Par Valmont le 01.12.2008 @ 1:50 am

Pour une raison qui m’échappe et que je réalise au moment de feuilleter un bel album de photos, je me suis éloigné depuis un certain temps d’une des pratiques que j’apprécie le plus dans les jeux bdsm, c’est-à-dire le nawa shibari, ces figures du ligotage nippon élevé au rang des beaux-arts. Il faudra bien que je me penche sur cet éloignement sous peu.

Entretemps, ci-dessous, un flash tiré d’une soirée libertine en septembre dernier au Balajo.

J’aime beaucoup cette idée d’un “voyage initiatique et sensuel au cœur des multiples facettes artistiques de l’érotisme”, mis de l’avant par l’œil d’Eros.


Shibari performance by Shadow and Mel

Photo : Shibari performance by Shadow and Mel, Cortez77_fr.

Par Valmont le 28.11.2008 @ 9:11 pm

plumeauLe site Count Tradition’s Blog consacré à la culture du service, salue les soubrettes, domestiques et femmes de chambre qui respectent les critères suivants :

  • apprécier le sens réel de l’acte de servir
  • porter l’uniforme qui convient
  • honorer et respecter votre rang
  • bénéficier d’un bon entraînement
  • dispenser un bon service

On trouve également dans ce site de nombreuses ressources sur l’art de servir dont des sites sur les styles occidental et japonais, quelques références littéraires (Mirbeau, Maupassant, Genet) et cinéma (Bunuel), de même que des adresses de domestiques tenant site ou blogue en différentes langues.

Un charmant détour qui tient en éveil mon intérêt croissant pour cette forme de soumission qui ne s’adresse pas aux fantasmeuses narcissiques.

Par Valmont le 24.11.2008 @ 4:56 pm

“Maintenant que ce bandeau est bien fixé, nous allons pouvoir passer aux choses sérieuses.”

Je sens le tissu de sa robe au bout des doigts. Je résiste mal à lui arracher sur le champ. Je lui fais part de mes pensées avec un mélange de sourire dans la voix et de ferveur carnivore. Une odeur âcre monte aussitôt dans l’air : un parfum de femelle en chaleur.

“Monsieur… je…”

“Monsieur a-t-il autorisé la soumise à parler?”

“Euh… non, Monsieur. Je… j’en suis désolée.”

“Bon, eh bien puisqu’elle ouvre la bouche, la soumise souhaite-t-elle faire part à Monsieur de quelque chose?” Devant son silence fort gêné, je poursuis. “Je présume que la femelle sent comme Monsieur ce soudain parfum de femme qui… il semble bien qu’il n’y a pas que votre bouche qui s’ouvre…”

Je l’entends avaler. Elle veut s’arc-bouter mais je réprime son mouvement aussitôt. Son corps dit ce qu’elle n’est manifestement pas en mesure d’exprimer à voix haute. Comme cela est charmant.

“Je crois que ce parfum si caractéristique indique clairement à Monsieur que la soumise est mûre pour la suite. Est-elle prête pour la suite, la femelle?”

“Oui… oui Monsieur. La soumise est prête pour la suite.”

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Par Valmont le 07.11.2008 @ 2:27 pm

“La fessée permet d’exprimer des pulsions sadomasochistes que nous avons tous en nous, sans nécessairement entrer dans une relation Domination/soumission avec tout ce que cela implique.

Elle peut s’exercer pour le simple plaisir. Je l’ai pratiquée ainsi avec la plupart de mes partenaires. A travers ces expériences j’ai acquis la conviction que la fessée peut être le plus bel rapport érotique qui soit, dans le cadre de rapports de confiance mutuelle et de maîtrise de soi.”

… peut-on lire sur le site L’Art de la Fessée érotique par Arnaud.

L Art de la fessée de Milo Manara et Jean-Pierre ÉnardJe ne saurais être plus en accord avec ce propos. Une fessée chaude et sensuelle est un rapport intime capable de catapulter autant le fesseur que la fessée dans des zones extatiques. C’est beau la vie!

On parle souvent du subspace, cet espace psychique et physiologique où la personne recevant une douleur peut vivre un état second proche de la transe. On pourrait évoquer tout autant cet espace atteint par la personne administrant cette douleur. Non seulement ses mains prennent des teintes vermeil et deviennent chaudes et résonnantes, mais tout le corps vibre, le cerveau devient comme un moteur à explosion.

Ce doit être ça la transmutation du plomb en or. Domspace!

Hum, il est bien terrible de lire et d’écrire sur le sujet. Cela me donne l’envie d’offrir à mademoiselle une bonne fessée comme je les aime.

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Par Valmont le 17.10.2008 @ 10:00 am

Pourquoi aimez-vous humilier la soumise, Monsieur?

Pasque.

Bon d’accord, je veux bien vous éclairer.

Dans le Guide des émotions, l’auteure donne un exemple de situation de honte, celle provoquée par la peur de parler en public :

Il est difficile de s’exposer au jugement de l’autre et de consentir à être humilié. Si je considère comme puérile ma peur de parler en public, il est normal que je craigne que d’autres portent le même jugement que moi. En m’exposant à leur critique, je prends le risque d’être humilié.

Par contre, si je ne m’expose pas dans ce que je suis, je perds l’occasion de m’assumer. Il est particulièrement important, pour croître, que je confronte les objets de ma honte. C’est par ce chemin que je puis régler le problème qui en est la source.

Je ne saurais mieux décrire une partie de mon travail de guide dans l’échange de pouvoirs érotique. Juste remplacer dans le texte la peur de parler en public par la peur de montrer son corps… un exemple parmi mille d’un enjeu important auquel peut être confrontée une personne soumise.

Mon but comme dominant, c’est de l’aider cette soumise à mieux accepter son corps, à s’accepter… quitte à la déshabiller devant des inconnus, s’il le faut. Et lui faire tenir les yeux grand ouverts. Non pas pour qu’elle se foute des autres, mais pour qu’elle en prenne conscience, qu’elle sente sur elle toutes ces mines curieuses, allumées, voire les regards les plus conscupiscents…

Mon but comme dominant, c’est de l’aider cette soumise à mieux s’accepter comme personne à part entière. À s’accepter comme femme ayant des désirs et des fantasmes qui ne cadrent pas avec les canons sociaux à l’image de la femme avec laquelle on fait des enfants.

Une mère aussi a du désir.

Pourquoi lui refuser ce que certains de nous souhaitons le plus au monde : être et vivre avec une femme qui assume ses désirs et ses besoins érotiques les plus hardis?

Par Valmont le 16.10.2008 @ 12:43 pm

L’humiliation à des fins érotiques est un sport extrême qui rebute beaucoup de gens qui préfèrent recevoir 500 claques sur les fesses. Il est vrai qu’il est moins compromettant pour une personne de se soumettre physiquement que psychologiquement.

Bon d’accord, si la dimension sado-madochiste fait passer ses pratiquants pour des brutes, dans le cas de la domination à caractère plus psychologique, on voit défiler rapidement tout un cortège de mots comme manipulation, danger, gourou, lavement, perte d’identité et que sais-je.

Quand je l’humilie, je sais que je la touche. Que sa muraille est percée. Qu’elle ne fait pas semblant. Elle ne peut se réfugier nulle part.

Quand je l’humilie, elle est sous l’emprise du regard, de la voix. Je la tiens.

Il n’est pas question de lui faire baisser le regard. Je veux la regarder dans le blanc des yeux. Question de savourer son trouble.

Et peut-être même en rajouter…