Par Valmont le 13.09.2006 @ 11:17 am

Lu dans Deviant Desires.

La sexualité humaine est un vaste univers où tout reste à découvrir.

Avec l’internet, nous pouvons désormais explorer en profondeur chacun de nos besoins, de nos désirs, de nos fantasmes de façon spécifique.

Vous croyez être la seule personne à avoir en vous telle ou telle pensée ? Vraiment? :- )

Cartographie des perversions sexuelles

Par Valmont le 28.03.2006 @ 9:53 am

Je viens de terminer la mise en ligne du questionnaire sur les motivations de la personne soumise qui permet de tracer le contour de ses attirances pour la soumission et le BDSM en général. Ce qui me donne l’occasion de revenir à cette vieille idée d’en confectionner un à l’usage des personnes dominantes. Un tel questionnaire pourrait s’avérer fort utile aux personnes soumises sérieuses qui souhaitent cirsconcrire à qui ils ou elles ont affaire.

(Quelques minutes plus tard.)

Le concours de personnes soumises me serait fort précieux dans l’élaboration d’un tel questionnaire. Interest anyone? Si oui, simplement commenter ce billet en me laissant votre courriel qui n’apparaîtra nulle part.

Après quelques lunes, voici donc le questionnaire sur les motivations de la personne dominante, gracieuseté de liberté.


Par Valmont le 05.12.2005 @ 10:52 pm

Lu sur le site de Psychologies.com :

L’attirance pour le sado-masochisme est-elle un handicap pour construire une relation ?

Médecin sexologue exerçant en cabinet depuis de nombreuses années, Jean-Luc Thoréton répond :

Les fantasmes sont sources d’excitation et de plaisir. Ce n’est pas leur nature qui pose problème entre adultes consentants, c’est plutôt lorsqu’ils deviennent exclusifs.

Si les jeux dits sado-masochistes attirent, il faut aller les découvrir pour mieux les maîtriser, sans jamais les imposer, mais en les distillant progressivement. On peut ainsi faire des découvertes sur soi-même et sur les autres. Il n’y a aucune raison de se sentir seul et certainement pas handicapé. C’est une certaine richesse, à chacun de ne pas en faire une obligation stérile.

La remarque est intéressante : toutes les instances médicales sérieuses abondent dans le même sens. Que ce soit l’Association américaine de psychiatrie ou Sexydoctor… :- )

Par Valmont le 30.10.2005 @ 3:56 am

Article écrit par Valmont pour le magazine Corps & Âme en …

C’est une adaptation du texte ‘9 levels of submission’ de Diane Vera, publié initialement dans ‘The Lesbian S/M Safety Manual’ par Pat Califia, Lace/Alyson Press, Boston, 1988 (selon cette source).

première parution : septembre 2001
dernière mise à jour : 30 octobre 2005

La soumission… un état qui renvoit à bien des fantasmes et des clichés.

Mais entre la personne qui veut se soumettre une fois de temps à autre et selon ses termes, et celle qui veut abdiquer tout pouvoir en tout temps, il existe bien des espaces intermédiaires. Un survol.

Dans le monde BDSM, une multitude de termes servent à désigner la personne qui se soumet : soumise, esclave, servante, soubrette, bonniche, pouliche, poupée, jouet, catin, chienne, etc.

Plusieurs francophones utilisent même leurs équivalents en anglais : sub (pour submissive), slave (pour esclave), bottom (littéralement : dessous, par rapport à Top, dessus, dominant ; termes issus du monde gai), student (pour pupille, élève, apprenti-e), doll, toy, pet, boy, girl, ponygirl, ponyboy, maid, french maid, sissy maid.

Bref, vous avez le choix des armes.

Par contre, si ces mots sont parfois utilisés sans égard de distinction, plusieurs renvoient à un état bien spécifique de soumission. D’où les fréquents malentendus entre personnes désirant se soumettre et les personnes souhaitant dominer.

