Par Valmont le 05.12.2005 @ 10:52 pm

Lu sur le site de Psychologies.com :

L’attirance pour le sado-masochisme est-elle un handicap pour construire une relation ?

Médecin sexologue exerçant en cabinet depuis de nombreuses années, Jean-Luc Thoréton répond :

Les fantasmes sont sources d’excitation et de plaisir. Ce n’est pas leur nature qui pose problème entre adultes consentants, c’est plutôt lorsqu’ils deviennent exclusifs.

Si les jeux dits sado-masochistes attirent, il faut aller les découvrir pour mieux les maîtriser, sans jamais les imposer, mais en les distillant progressivement. On peut ainsi faire des découvertes sur soi-même et sur les autres. Il n’y a aucune raison de se sentir seul et certainement pas handicapé. C’est une certaine richesse, à chacun de ne pas en faire une obligation stérile.

La remarque est intéressante : toutes les instances médicales sérieuses abondent dans le même sens. Que ce soit l’Association américaine de psychiatrie ou Sexydoctor… :- )

Par Valmont le 24.10.2005 @ 2:34 am

Ce texte est une adaptation par Valmont d’une traduction que l’on pouvait lire autrefois dans le site de Powerotics. Ce texte a paru dans le revue Corps & Âme en juillet 2003.

Si ce n’est déjà fait, je vous suggère de débuter la lecture de ce texte sur “les étapes dans les échanges de pouvoir érotiques” avec cette introduction.

La gêne d’éprouver du plaisir à la perspective de rougir les fesses de l’être aimé, par exemple, peut produire des périodes plus ou moins longues de rejet des pensées liées aux échanges de pouvoirs érotiques.

Plusieurs facteurs influencent ce plaisir, notamment l’éducation reçue, les antécédents familiaux, les tabous sociaux, le manque général d’information sur le sujet, un cadre juridique restrictif, les préjugés et stéréotypes, et un manque d’éducation sexuelle.

À ce stade, tant les dominants que les soumis ont l’impression qu’ils sont les seuls au monde à avoir ces «idées folles» et n’en parleront en aucun cas autour d’eux. Certains se mettront en recherche active d’information, d’autres cultiveront secrètement leurs pensées.

Pour la personne impliquée, ces pensées ne sont pas identifiées comme «mauvaises», car elles ont quelque chose de positif et de spécial qui leur est propre.

Bien sûr, elles entrent en conflit direct avec les standards sociaux. Aujourd’hui, même s’il n’est pas rare de lire des articles pro-BDSM dans les revues féminines québécoises, pour ne prendre que cet exemple, être soumise pour une femme, c’est mal vu. Celles qui nourrissent des fantasmes de viol ou d’enlèvement sont souvent perçues par les autres comme un danger.

L’homme lui aura des craintes de passer pour monstre ou sadique. Plusieurs seront taxés de faible et de «moumoune» s’ils osent avouer leurs besoins de soumission.