Par Valmont le 21.03.2008 @ 1:43 pm

bukkake by the drawing palaceLe communiqué de l’aeqsa est on ne peut plus explicite :

“Le mercredi 26 mars, Marie-Eve, 24 ans, désire vivre son fantasme de Bukkake. Elle en sera à son troisième Bukkake avec nous.

Elle recherche des hommes de tout âge et de toute nationalité, qui sauront comment la satisfaire au visage, sur ses seins, ou sur son corps, qui sera dénudé. Contrairement aux deux dernières fois où elle demeurait passive, elle désire s’activer et s’investir le plus possible avec sa bouche pour aider ces hommes à se rendre au déversement final.”

Dessin : The Drawing Palace via hornedoug.

Par liberté{+} le 31.01.2008 @ 8:41 pm

Il y a quelques semaines, j’ai eu une discussion fort intéressante avec deux copines « Scélérates ». Un grand merci à vous deux.

Cette discussion portait sur la jalousie et l’infidélité. L’une des copines nous a expliqué sa perception de la jalousie versus l’infidélité génétique, mais également sur le besoin ou fantasme qui semble répandu en BDSM, celui de posséder deux ou plusieurs soumises.

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas cette théorie, je vous explique en quelques lignes.

Robert Wright est journaliste scientifique à l’hebdomadaire The New Republic à Washington. Il y a quelques années, il s’est passionné pour les travaux de Charles Darwin et une nouvelle discipline qui les appliquait à l’homme. En août 1994, son ouvrage L’animal moral est publié aux Etats-Unis. Le succès et la polémique le suivent de près.

Selon M. Wright, l’infidélité masculine est inscrite dans l’évolution de l’espèce. Le but vital de l’homme étant d’assurer sa descendance, il se doit de collectionner les conquêtes féminines. En ce qui concerne les femmes, une fois le géniteur idéal déniché, elles n’auraient aucune raison de batifoler ailleurs…

« Les hommes infidèles prétextent l’ennui alors que les femmes évoquent leur envie d’être heureuse. C’est pourquoi en ayant des relations intimes avec le plus possible de femmes, l’homme augmente ses chances de transmettre ses gènes. Sur le plan de l’hérédité, il a tout intérêt à être polygame, au contraire de la femme qui ne cherche pas à passer sa vie enceinte ! Et des femmes infidèles, pourquoi existent-elles ? Au même titre que les hommes fidèles. Nous effectuons des choix moraux qui peuvent contredire le message émis par nos gènes.

Organisé pour vivre une polygamie sans soucis, le mâle est donc majoritairement monogame. Il doit se soucier de protéger ses gènes qu’il multiplie en ayant des enfants. L’homme qui trompe sa femme, quelque soit le prétexte, a l’appétit du chasseur qui ne peut laisser passer une proie aussi séduisante. À ce stade, le biologique s’oppose au psychique : “nous avons inventé la jalousie pour mettre un peu d’ordre dans les choses”.

L’homme est jaloux pour ne pas voir sa femme transmettre les gènes d’un autre et cette dernière est jalouse pour ne pas être abandonnée. Une inégalité flagrante, pourquoi seul l’adultère féminin est-il condamné dans la majorité des sociétés ? Tout simplement parce que ce sont les hommes qui font les lois! »

Référence: Au bonheur des hommes.

Je trouve que cette théorie est la plus belle excuse pour déculpabiliser et excuser l’homme. « Je n’y peux rien c’est dans mes gènes ».

Tromper n’est plus l’apanage des hommes. Les femmes sont aujourd’hui aussi nombreuses qu’eux à tenter l’aventure extraconjugale.

une femme entre deux hommesLorsque j’amène la situation qu’une « soumise » aimerait aussi ou qu’elle a aussi comme fantasme de connaître l’expérience BDSM avec d’autres dominants que le sien, on allègue que les « hommes et particulièrement dominants » peuvent facilement dissocier amour et sexualité, « les femmes et les soumises libertines » elles, s’engagent davantage dans une relation affective que sexuelle. Plus portées à éprouver un sentiment de culpabilité, elles ont également plus d’états d’âme.

