Skin TWO Films Presents London Fetish Girls
Par Valmont le 17.02.2009 @ 4:56 pm

“Avec ces menottes aux poignets, vous n’irez pas très loin. Enfin, souhaitez-vous vraiment vous enfuir?”

Je ris de bon coeur. Elle ne peut s’empêcher de rire, malgré la tension qui la tenaille. Elle est tout de même menottée la belle femelle par un inconnu dans un endroit inconnu… sa robe est retroussée alors qu’elle ne porte plus sa culotte… elle n’a aucune idée de ce qui l’attend…

“Tenez-vous bien droite, soumise. Monsieur revient dans un court moment. Le temps que vous puissiez digérer convenablement… avant le prochain service…”

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Par Valmont le 17.10.2008 @ 10:00 am

Pourquoi aimez-vous humilier la soumise, Monsieur?

Pasque.

Bon d’accord, je veux bien vous éclairer.

Dans le Guide des émotions, l’auteure donne un exemple de situation de honte, celle provoquée par la peur de parler en public :

Il est difficile de s’exposer au jugement de l’autre et de consentir à être humilié. Si je considère comme puérile ma peur de parler en public, il est normal que je craigne que d’autres portent le même jugement que moi. En m’exposant à leur critique, je prends le risque d’être humilié.

Par contre, si je ne m’expose pas dans ce que je suis, je perds l’occasion de m’assumer. Il est particulièrement important, pour croître, que je confronte les objets de ma honte. C’est par ce chemin que je puis régler le problème qui en est la source.

Je ne saurais mieux décrire une partie de mon travail de guide dans l’échange de pouvoirs érotique. Juste remplacer dans le texte la peur de parler en public par la peur de montrer son corps… un exemple parmi mille d’un enjeu important auquel peut être confrontée une personne soumise.

Mon but comme dominant, c’est de l’aider cette soumise à mieux accepter son corps, à s’accepter… quitte à la déshabiller devant des inconnus, s’il le faut. Et lui faire tenir les yeux grand ouverts. Non pas pour qu’elle se foute des autres, mais pour qu’elle en prenne conscience, qu’elle sente sur elle toutes ces mines curieuses, allumées, voire les regards les plus conscupiscents…

Mon but comme dominant, c’est de l’aider cette soumise à mieux s’accepter comme personne à part entière. À s’accepter comme femme ayant des désirs et des fantasmes qui ne cadrent pas avec les canons sociaux à l’image de la femme avec laquelle on fait des enfants.

Une mère aussi a du désir.

Pourquoi lui refuser ce que certains de nous souhaitons le plus au monde : être et vivre avec une femme qui assume ses désirs et ses besoins érotiques les plus hardis?

Par Valmont le 16.10.2008 @ 12:43 pm

L’humiliation à des fins érotiques est un sport extrême qui rebute beaucoup de gens qui préfèrent recevoir 500 claques sur les fesses. Il est vrai qu’il est moins compromettant pour une personne de se soumettre physiquement que psychologiquement.

Bon d’accord, si la dimension sado-madochiste fait passer ses pratiquants pour des brutes, dans le cas de la domination à caractère plus psychologique, on voit défiler rapidement tout un cortège de mots comme manipulation, danger, gourou, lavement, perte d’identité et que sais-je.

Quand je l’humilie, je sais que je la touche. Que sa muraille est percée. Qu’elle ne fait pas semblant. Elle ne peut se réfugier nulle part.

Quand je l’humilie, elle est sous l’emprise du regard, de la voix. Je la tiens.

Il n’est pas question de lui faire baisser le regard. Je veux la regarder dans le blanc des yeux. Question de savourer son trouble.

Et peut-être même en rajouter…

Par Valmont le 14.10.2008 @ 1:45 pm

Que dire de cette admirable posture lors d’une soirée, genre dans la salle à dîner ?

Devant des invités ?

Oh la belle variante.

soumise avec cagoule attachée à une chaise avec pinces aux seins

Photo : Masterem.

Par Valmont le 10.10.2008 @ 1:48 pm

Un exemple d’humiliation dans un contexte bdsm parmi mille : la soumise fantasme sur le fait de se promener à quatre pattes dans la maison, sous le regard concupiscent de son maître. Cette activité peut la stimuler sexuellement, mais rien n’empêche qu’elle puisse être terriblement dégoûtée par une telle perspective. Cette activité peut même entraîner chez elle une crainte panique.

Et là, je ne vous parle pas encore de la promener ainsi devant des inconnus un soir de partie de cartes chez des amis. Non mais, imaginez…

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Par Valmont le 06.10.2008 @ 7:59 am

Je reviens à cette définition de l’humiliation comme une blessure à l’amour-propre, un accroc à l’image que l’on veut donner de soi-même. Elle est intéressante cette définition dans la mesure où elle situe mon action comme dominant lorsque j’utilise l’humiliation à des fins… pédagogiques.

Quelle est l’image d’elle-même que veut donner la soumise? Qu’elle est :

  • la plus docile?
  • la plus perverse?
  • la plus servile?
  • la plus masochiste?
  • la plus désirable?
  • la plus exhibitionniste?
  • toutes ces réponses?

À l’écouter la soumise, elle serait toujours plus. Cette prétention est fichtrement intéressante car elle mérite alors validation. Est-elle aussi docile qu’elle le dit? Jusqu’à quel point est-elle exhibitionniste, la nana? Des heuuuuuuures de plaisir en perspective.

Vous me direz : “mais non, Monsieur, il y a des tas de soumises qui se disent pas docile, pas perverse ni servile, ni masochiste, désirable ou exhibitionniste”. Oh, voilà qui est bien vrai. Celles-là aiment bien jouer les cachottières.

Je pense à celle à qui je demande de se tenir droite au mur pendant que je retire sa culotte sous sa robe et qu’elle se laisse faire. Je la regarde alors dans les yeux et lui dis : “vous, pas docile? Allons donc, vous êtes la docilité même, femme soumise”.

Il faut voir alors les lueurs dans son regard… son désir soudain de se laisser glisser sous la moquette, la coquette.

On pourrait avancer que l’humiliation dans un contexte bdsm est une situation donnée où le dominant cherche à valider un comportement de la soumise, à dévoiler un désir caché, une préférence tenue à l’écart, un fantasme.

Le dominant obtient par le fait même un grossissement sur l’image que la soumise a d’elle-même, l’image que les autres ont d’elle, et ce qu’elle pense que les autres pensent d’elle. Et la soumise vit alors une réaction d’humiliation devant le jugement de l’autre et du jugement négatif (culpabilité) qu’elle porte elle-même face à ce qui est révélé avec netteté  cette femme offre à d’autres les rênes de sa volonté sur sa personne.

L’humiliation serait une dégradation de l’image de soi, dit la définition. Tout dévoilement de soi à l’autre, d’une partie intime, d’une pensée, d’une intention est dans le contexte bdsm source d’humiliation potentielle de la personne soumise qui devient dès lors dévoilée, mise à nu, percée.

Il s’agit moins de la dégrader son image que d’en souligner les caractéristiques au crayon gras, la crier fortement devant tout le monde, voire s’en moquer, gentiment ou plus férocement, c’est selon l’inspiration du moment.

Lorsque le dominant fait clairement voir à la soumise ce qu’elle ne veut pas (trop) voir, ni montrer ou avouer, cela provoque chez elle un embarras qui se mue en excitation, jusqu’à aller dans le meilleur des cas à une production industrielle de cyprine involontaire…

L’humiliation comme jeu de miroir est un outil extrêmement puissant.