Skin TWO Films Presents London Fetish Girls
Par Valmont le 19.07.2009 @ 2:46 pm

Hier, dans le cadre de mon anniversaire, mademoiselle inukshuk me faisait la surprise d’un souper avec des gens que j’apprécie, suivi d’une sortie au Loft, l’un des espaces publics de jeux bdsm à Montréal.

Le Loft a connu plusieurs rebondissements déménagements depuis sa création. Récemment installé dans le nord de la ville après de nouvelles péripéties rocambolesques, le Loft est encore évidemment un chantier.

Mais l’essentiel était est ailleurs.

scène du film Eyes Wide Shut

L’essentiel étant ces visages masculins et féminins épanouis par la liberté de donner cours à leurs envies les plus intimes.

L’essentiel étant la capacité d’instruire l’autre sur ce qui nous plairait bien, devant ces personnes inconnues et terriblement voyeuses.

L’essentiel étant d’observer avec amusement ces personnes sortant pour la première fois dans un tel lieu, de discuter avec ces personnes, de faire voir qu’il est possible de tout prendre - et de tout donner - sans tout casser.

Dans un tel lieu d’expressions des dépravations les plus humaines qui soient, toutes ces paroles, ces questions, ces gestes, ces échanges, ces sons de claquement, ces chants de plaisir, ces postures aguichantes, cette chaleur au contact de cette robe de latex, cette humidité au fond du sexe qu’un doigt inquisiteur fouille nonchalamment, cette lumière qui brille au fond de l’iris, ces regards à la dérobée d’une inconnue là-bas discutant avec un autre groupe de gens.

C’est fort la curiosité.

Merci mademoiselle inukshuk pour cette “saucette”.

Par Valmont le 28.05.2009 @ 9:31 am

Hier je discutais avec une femme soumise que j’aime bien, avec laquelle j’ai déjà eu dans le passé une interaction basée sur l’humiliation au cube.

Cette femme, mariée, a un maître qui n’est pas son mari et qui de son côté a d’autres soumises. Elle n’est qu’un jouet parmi d’autres.

Jusque là, rien de très anormal. Ce mode relationnel en vaut bien d’autres.

Or, elle me racontait la carpette qu’une de ces soumises, qui s’avère ne pas aimer partager, la traitait dans la boue publiquement dans un site web. Comme son maître s’en fout un peu, disait la carpette, au lieu de répondre aux médisances elle préférait se retirer, bien qu’elle estimait qu’elle demeurait sa soumise “puisque je suis soumise et je ne suis que son jouet”.

La belle provocation.

Je n’avais pas trop envie de sauver la pauvre carpette en question, ni de lancer des roches au… mais j’avais envie d’élaborer sur cette question quand je suis tombé ce matin sur un commentaire lié aux règles de la maison Valmont. Je pense que tout est là (dans le commentaire, pas dans la maison… quoique…) :

La relation bdsm est une relation égalitaire. Ce sont les rôles qui diffèrent. Chaque rôle a ses droits et ses devoirs.

Sauf erreur, si la relation bdsm n’est pas égalitaire, elle est vouée à l’échec… ou à la névrose de l’une des parties.

De la personne soumise, en l’occurrence.

Par Valmont le 20.05.2009 @ 6:04 pm

Je ne blogue pas des masses depuis plusieurs semaines. Mais ce n’est pas parce qu’il ne se passe rien ou que je n’ai plus rien à dire sur les échanges de pouvoir érotiques.

Bien au contraire.

Il appert que j’ai plusieurs projets en incubation à l’heure actuelle. Des contenus en gestation. Des idées d’événements bdsm spécifiques. Des ateliers de formation adaptée aux réels besoins des gens qui pratiquent ou souhaitent approfondir leur bdsm. J’ai aussi un film au bas du ventre qui cherche à sortir. Il y a tant à dire, à faire, à partager. Et toujours 24 heures dans une journée.

Il y a aussi que le web est en profonde mutation. Des nombreux outils et canaux de distribution émergent, prennent de la vigueur. Que ce soient les réseaux sociaux qui explosent, Twitter, Disqus, le mobile. Je sens que le blogue cercle O, comme toutes les autres propriétés de la Maison Valmont, a besoin d’un ménage, de rénovations, d’agrandissement, de nouvelles installations. À la fois pour mieux exprimer ce qu’il y a à dire, et à la fois pour mieux rejoindre les personnes à qui s’adressent ces contenus.

D’où le besoin diffus encore pour le moment de faire appel à une secrétaire particulière qui assisterait Monsieur sur plusieurs plans. Une personne bilingue, qui sait écrire, sachant manier les médias (son, image), qui est allumée en termes de web. De Montréal ou des environs.