L’infidélité les amène à s’interroger sur le sens du bonheur, de leur couple, de leur vie. Elles sont tentées de tout remettre en cause. Selon certaines études, les femmes sont aussi plus enclines à tout quitter pour leur amant, tandis que les hommes n’envisagent presque jamais de poser un tel geste. Autre différence : l’infidélité féminine semble moins préméditée.

Les hommes repèrent, s’organisent, partent en chasse, puis trompent. Leurs compagnes succombent presque par hasard, par accident. Il suffit d’un élément déclencheur, d’une rencontre inattendue.

Si les femmes éprouvent une jalousie émotionnelle et redoutent que leur douce moitié ne s’attache à une autre et les abandonne, elles et leur progéniture, les hommes craignent surtout que leur compagne ait des rapports sexuels avec un autre et qu’elle soit fécondée à leur insu. Cette jalousie sexuelle typiquement masculine s’expliquerait par la crainte des mâles de devoir prendre en charge un enfant qui n’est pas le leur. Comme le dit l’adage : « On sait toujours qui est la mère, mais on ne sait jamais qui est le père. »

Peut-être que cela avait du sens il y a quelques années. Mais aujourd’hui, sachant que la femme prend des moyens contraceptifs, qu’elle se protège, car même aujourd’hui cela appartient à la femme de voir à cela, je me demande pourquoi les « hommes dominants » ou certains « hommes dominants » afin de ne pas généraliser, pourquoi ces hommes refusent que leurs soumises soit « prêtées » ou simplement accepter qu’elle vive leur sexualité avec d’autres partenaires.

On demande à la soumise de canaliser, contrôler, dépasser sa jalousie lors de l’arrivée d’une autre soumise, mais je trouve que certains dominants se cachent derrière des prétextes comme «  tu n’es pas prête »ou « je dois voir à ton éducation car elle est loin d’être parfaite » ou « je dois voir à ta sécurité », prétextes selon moi, pour ne pas affronter leur propre jalousie, craintes ou peurs. Refuser à une soumise certaines libertés et en plus lui imposer une forte abstinence jusqu’à ce que le Maître décide que cela suffit à son éducation (!!) il ne reste à ce moment à la soumise que le choix entre un désir qui sera toujours inapaisé, l’infidélité ou la névrose.

Pourquoi la soumise doit-elle accepter d’être monogame tandis que le dominant soit polygame ? Il y a quelques choses de faux lorsque l’on demande d’accepter d’autres partenaires et de ne pas permettre la réciproque. Je ne crois pas à cette infidélité génétique pour justifier le désir de posséder d’autres soumises. Je ne crois pas davantage que cela fasse partie intégrante de l’évolution, du cheminement de la personne soumise.

Il y a des couples pour qui ce cheminement est accepté de part et d’autres, pour des raisons qui leur appartiennent et c’est très bien. Il y a aussi des hommes et des femmes qui veulent expérimenter la pluralité et c’est aussi très bien. Nous ne parlons plus d’infidélité à ce moment mais d’un choix de cheminement. Mais lorsqu’un couple affiche la monogamie et pour une raison quelconque, l’un des partenaires choisit d’introduire une tierce personne et que l’autre doit assumer ce choix (le plus souvent ce que je vois ou entend c’est la soumise qui doit accepter) alors oui il y a des questions à se poser.

L’infidélité n’a rien d’une fatalité génétique. Ses véritables origines ? Des besoins légitimes insatisfaits tout simplement.

