Hier, dans le cadre de mon anniversaire, mademoiselle inukshuk me faisait la surprise d’un souper avec des gens que j’apprécie, suivi d’une sortie au Loft, l’un des espaces publics de jeux bdsm à Montréal.
Le Loft a connu plusieurs rebondissements déménagements depuis sa création. Récemment installé dans le nord de la ville après de nouvelles péripéties rocambolesques, le Loft est encore évidemment un chantier.
Mais l’essentiel était est ailleurs.
L’essentiel étant ces visages masculins et féminins épanouis par la liberté de donner cours à leurs envies les plus intimes.
L’essentiel étant la capacité d’instruire l’autre sur ce qui nous plairait bien, devant ces personnes inconnues et terriblement voyeuses.
L’essentiel étant d’observer avec amusement ces personnes sortant pour la première fois dans un tel lieu, de discuter avec ces personnes, de faire voir qu’il est possible de tout prendre - et de tout donner - sans tout casser.
Dans un tel lieu d’expressions des dépravations les plus humaines qui soient, toutes ces paroles, ces questions, ces gestes, ces échanges, ces sons de claquement, ces chants de plaisir, ces postures aguichantes, cette chaleur au contact de cette robe de latex, cette humidité au fond du sexe qu’un doigt inquisiteur fouille nonchalamment, cette lumière qui brille au fond de l’iris, ces regards à la dérobée d’une inconnue là-bas discutant avec un autre groupe de gens.
C’est fort la curiosité.
Merci mademoiselle inukshuk pour cette “saucette”.