Si une personne vous déclare vouloir devenir votre esclave dévouée, comme personne dominante, vous avez intérêt à savoir si elle entend par là la scène du samedi soir autour d’un souper aux chandelles avec pour dessert les menottes Fisher-Price … ou si elle aspire à une relation BDSM 24/7 à long terme.

D’où l’importance d’une franche et saine discussion de fond entre les partenaires impliqués avant d’entrer en interaction.

Car on entre pas dans les grandes discussions une fois ligotée. Il est un peu tard pour y penser. Même si rien n’empêche à tout moment de remettre les pendules à l’heure à l’aide du droit de véto inhérent aux relations BDSM pleinement saines et consenties.

De l’utilité des degrés de soumission

Dans les années 1980, Diane Vera, publiait dans The Lesbian S/M Safety Manual, un texte intitulé Nine levels of submission, devenu depuis ce temps une sorte de document de référence.

Ces degrés de soumission s’avèrent très utiles dans le processus de négociation des termes de l’interaction BDSM entre les participants.

Loin du cadre rigide, ils servent à clarifier les intentions et offrent des balises à la personne soumise afin de l’aider à se situer, à définir ce qui l’anime, à mieux comprendre ses attentes, comment elle conçoit ses interactions.

Car se soumettre… au delà des clichés et des formules toutes faites… que veut-elle dire par là ? que sait-elle de ses désirs ? connaît-elle ses limites ? à quoi elle s’attend ? Sachant cela, serais-je en mesure de la diriger, de veiller à sa sécurité tout en la dominant ?

Pour la personne dominante, ces degrés permettent de savoir quels types de soumission elle est en droit de s’attendre de la part de cette personne devant elle qui déclare vouloir se soumettre, si elle est en mesure de répondre aux besoins exprimés, etc.

Ceci dit, ces degrés de soumission ne sont pas une échelle où l’on débute par un premier stade léger pour progressivement déboucher vers des stades plus avancés ou extrêmes.

Ce n’est pas une classification rigide non plus, ni un jugement de valeurs, ni un palmarès de ce qu’est une « bonne » ou une « vraie » soumise. Ce sont tout simplement des balises pour nous aiguiller dans notre cheminement. Si vous demandez à dix personnes soumises de définir leur soumission, vous risquez fort d’obtenir dix réponses très différentes et nuancées pouvant emprunter à plus d’un degré, selon l’interlocuteur, les circonstances, le feeling. À chacun de tracer ses besoins et limites.

Même dans les cercles BDSM, tous ne s’entendent pas. Être soumise ne veut pas dire que vous devez accepter nécessairement, absolument les jeux de douleur, pour prendre un exemple. Trop fréquemment, on entend dire qu’ « elle, c’est pas une vraie soumise car elle refuse certaines choses ». Même constat pour les gens polyvalents (switch) : « ah c’est pas une vraie soumise, elle, parce que durant la soirée, elle et son partenaire changent de rôles. »

Si on tente de vous faire croire ces choses, n’en croyez rien. On peut très bien affectionner les jeux de douleur sans vouloir « se soumettre » forcément. Tout comme on peut être fortement attirée par les jeux de soumission sans être masochiste.

Enough said.

Place aux neuf degrés de soumission selon Diane Vera.

1. La personne carrément masochiste mais non soumise ou le libertinage sensualiste

Pas de servitude, de scènes d’humiliation ou d’échange de pouvoir, mais simplement certaines formes de douleur et/ou une sexualité épicée, genre petites rudesses animales…

Plus un trip des sens à ses conditions et pour son plaisir direct que le fait d’être utilisé pour assouvir le sadisme du partenaire. Pas du genre à allumer sur les jeux de douleur/plaisir en tant que tel ou à être attirée par le sado-masochisme ou des sports plus extrêmes.

2. Pseudo partenaire de jeu(x)

Apprécie la panoplie des jeux de rôles légers (scènes de la petite école, jouer au docteur, jouer aux cowboys/Indiens, l’infantilisme, le travestisme forcé) mais aucune forme de servitude au menu, même une fois dans le rôle.