Plusieurs soumises comparent leur couple ou relation BDSM à un mariage. La même philosophie et principes s’y rattachent, du moins de la part de la soumise. Plusieurs expriment qu’elles ne désirent surtout pas reproduire le « mariage vanille » qu’elles ont connu pendant des années. Pourtant, plusieurs d’entre elles veulent transformer leur « Maître » en mari. Elles n’ont pas compris qu’en faisant cela, elles ne récolteront « qu’un mari » justement.

L’inverse est aussi vrai. Interdire d’expérimenter la pluralité chez sa soumise, c’est vouloir aussi la transformer en « épouse » et c’est ce qu’ils récolteront « qu’une épouse ».

Est-ce possible de dissocier le mari, l’amant et le Maître en nous ?

Est-ce possible de dissocier la soumise, l’épouse, et la putain en nous ?

Les soumises travaillent très fort pour canaliser leur jalousie pour cheminer vers une relation différente de ce qu’elles ont apprise ou connue. Certaines d’entre elles arriveront à dépasser ce sentiment afin que son partenaire puisse vivre librement ses fantasmes. Malheureusement je vois très rarement le contraire, les dominants se cachant derrière l’éducation de leur soumise pour refuser de faire ce même cheminement ou alléguant l’infidélité génétique.

Photo : Terry Richardson via thistle138.

Par Valmont le 18.01.2008 @ 12:26 pm

L’amour, l’amour, toujours l’amour…

« Il me faut préciser ici qu’en matière d’éducation anglaise durable, il n’existe pas de domination sans sentiment. La soumise doit aimer son Maître; et le Maître son esclave. »

C’est un Maître qui le dit. Pourquoi l’arrêter en si bon chemin?

« La relation paradoxale qui s’installe entre celui qui ordonne, et celle qui subit, est forcément marquée du sceau de l’amour. Non que je veuille aller dans le sens de l’adage « Qui aime bien châtie bien », mais tout de même il y a quelque chose qui tient à cela, qui constitue du moins le nectar étrange, siroté jusqu’à la lie, dont les ingrédients sont un doux mélange de douleur et de jouissance pour atteindre un plaisir au plus haut du ciel.

Ce qui explique que la relation Maître/soumise, lorsqu’elle perdure, est infiniment personnalisée, et sans ce qu’apporte le domaine affectif en sensations exacerbées, il n’existe pour moi point de salut : toute pratique qui en fait abstraction relève de méthodes sadomasochistes décadentes ou de simples désirs d’échangisme déguisés. »

Plus loin, ledit dominant ajoute :

« J’évite autant que possible ces dérives en ma Cave (l’espace donjon de l’auteur), mais je mentirais si j’affirmais qu’aucune femme ne s’y présente avec pour unique motivation de se faire enfiler par mes godes à pattes. Cette engeance ne possède pas une once de ce qui transcende une soumise, elle ne donne rien, et se contente de prendre ce qui l’intéresse : de grosses queues à la chaîne.

Je veille au grain, naturellement. Mais je dois confier que les authentiques soumises ne sont pas si nombreuses que cela. Et elles seules me captivent, car leur quête du plaisir est couplée à une complète forme d’abandon de soi.

L’on comprendra mieux sans doute que « j’aime » mes soumises d’un « amour » sans équivoque, et qui ne sort – en principe – jamais du cadre du Donjon : elles ont en effet pour la plupart un homme dans leur vie, parfois un dominateur, et je me garde bien d’entrer en compétition avec eux dans quelque registre que ce soit. Je ne prends dans la vie de mes soumises que la place qui m’est accordée, pas un centimètre de plus, et je mets un point d’honneur à établir une sorte de séparation entre l’Église et l’État : les enthousiasmes excessifs à mon égard, qui débordent du cadre établi, sont systématiquement réfrénés par mes soins.

Je conserve les lettres d’amour que je reçois, mais j’évince, en toute élégance, celles qui voudraient conduire leur couple vers une situation périlleuse à cause de ma présence. L’expérience de plaisirs interdits que je prétends leur apporter ne peut en aucun cas nuire à l’équilibre de leur relation amoureuse, et si je m’y immisce quelquefois – c’est extrêmement rare -, nous nous placerons alors dans une triangulaire souhaitée, et totalement assumée. »

Patrick Le Sage dans Journal d’un Maître, récit, Flammarion, 2005.

