De temps à autres, on entend parler des difficultés du couple. Du couple vanille, s’entend.
À plus forte raison, le couple bdsm devrait représenter un défi encore plus grand, non ?
Mais est-ce vraiment si différent entre le couple vanille (légitime ou non) et le couple bdsm (légitime ou non) ?
Les enjeux sont-ils si différents ?
Ah, j’entends déjà des gens répondre en toute légitimité que la présence des enfants constitue un enjeu dans la relation bdsm, de même que le manque de temps, trop de boulot, de fatigue, de… toutes choses véridiques.
Mais ne sont-ce pas là les enjeux du couple vanille également ?
La question que je me pose est la suivante : tant dans la vanille que dans le chocolat, le défi ultime n’est-il pas celui de la capacité à s’ouvrir à l’autre, de se regarder, d’apprendre à se connaître, et d’assumer ses désirs et ses choix ?
N’y a-t-il pas déjà un gage de réussite de la relation à terme en examinant la capacité de la personne soumise à s’ouvrir à la personne dominante (l’inverse est aussi vraie), à se regarder et lui permettre de la regarder ? Au lieu de faire semblant… pour faire plaisir à l’autre.. et se mentir à soi-même..
J’aime bien le point de vue du bonhomme Languirand sur le couple et ses défis qui étonnamment m’influence beaucoup dans ma façon de faire du bdsm :
Parmi les pièges du couple, celui dans lequel on tombe le plus fréquemment consiste à vouloir conquérir / refaire l’autre.
Au lieu de se conquérir soi-même; de se refaire par le travail sur soi.
Mais il y a le doute terrible : si j’entreprends de travailler sur moi, est-ce que l’autre, l’époux / l’épouse, ne va pas profiter de la situation ?, abuser de moi ?, prendre le dessus ?
Comme c’est difficile de s’abandonner, d’avancer à découvert, de vivre généreusement car, au moment où on travaille sur soi, en effet, on renonce en partie à son système de défense, on montre son jeu, on devient plus vulnérable.
Mais on doit pouvoir le faire faute de quoi, il faudrait admettre qu’on a épousé un être avec qui on ne peut pas s’ouvrir. À moins que ce ne soit une justification qu’on a trouvée pour ne pas s’ouvrir…
Photo : cercle O l’album.



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