Par Valmont le 15.12.2007 @ 3:02 am

Quand je suis tombé (paf !) sur cette image, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à l’anneau pour chiens aperçu au mur du centre commercial. Sur l’écriteau, on peut y lire : “Attache pour chiens.”

“Ah ben, le bel objet ! La belle idée ! Une attache pour chiennes.”

Ma voisine de nana rit. je me demande si elle rirait si…

soumise en laisse

Photo : via Masterem.

Par Valmont le 10.11.2007 @ 12:34 pm




Photo : settore222.

Par Valmont le 25.10.2007 @ 11:49 am

Un souvenir bdsm impérissable.

Vous êtes dans une soirée bdsm publique dans un bar de la métropole. Vous êtes accompagné d’une grande femme à l’allure fière, dans la fin quarantaine, voix forte, sourire mutin, port altier, qui en impose avec son énergie : elle fait très madâââme. Le genre de femme devant laquelle 95 % des personnes se disant « dominantes » se mettraient à genoux au moindre claquement de doigts de sa part.

Soudain, vous dites à cette femme d’approcher, vous avez quelque chose à lui proposer gentiment. Elle s’exécute rapidement, frétillante bien qu’inquiète de la prochaine diablerie à laquelle elle s’attend à être conviée.

Eh oui, c’est une femme dans tout ce qu’il y a de plus soumise. Faire plier une madââame is so…

Vous la regardez avec votre plus beau sourire carnassier, prenant plaisir à débiter lentement ce que vous avez à lui dire. On jurerait qu’elle est déjà juchée sur un fil de fer tout au haut du chapiteau, sous les regards attentifs de la foule. Vous lui faites remarquer. Ses tempes rougissent déjà…

En la fixant droit au fond des iris, vous proposez à cette soumise de reculer au fond de la grande pièce dans laquelle vous vous trouvez. Ensuite, elle pourra revenir à quatre pattes très lentement vers vous, devant tous ces gens inconnus qui vaguent à diverses occupations. Elle qui possède deux adorables petits chiens, vous la faites hoqueter d’un rire horriblement gêné avec votre comparaison idiote. Car vous lui proposez en quelque sorte de parader dans un concours canin.

La soumise finit par obtempérer, se rend au fond du bar, se met à quatre pattes et s’avance vers vous, tel que prescrit. Une belle chienne fière et racée, qui obéit au doigt et à l’oeil, que demandez de plus? Durant toute la traversée de son désert, l’exercice la transit de honte, ses tempes ont pris depuis la teinte de la pivoine : elle veut passer sous le plancher.

Des gens jettent un oeil vers elle, ne comprenant pas trop ce qui se passe. D’autres s’affairent à manier le fouet, une masse de chair cagoulée sur une croix Saint-André ou des culs rebondis de rougeur. Certaines personnes se permettent même d’approcher de la chienne, mais vous ne bougez pas. Étant à l’extérieur de son aire, ces personnes ne mettent aucunement en péril son intégrité, d’autant que leur mouvement donne la chienne… à la chienne. Cet effet n’est pas négligeable dans son plaisir.

Parmi les gens, vous remarquez soudainement qu’une femme examine la scène avec intérêt. Il n’y a pas de doute, elle prend plaisir à ce qu’elle voit. Ça se voit dans son oeil pétillant. Elle jette un regard circulaire sur la salle comme si elle cherchait quelque chose. Elle finit par croiser votre regard. Elle vient de comprendre. Elle vous offre son plus beau sourire en guise de remerciement et se retourne pour voir la soumise terminer son parcours.

La soumise? Quelle soumise? Ah ouiiii, la soumise!

Elle est maintenant à vos pieds ladite soumise. Vous la remerciez d’avoir réussi ce petit exercice simple. Et sans crier gare, vous lui demandez d’ouvrir davantage les jambes, car vous souhaitez vérifier le degré d’humidité de son sexe… à moins de demander à un voisin tout près de le faire pour vous… ou même à une voisine…

Là, vous n’avez plus aucun doute : avec cette soumise, vous pourriez vous lancer dans la construction d’une usine de cyprine.

Par Valmont le 31.12.2006 @ 6:39 pm

Voyons ce qu’avait à dire le saint homme sur la question de la chasteté.

Ce qu’ils l’ont le tour ces gens d’église d’utiliser les mots qui résonnent.

Ça paraît que quelques-uns sont passés par là… :- ))

“Il faut pouvoir opposer à la concupiscence ce que Jean Paul II appelle la vertu de continence ou la chasteté ou encore la maîtrise de soi.

La chasteté est-elle ce qu’elle passe pour être : une austérité, une frustration propre aux chrétiens ?

