Skin TWO Films Presents London Fetish Girls
Par Valmont le 16.08.2007 @ 3:15 pm

Dans l’édition de juillet 2007 du magazine Psychologies, un dossier sur le plaisir sexuel, oser donner, savoir recevoir, on y lit :

« Nous sommes passés d’une vie dominée par la religion à une vie dominée par la science, avance Jean-Michel Hirt, psychanalyste. La plupart des tabous et des interdits sexuels sont tombés, l’individu n’a plus de comptes à rendre sur sa sexualité. Aujourd’hui, notre culture est scientifique. Elle considère que notre corps est une machine à expérimenter les sensations et sur laquelle seul son propriétaire a un droit de regard. »

S’ils dénoncent les dangers d’une conception trop consumériste du sexe, les sexologues reconnaissent toutefois le côté positif de la banalisation, tout au moins médiatique, des pratiques comme l’échangisme, le triolisme, la bisexualité ou encore le sadomasochisme.

« Cela peut aider à légitimer le fantasme, qui est l’articulation de toute libération sexuelle, analyse Mireille Dubois-Chevallier, sexologue. De nombreux patients, hommes et femmes, souffrent de leurs fantasmes. Ils veulent s’en débarrasser, comme si c’était une partie d’eux étrange et étrangère. Or, accepter un fantasme comme faisant partie de soi, de son histoire, est l’une des clés de l’épanouissement sexuel, c’est très libérateur. »

Tout cela est bel et bon. Et pourtant.

Pourtant, certains se sentent désemparés et anxieux face à tous ces possibles. Les thérapeutes de couple et les sexologues en témoignent, les questions qui obsèdent la majorité de leurs patients tournent autour de la normalité et de ce qu’il faudrait faire pour majorer le plaisir.

« Ce que j’entends de plus en plus en consultation, poursuit Jean-Michel Hirt, c’est : “Qui suis-je dans ma vie sexuelle ? Quelle direction dois-je prendre ?” Comme si le fait que tout soit possible inhibait le désir et dissolvait l’identité du sujet. »

Images : The Dynamic Unity of Reality.

Par Valmont le 30.07.2007 @ 11:44 am

Apprendre le bdsm ? Comment apprend-on à faire du bdsm ?

D’autres pistes ?

Je (me) pose la question quand des gens me demandent comment faire pour s’initier au bdsm.

Je (me) pose la question quand je vois passer dans des forums un lien vers cercle O, et que l’interlocuteur répond : “ce site est bien sympa mais je cherche plus du côté des techniques…”

“Apprendre le bdsm, pfff ça s’apprend pas”, entend-on fréquemment. C’est comme la sexualité, c’est vrai. Ou le vélo. Il y a des choses qui ne s’apprennent pas. Pour le reste, il y a… Personne ne nous montre comment, mais on devrait tout savoir par nous-mêmes. Wishful thinking. “Voyons, pas besoin d’un livre pour savoir comment…”

Ah non ?

Je me rappelle la tête des bibliothécaires au centre culturel municipal, lorsque je remis les bouquins empruntés deux semaines auparavant. Un portait sur des recettes aphrodisiaques et un autre sur les jeux érotiques. Rien de bien compromettant. Mais ce n’était pas du Marie Laberge…

Je revois cet air suffisant de la dame qui me sert avec des sourires entendus à ses collègues, comme si elles voulaient dire “pfff, voir si on a besoin d’un livre pour apprendre ce genre de choses…”

Riez, riez, scélérates. À observer vos faces d’enterrement, je mettrais ma main au feu que vous ne répondez pas à vos desseins les plus intimes.

Par Valmont le 06.06.2007 @ 8:28 pm

Dans le bdsm, on croise des gens tordus, c’est bien évident.

Plus qu’ailleurs ? Non certainement pas.

Je dis ça mais côté sexualité, l’humain est une bête curieuse. Encore là, cette notion de tordu est bien élastique… ce qui est tordu pour les uns ne l’est pas forcément pour les autres.

Your kink is my kink disent les Serbes. Il faut apprendre à respecter les fantasmes des autres si on veut que les autres respectent nos propres fantasmes, ajoutent les Turcs.

Voilà qui est plus facile à dire qu’à faire.

Tenez, dans ce parc, certains crieront au génie. D’autres feront beurk au cube.

Pourtant, se promener dans le parc, c’est très sain !

Par Valmont le 13.09.2006 @ 11:17 am

Lu dans Deviant Desires.

La sexualité humaine est un vaste univers où tout reste à découvrir.

Avec l’internet, nous pouvons désormais explorer en profondeur chacun de nos besoins, de nos désirs, de nos fantasmes de façon spécifique.

Vous croyez être la seule personne à avoir en vous telle ou telle pensée ? Vraiment? :- )

Cartographie des perversions sexuelles

Par Valmont le 24.10.2005 @ 4:00 am

Ce texte est une adaptation par Valmont d’une traduction que l’on pouvait lire autrefois dans le site de Powerotics. Ce texte a paru dans le revue Corps & Âme en juillet 2003.

Si ce n’est déjà fait, je vous suggère de débuter la lecture de ce texte sur “les étapes dans les échanges de pouvoir érotiques” avec cette introduction.

Même s’ils gardent leurs fantasmes et rêves pour eux, les individus commencent à expérimenter, souvent sur eux-mêmes, alternant les rôles de dominant et soumis. C’est à ce stade que prend forme la quête d’information (recherche de récits, d’images) qui est très souvent fortement liée à leurs fantasmes.

C’est généralement à ce stade que la personne se rend compte que d’autres lui sont semblables.

S’il n’est pas encore question de les contacter, découvrir que d’autres partagent les mêmes pensées que les nôtres est à la fois source d’encouragement et d’appréhension. C’est pour cette raison qu’il faudra du temps avant que se prenne l’initiative de rechercher des interlocuteurs et/ou des partenaires.