Dirige largement la scène. Cette personne compte généralement plusieurs partenaires de jeux sur une base non permanente ou sans engagement véritable.

3. Pseudo-soumise

Aime jouer à la personne soumise «pour voir» c’est quoi l’état de servitude. Peut à l’occasion aimer se sentir utilisée pour assouvir les pulsions sadistes du-de la partenaire, et même aller jusqu’à le-la servir dans certains cas, mais à ses propres conditions.

Dirige largement la scène, parfois fétichiste (adoration des pieds, par ex.). N’a pas nécessairement d’engagement émotionnel envers la personne dominante. Ne désire pas être dressée pour la soumission. Ne cède pas beaucoup de contrôle ou sinon pour de brefs moments. Désire une variété de partenaires de jeux. Peut être avec une personne dominante quelque temps, sans être prête à céder réellement le contrôle.

4. Personne soumise dans les jeux de rôles définitivement non esclave

Offre une partie de sa volonté seulement sur des bases temporaires et à l’intérieur de limites spécifiques, et retire sa satisfaction de la soumission autrement que dans l’acte de servir ou d’être utilisée.

Le suspense l’allume, tout comme le fait de se sentir vulnérable et de céder ses responsabilités. Ne dirige pas la scène sauf à quelques exceptions, mais recherche surtout son propre plaisir, plutôt que celui de la personne dominante. Joue à fond durant la scène, mais en sort une fois que tout est terminé.

5. Personne soumise-jouet

Lâche rarement prise hormis peut-être sur des bases temporaires, durant de brèves scènes et à l’intérieur de limites bien spécifiques. Retire sa satisfaction dans le fait de servir/d’être utilisée par la personne dominante pour des motifs de plaisir, généralement érotiques. Cherche son propre plaisir avant tout.

6. Soumis-e

Donne réellement le pouvoir à la personne dominante (généralement à l’intérieur de certaines limites); veut servir, obéir, plaire et être utilisée par la personne dominante; souhaite offrir ses services à des fins érotiques ou non; peut même se glisser dans un rôle d’esclave à temps plein durant quelques jours.

A généralement une relation à long terme avec son-sa Maître-sse, relation faisant l’objet d’un contrat et d’un engagement profond. Est beaucoup plus dévouée aux besoins, demandes et désirs de la personne dominante, qu’aux siens propres. Son plaisir provient généralement du besoin viscéral de servir, complaire et obéir à son-sa Maître-sse. Retire une fierté de ce besoin de servir et est généralement bien entrainée. Certaines de ces personnes peuvent vivre avec leur Maître-sse sur une base partielle ou à temps plein, bien que ce ne soit pas toujours le cas.

La majorité des personnes soumises portent le collier de leur Maître-sse.

7. Soumise consensuelle mais réelle esclave, à temps partiel

Dans une relation suivie et se considère la propriété de son-sa Maître-sse en tout temps. Veut lui obéir et lui plaire sur tous les plans dans la vie, érotiques et non érotiques. Peut dédier une partie de son temps à d’autres engagements mais Maître-sse a le dernier mot sur ses temps libres. En général, une entente spécifique et écrite lie les parties.

8. Esclave à temps plein sur une base consensuelle

Hormis sur quelques menus aspects et limites, cette personne considère n’exister que pour le bien-être et le plaisir de son-sa Maître-sse. En retour, elle s’attend à être vue comme un cadeau de grand prix (propriété).

Un grand nombre d’esclaves cumulent les tâches professionnelles et ménagères, et leur salaire est volontiers remis au-à la Maître-sse afin qu’il-elle en prenne soin. Vu par le prisme du BDSM, un tel arrangement tient compte du consentement de la personne esclave et reconnaît explicitement les dangers d’un tel statut, par l’échange de pouvoir en cause, ce qui se traduit bien souvent par des pré-arrangements plus clairs et définis que bien des contrats de mariage traditionnels…

Un contrat écrit étant avisé dans ce type de relation, dans plusieurs de ceux-ci, on peut lire en toutes lettres que si la personne esclave demande à être libérée et que sa demande lui est refusée, alors elle doit honorer son engagement et rester auprès de son-sa Maître-sse.