Jean Paul II nous la présente au contraire comme une richesse en ce qu’elle permet une communication plus profonde et d’atteindre à une vraie liberté. En effet la chasteté permet aux époux de développer toutes les dimensions du langage du corps et évite à l’acte conjugal de n’être qu’une libération des tensions sexuelles du corps. La chasteté fait place à l’affection, à la tendresse et aux expressions non spécifiquement sexuelles de la communication des époux.

ce cher Vicomte de Valmont devisant des vertus de la vertu avec la Présidente de Tourvel« Si la chasteté conjugale (et la chasteté en général), dit Jean Paul II, se manifeste d’abord comme une capacité à résister à la convoitise de la chair, par la suite elle se révèle graduellement comme capacité de percevoir, d’aimer et de réaliser les significations du langage du corps qui demeurent absolument inconnues à la concupiscence elle-même, et qui enrichissent progressivement le dialogue conjugal des époux en le purifiant et en le simplifiant en même temps”.

De manière plus précise la chasteté permet de contrôler l’excitation et l’émotion. Vivant de la vertu de chasteté nous devenons capables de vivre notre vie conjugale selon plusieurs registres de communication, de la tendresse désintéressée à la passion sensuelle, dans toute les dimensions du langage du corps. »”

Dans le contexte BDSM, la chasteté a des vertus liées à la restriction, le tourment.

La chasteté peut servir à l’apprentissage de la patience et de l’attente. Il est bon de la faire attendre un peu, ne pas lui donner ce qu’elle veut (ou qu’elle devine vouloir) tout de suite.

La chasteté est un formidable outil pour gérer la libido de la soumise.

Comme le dit JPII, la chasteté peut permettre alors d’aller explorer d’autres registres érotiques.

Par Valmont le 15.08.2006 @ 2:06 am

Ce texte est une adaptation réalisée par Valmont d’un extrait du chapitre 7 : Training Techniques, de l’ouvrage intitulé The Beginners Guide to Dominance and Submission de James Bryant.

L’humiliation est une technique de conditionnement de la personne soumise qui consiste à lui faire accomplir un acte qui lui répugne ou l’embarrasse au plus haut point.

Par exemple, la faire manger dans un petit bol à quatre pattes les mains attachées.

Ou lui faire lécher son verre de vin par terre, slurpppp.

Ou lui ordonner un geste intime devant public, de façon à colorer ses tempes du rouge le plus éclatant.

Un beau rouge chinois, là. Hum !

Les jeux incluant les excréments et l’urine relèvent également de ce type de conditionnement.

L’humiliation peut être un outil de contrôle et de discipline assez efficace, bien que plusieurs la considèrent excessive.

Excessive, excessive… l’humiliation, c’est comme manier un bâton de dynamite.

Voilà un jeu passionnément verbal, résolument cérébral, aux répercussions physiques nombreuses. Sentir son trouble dans ses yeux… dans sa voix… ses gestes.. re-hum !

L’humiliation peut induire un tas de réactions à divers degrés chez la personne soumise : inconfort, honte, embarras, gêne, sentiment de ridicule, dégoût, tourment… voire de la colère… toutes énergies que la personne dominante peut harnacher comme bon lui semble.. :- )

En principe, la personne soumise obéit à la personne dominante pour (notamment) lui faire plaisir. Toutefois, lorsqu’elle ignore volontairement une indication ou qu’elle joue à braver l’”autorité”, l’humiliation peut se révéler très dissuasive… peut-être davantage qu’une “punition” corporelle, par exemple dans le cas d’une personne soumise aimant la douleur.

Non mais, entre vous et moi, un Dominant serait fou de ne pas se servir de ce si bel outil, qu’en pensez-vous ?

Il vous vient des idées pour la faire bafouiller de honte ? Allez, allez, dites.

Photo : Messymissy.

Par Valmont le 11.08.2006 @ 5:05 pm

« Pour être, le désir a besoin du temps. »

Lu dans Le désir de Pierre Rey chez Plon (l’éditeur).

Et encore :

« Pour que s’opère la jonction du désir et du temps - plus improbable encore que l’arrimage en plein ciel de deux corps en chute libre - il y faut ce nécessaire et permanent miracle, le timing.

Si le mot me vient en anglais, c’est que je ne sais dans ma propre langue, lui restituer toute la plénitude de son sens. Synchrone, en temps voulu, propice? Scansion? Tempo - mais tempo est italien. Concordance ? Moment?

Timing, très exactement.

Quelque chose entre l’instant d’avant et l’instant d’après, l’instant d’incandescence, au lieu rigoureux où se produit la mise en acte du désir et du temps.

Hors de ce point parfait, le point d’avènement des choses, rien ne se passe, rien ne s’enflamme, rien ne naît.

Encore faut-il pour la mise à feu du système, qu’un détonateur commun lui en fournisse l’étincelle : c’est le langage. À la différence du reste de la création, l’être humain est un être parlant.

Donc, il parle. Pour dire quoi? Son désir.
Car on ne parle que pour dire qu’on désire.
Et le désir n’existe que pour être dit.
Même s’il est impossible à dire. »

Le désir impossible à dire ? Vraiment ?.. :- )