Je ne l’ai pas croisée encore cette geisha geekette, d’où l’image encore floue que j’en ai. Mais je sais qu’elle, elle se reconnaîtra dans ces mots. Et qu’elle m’écrira en privé, si elle est sérieuse, qu’elle a du courage et de la volonté.

Par Valmont le 23.03.2009 @ 9:03 am

Au fil du temps, je me fais souvent demander quel genre de Maître je suis.

C’est-à-dire… par rapport aux activités que je pratique? Au style de domination que j’aime exercer? Ce qui me branche en termes d’atmosphère? de musique? d’accessoires à manier? de vêtement? Au “genre” de soumise qui me plaît? Aucune de ces réponses?

Quelle est votre “vraie” question, alors?

Ah je pourrais lancer quelques mots-clés en l’air, du genre que Monsieur est exigeant mais juste (la belle affaire), agent provocateur, opiniâtre, patient, coquin, gredin, monstre, ardent, un tantinet baveux — un québécisme savoureux —, bin baveux mais avec classe, tsé.

Je pourrais reprendre telle quelle une formule utilisée il y a quelques lunes dans un contexte pourtant vanille… :

« La meilleure façon de me mettre à nu, c’est de vous dire que je donne tout mais je prends tout itou. Que le mot intense n’est pas une figure de style. Je prends, je flagelle, je griffe, je mords, je donne : tout. J’exige : tout. J’exige d’elle sans calcul et lui offre tout mon inventaire des jurons du capitaine.

Tout sauf les remords, les regrets.

Tout sauf la peur d’aimer, autant dire la peur de prendre des risques… “Oui mais j’ai été blessée dans le passé…” Next !

On en revient à la confiance et à l’audace, deux bijoux à polir inlassablement. »

Quand on lit sur les caractéristiques du Dominant, on apprend généralement que celui-ci doit avoir du temps, beaucoup de temps. Évidemment, je présume que ça doit dépendre du type de relation souhaitée.

Un dominant doit avoir de l’énergie, des ressources physiques. De la patience, du tact, du cran. De la psychologie en masse (qui est la plus grande part de son travail).

Ce qui est sans doute le plus grand paradoxe dans l’exercice de l’échange de pouvoirs, autant les personnes soumises cherchant une figure d’autorité forte sont nombreuses (intuition masculine : ce nombre va aller croissant), autant toutes les figures d’autorité que l’on reconnaissait jusqu’à il y a peu sont battues en brèche (le père, le prêtre, le policier, le prof, le médecin, le juge).

Il n’est pas inintéressant de constater que toutes ces figures d’autorité ont leur “pendant bdsm”.

Il est tout aussi intéressant de prendre la mesure de l’adéquation entre cette recherche d’autorité et la remise en question de l’autorité. Combien de personnes soumises recherchent tout aussi éperdument “Le” Maître que “La” faille dans l’armure qui justifiera leur refus, leur hésitation ou leur incapacité à se soumettre?

Par Valmont le 02.02.2009 @ 12:01 am

Une brève conversation au Passeport il y a quelques années, alors que je cherchais un bandeau de soie noir pour…

- “Vous cherchez quelque chose, Monsieur?”, qu’elle me lance avec un fabuleux sourire. J’adore cette élégance protocolaire simple.

- “Je cherche l’inspiration, mademoiselle. Je vous en remercie.”

- “Je peux peut-être vous aider dans cette recherche, vous savez.” Ses prunelles vert noisettes deviennent d’une telle luminosité.

- “En fait, je cherche un bandeau noir opaque pour… Oh, ce n’est pas parce que je ne veux pas voir ses beaux yeux, mais…”

- ‘Je crois savoir ce que vous cherchez, Monsieur.”

- “Vous croyez?”

Par Valmont le 01.12.2008 @ 1:50 am

Pour une raison qui m’échappe et que je réalise au moment de feuilleter un bel album de photos, je me suis éloigné depuis un certain temps d’une des pratiques que j’apprécie le plus dans les jeux bdsm, c’est-à-dire le nawa shibari, ces figures du ligotage nippon élevé au rang des beaux-arts. Il faudra bien que je me penche sur cet éloignement sous peu.

Entretemps, ci-dessous, un flash tiré d’une soirée libertine en septembre dernier au Balajo.

J’aime beaucoup cette idée d’un “voyage initiatique et sensuel au cœur des multiples facettes artistiques de l’érotisme”, mis de l’avant par l’œil d’Eros.


Shibari performance by Shadow and Mel

Photo : Shibari performance by Shadow and Mel, Cortez77_fr.