Pourquoi aimez-vous humilier la soumise, Monsieur?
Pasque.
Bon d’accord, je veux bien vous éclairer.
Dans le Guide des émotions, l’auteure donne un exemple de situation de honte, celle provoquée par la peur de parler en public :
Il est difficile de s’exposer au jugement de l’autre et de consentir à être humilié. Si je considère comme puérile ma peur de parler en public, il est normal que je craigne que d’autres portent le même jugement que moi. En m’exposant à leur critique, je prends le risque d’être humilié.
Par contre, si je ne m’expose pas dans ce que je suis, je perds l’occasion de m’assumer. Il est particulièrement important, pour croître, que je confronte les objets de ma honte. C’est par ce chemin que je puis régler le problème qui en est la source.
Je ne saurais mieux décrire une partie de mon travail de guide dans l’échange de pouvoirs érotique. Juste remplacer dans le texte la peur de parler en public par la peur de montrer son corps… un exemple parmi mille d’un enjeu important auquel peut être confrontée une personne soumise.
Mon but comme dominant, c’est de l’aider cette soumise à mieux accepter son corps, à s’accepter… quitte à la déshabiller devant des inconnus, s’il le faut. Et lui faire tenir les yeux grand ouverts. Non pas pour qu’elle se foute des autres, mais pour qu’elle en prenne conscience, qu’elle sente sur elle toutes ces mines curieuses, allumées, voire les regards les plus conscupiscents…
Mon but comme dominant, c’est de l’aider cette soumise à mieux s’accepter comme personne à part entière. À s’accepter comme femme ayant des désirs et des fantasmes qui ne cadrent pas avec les canons sociaux à l’image de la femme avec laquelle on fait des enfants.
Une mère aussi a du désir.
Pourquoi lui refuser ce que certains de nous souhaitons le plus au monde : être et vivre avec une femme qui assume ses désirs et ses besoins érotiques les plus hardis?

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