Par Valmont le 08.12.2006 @ 12:22 am

De temps à autres, on entend parler des difficultés du couple. Du couple vanille, s’entend.

À plus forte raison, le couple bdsm devrait représenter un défi encore plus grand, non ?

le coupleMais est-ce vraiment si différent entre le couple vanille (légitime ou non) et le couple bdsm (légitime ou non) ?

Les enjeux sont-ils si différents ?

Ah, j’entends déjà des gens répondre en toute légitimité que la présence des enfants constitue un enjeu dans la relation bdsm, de même que le manque de temps, trop de boulot, de fatigue, de… toutes choses véridiques.

Mais ne sont-ce pas là les enjeux du couple vanille également ?

La question que je me pose est la suivante : tant dans la vanille que dans le chocolat, le défi ultime n’est-il pas celui de la capacité à s’ouvrir à l’autre, de se regarder, d’apprendre à se connaître, et d’assumer ses désirs et ses choix ?

N’y a-t-il pas déjà un gage de réussite de la relation à terme en examinant la capacité de la personne soumise à s’ouvrir à la personne dominante (l’inverse est aussi vraie), à se regarder et lui permettre de la regarder ? Au lieu de faire semblant… pour faire plaisir à l’autre.. et se mentir à soi-même..

J’aime bien le point de vue du bonhomme Languirand sur le couple et ses défis qui étonnamment m’influence beaucoup dans ma façon de faire du bdsm :

Parmi les pièges du couple, celui dans lequel on tombe le plus fréquemment consiste à vouloir conquérir / refaire l’autre.

Au lieu de se conquérir soi-même; de se refaire par le travail sur soi.

Mais il y a le doute terrible : si j’entreprends de travailler sur moi, est-ce que l’autre, l’époux / l’épouse, ne va pas profiter de la situation ?, abuser de moi ?, prendre le dessus ?

Comme c’est difficile de s’abandonner, d’avancer à découvert, de vivre généreusement car, au moment où on travaille sur soi, en effet, on renonce en partie à son système de défense, on montre son jeu, on devient plus vulnérable.

Mais on doit pouvoir le faire faute de quoi, il faudrait admettre qu’on a épousé un être avec qui on ne peut pas s’ouvrir. À moins que ce ne soit une justification qu’on a trouvée pour ne pas s’ouvrir…

Photo : cercle O l’album.

Par Valmont le 28.09.2006 @ 12:26 am

L’échange de pouvoir érotique est un duo pour cordes sensibles.

Sweet Music Together By Frederick Potter

Sweet Music Together par Frederick Potter.

Par Valmont le 02.09.2006 @ 9:36 am

« Obéissez-moi, vous n’aurez plus peur, » fit le divin marquis à mademoiselle de Lancris.

L’échange de pouvoir érotique ne se fait pas sans heurts, s’il faut se laisser convaincre par la réaction de mademoiselle…

Il suffirait de presque rien (dit sur l’air de …) pour laisser croire que les plus grandes réticences ne viennent peut-être pas de celles envisagées envers Monsieur… :- >

Daniel Auteuil (le Marquis de Sade) et Isild Le Besco (Emilie de Lancris) dans Sade de Benoît Jacquot (2000), Collection Cahiers du cinéma

Photo : Daniel Auteuil (le Marquis de Sade) et Isild Le Besco (Emilie de Lancris) dans Sade de Benoît Jacquot (2000), Collection Cahiers du cinéma.

Plusieurs ont critiqué le film Sade à sa sortie en 2000, lui reprochant une certaine froideur clinique… et sans doute son “manque d’action”.

Pourtant, l’essentiel y est. Dont cette scène où le marquis “initie la demoiselle à la vie avant qu’elle ne meure”.

Le marquis a beau poser sur elle “ce regard froid du vrai libertin”, il tient mademoiselle par la main lors de son baptême du feu.

Par Valmont le 29.10.2005 @ 12:58 am

Ce texte est une adaptation par Valmont d’une traduction que l’on pouvait lire autrefois dans le site de Powerotics. Ce texte a paru dans le revue Corps & Âme en juillet 2003.

Si ce n’est déjà fait, je vous suggère de débuter la lecture de ce texte sur “les étapes dans les échanges de pouvoir érotiques” avec cette introduction.

étape 7/7 Le stade de la révélation

Les partenaires ont défini leurs besoins et leurs attentes. Ils se sont entendus sur la marche à suivre dans le cadre de leurs scènes de jeux.

C’est le commencement d’une véritable relation dans l’échange de pouvoir érotique. La relation commence à s’épanouir par l’expérimentation et l’apprentissage communs. C’est la boucle sans fin.

C’est alors Stairway to heaven ou Ascenseur pour l’échafaud… selon les goûts.. :- )