peu sont battues en brèche (le père, le prêtre, le policier, le prof, le médecin, le juge).
Il n’est pas inintéressant de constater que toutes ces figures d’autorité ont leur “pendant bdsm”.
Il est tout aussi intéressant de prendre la mesure de l’adéquation entre cette recherche d’autorité et la remise en question de l’autorité. Combien de personnes soumises recherchent tout aussi éperdument “Le” Maître que “La” faille dans l’armure qui justifiera leur refus, leur hésitation ou leur incapacité à se soumettre?
Les jeux équestres, mieux connus sous le terme ponyplay ou equus eroticus, sont une forme de jeux de rôles où un ou plusieurs participants adoptent les comportements ou les manières du cheval, alors que d’autres prennent le rôle du cavalier ou du dresseur.
Il y a des tas de choses à dire au sujet des jeux équestres, et si peu en français. D’où l’idée de lancer le blogue Haras Montréal. Entretemps, on va aller voir notre ami Sévère exhiber sa belle pouliche clochette et nous expliquer son equus eroticus ars.

Photo : Jeepee.