Par liberté{+} le 29.10.2007 @ 6:23 am

“Fidèle ou infidèle” est un interview de Paule Salomon dont la source se trouve sur le site http://1libertaire.free.fr.

Réel : A partir de quel moment les amants forment-ils un couple?

Paule Salomon : Dans son acceptation la plus courante, le mot amant implique un très fort désir sexuel et une relation intense qui mobilise le niveau hormonal, celui de la reproduction, de la séduction, du territoire, du “comment posséder l’autre”, “comment se rassurer par sa possession”, “comment entretenir le feu du désir, le sien et celui de l’autre pour soi.”

Le désir pose la question de la distance. On croit toujours que le désir est physique alors qu’il est sous-tendu aussi par beaucoup d’autres facteurs psychologiques, notamment l’admiration, la fascination de la différence que l’autre incarne. Par exemple je peux être séduite par le côté organisé, ponctuel, sécuritaire de l’autre alors même qu’il m’envie ma fantaisie, mon aspect bohème, artiste et désorganisé. Il y a là un programme d’échanges. Chacun s’efforce de ressentir comment l’autre fait pour être ce qu’il est, quel secret de vie se cache derrière son comportement et porte le projet souvent inconscient de s’enrichir, de se compléter dans cette alliance.

Réel : A quel moment ça va faire couple?

P. S. : Quand les amants s’installent, créent une structure plus permanente, ils s’institutionnalisent. La différence cesse d’être seulement attractive, elle fait le jeu de la complémentarité. Chacun se repose un peu sur l’autre. C’est là qu’il y a danger… car au lieu d’échanger, on risque alors de s’installer dans une différence qui devient peu à peu menaçante.

D’ailleurs nous nous quittons pour les mêmes raisons que celles qui nous ont poussés l’un vers l’autre : la différence de l’autre devient insupportable, comme une privation de liberté et d’espace pour évoluer. Et le désir s’évanouit.

Réel : Et pourrait-on être là, infidèle?

P. S. : Oui. On croit souvent qu’on est infidèle par manque d’amour, mais en fait on l’est pour retrouver un espace de croissance et de liberté. La conception du couple dans la culture actuelle est romantique, fusionnelle, comme telle elle implique un enfermement dans le deux et une exclusion du tiers.

Réel : Par peur?

P.S. : Par peur et par devoir. L’injonction sociale reste celle-ci “Dans la vie de couple, le désir doit être circonscrit sur une seule personne”.

Or la question se pose : Le désir peut-il s’entretenir dans l’exclusivité sexuelle ? N’y a-t-il pas une antinomie entre désir et fermeture ? N’y a-t-il pas dans l’essence du désir une nécessaire liberté de choix ? Le désir implique la distance, sauf chez un couple qui a évolué vers une attraction plus subtile, une relation d’âme. C’est alors un facteur de confiance qui se joue car éventuellement nous mutons au cours de notre existence et la notion d’amour s’ouvre alors vers quelque chose de plus intérieur, de moins clivé autour du sexe et du désir.

Réel : Comment être fidèle à l’autre, fidèle à soi et être libre?

P. S. : C’est une exigence très moderne. Dans le couple, aujourd’hui, il y a cette triple invitation : être fidèle à soi, à l’autre et à ses engagements.

Pour réaliser ce programme, chacun doit accepter un parcours d’évolution, une éclosion créative vers plus d’autonomie et moins de possessivité conflictuelle. Tout se passe comme si nous héritions d’un émotionnel archaïque qui ne connaît que la réactivité de la guerre des sexes.