9. Esclave entière et sans limites sur une base consensuelle

Un fantasme répandu bien que rarement appliqué dans la vie quotidienne (sauf dans le cas de certains cultes religieux et d’autres situations ou le consentement est induit par lavage de cerveau ou par des pressions sociales ou économiques).

Certains puristes insisteront sur le fait que vous n’êtes pas une personne réellement esclave tant que vous n’acceptez pas de faire absolument tout ce que la personne dominante vous demandera. Plusieurs se réclameront de l’esclavagisme total sans limites…. bien que nous ayons tous et toutes nos limites, quelles qu’elles soient.

Croire le contraire est illusoire.


Par Valmont le 24.10.2005 @ 2:02 am

Ce texte est une adaptation par Valmont d’une traduction que l’on pouvait lire autrefois dans le site de Powerotics. Ce texte a paru dans le revue Corps & Âme en juillet 2003.

Si ce n’est déjà fait, je vous suggère de débuter la lecture de ce texte sur “les étapes dans les échanges de pouvoir érotiques” avec cette introduction.

Il n’y a pas d’âge pour développer des pensées liées aux échanges de pouvoir érotiques.

Jouer au docteur avec sa petite voisine peut laisser une forte impression qui peut avoir des échos longtemps avant de reprendre forme. D’autres auront la révélation de leur vie en visionnant tel film, en sortant à tel endroit, en défilant telle page web. On peut entrer dans le cercle à tout moment, mais ce n’est en aucun cas une indication que l’on développera des pensées BDSM ni que l’on deviendra un adepte de ces pratiques durant le reste de nos jours.

Souvent, les gens découvrent le BDSM après avoir traversé une période difficile dans leur vie, comme un divorce ou une remise en question du couple, ce type d’événements induisant un regard sur nous-même et sur notre environnement.

Il est aussi possible que cette découverte soit influencée par le développement général de l’individu, de sa vie, et plus particulièrement de sa sexualité.

Les sentiments éprouvés à ce moment ne sont pas en général explicitement dominant ou soumis. On parle plutôt d’un intérêt plus général pour ces tendances. Au sens strict, personne n’est 100 % dominant ou 100 % soumis. L’attirance vers l’une ou l’autre dimension peut cohabiter chez la même personne qui prendra par la suite une direction déterminée, sauf si elle souhaite entretenir les deux aspects dans ses jeux (on désigne ces gens – parfois de façon péjorative - par le terme anglais « switch », ou polyvalent). Par ailleurs, il n’est pas rare de voir des gens surgir avec l’idée toute faite qu’ils sont dominants, et qu’en cours de route, leur nature soumise émerge…

Les causes de cette évolution dans le développement ne sont pas toujours clairement identifiées.

Il est certain que des aspects comme l’éducation, l’ouverture d’esprit, la créativité, le passé familial et la religion ont une influence.

Malheureusement, un passé marqué par des abus sexuels est parfois également un facteur d’influence.

Cette étape est très souvent marquée par l’incertitude.

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Par Valmont le 26.11.2002 @ 6:36 am

Article sur l’usage du pseudonyme dans l’exploration de sa sexualité, écrit par Valmont pour le magazine Corps & Âme no 41 en novembre 2003.

Qui êtes-vous dans le cyberespace ? Êtes-vous la même personne que vous êtes en personne ou quelqu’un de légèrement différent ? Il vous est déjà arrivé d’y emprunter une identité différente ? Si oui, l’usage d’un pseudonyme a-t-il favorisé l’exploration d’aspects de votre sexualité que vous ne connaissiez pas avant?

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