Aimer s’apprend par un double mouvement d’acceptation de soi et de l’autre. Ma différence s’affirme, celle de l’autre aussi et pourtant nous nous comprenons toujours davantage. La relation d’alter ego suppose un dépassement de l’un et de l’autre. Seule la relation d’alter ego peut créer un espace de liberté dans l’amour.

Réel : Cette évolution fait-elle s’estomper la jalousie?

P. S. : Notre propre liberté est une conquête qui peut être assez facile, mais aimer la liberté de l’autre est quelque chose de plus difficile car elle signifie ne plus être jaloux. La jalousie est-elle une question de nature ou de culture ?

Serge Chaumier a introduit en sociologie la notion de couple fissionnel. Nous sommes tous les deux d’accord pour considérer la jalousie comme une question de culture. Par expérience, j’ai vu qu’une partie de moi-même reste toujours possessive, archaïquement possessive, essayant de se rassurer par son territoire. Mais une autre partie de moi évolue vers plus de liberté. En aimant ma propre liberté, je me suis rendu compte que le sentiment de jalousie n’était plus aussi violent. C’était comme si ma mâchoire intérieure se desserrait. Finalement, assez naturellement, la jalousie s’en est allée. Que l’autre puisse aimer, regarder ou même faire l’amour avec quelqu’un d’autre ne m’exclut pas nécessairement. La fidélité du cœur peut aller de pair avec un nomadisme sexuel.

Réel : Cette polyfidélité que vous proposez, est-ce une nouvelle culture?

P. S. : Effectivement. La polyfidélité suppose de pouvoir rester fidèle à plusieurs passions, amoureuses, artistiques ou autres. Elle est une ouverture sur l’amour non exclusif. Mais tout le monde n’est pas “polyfidèle”. Il y a des gens qui sont plus “mono” que “poly”. Certains hommes ont plus une structure de Tristan que de Don Juan. Tristan est l’homme d’une seule femme, Don Juan l’homme de plusieurs.

De même certaines femmes sont plus Eve que Lilith ou inversement, Eve incarnant la femme d’un homme et Lilith celle qui n’appartient à personne.

Nous sommes tous structurés mono ou poly selon les conditions de notre éducation et nous cherchons une marge de sécurité. Mais il nous faut en même temps une marge d’insécurité. La personne ” mono ” sera amenée à beaucoup plus dramatiser une infidélité que ne le fera la personne ” poly ” mais dans les deux cas c’est finalement l’amour de soi et l’autonomie qui garantiront le mieux une sécurité affective quoi que fasse l’autre.

C’est pour traduire cette complexité paradoxale que j’ai adopté ce titre “Bienheureuse infidélité” dans mon dernier livre. L’infidélité est une insécurité, et en même temps, une occasion de grandir. Beaucoup de personnes ont pu évoluer à travers leurs infidélités, et des couples ont mûri en traversant cette épreuve.

On peut même se demander parfois si les couples ne se créent pas des occasions d’infidélité pour se redonner des conditions d’éveil.”

Par Valmont le 22.10.2007 @ 6:19 am

Vous avez entendu parler de Big Love, cette télésérie américaine traitant de la vie d’un homme ayant… trois femmes ?

Je visionnais hier soir le premier épisode de la seconde saison. Exit le conte de fées et les fantasmes désincarnés.

Bienvenue dans la réalité contemporaine complexe d’un polygame vivant à Salt Lake City dans l’état américain d'’Utah, qui compose sa vie avec… trois femmes, sept enfants et une avalanche de problématiques, dont certaines que les pratiquants bdsm n’ignorent pas : la crainte des jugements et du rejet, les frontières entre notre vie et celles de nos enfants, le difficile équilibre entre vie privée et vie publique, la conciliation ardue entre nos principes, nos désirs et ceux d’autrui, la jalousie des envieux.

Dans l’océan d’insignifiance télévisuelle, Big Love est une île sur laquelle il fait bon échouer.

scène de Big Love, une télésérie au canal HBO