Skin TWO Films Presents London Fetish Girls
Par Valmont le 23.08.2007 @ 10:32 am

“Aujourd’hui, l’agressivité fait peur… Pourtant, l’agressivité est une composante essentielle de la sexualité. Dans une relation reposant sur le respect, on est libre de la libérer.”

Par Valmont le 22.08.2007 @ 5:27 pm

La confiance sexuelle, ça s’apprend, dit le druide.

“Il ne suffit pas d’être en paix avec son corps pour avoir sexuellement confiance en soi, encore faut-il être en paix avec son esprit. C’est-à-dire avoir compris, et accepté, que la sexualité n’est pas une science exacte mais une science humaine. Et que, à ce titre, l’imagination, la sensibilité et la curiosité sont ses principaux atouts.

« On oublie trop souvent que la sexualité s’invente et se réinvente à deux, sans programme préétabli. C’est une création commune, faite de jeu, d’expérimentations, de complicité, d’émotions, rappelle Mireille Bonierbale. Or, plus on cherche à être performant, moins on est à l’écoute de ses envies et disponible à l’autre. »”

Drôle d’expression, la confiance sexuelle. Et pourquoi pas la confiance tout court ? Ou l’estime de soi ?

Par Valmont le 16.08.2007 @ 3:15 pm

Dans l’édition de juillet 2007 du magazine Psychologies, un dossier sur le plaisir sexuel, oser donner, savoir recevoir, on y lit :

« Nous sommes passés d’une vie dominée par la religion à une vie dominée par la science, avance Jean-Michel Hirt, psychanalyste. La plupart des tabous et des interdits sexuels sont tombés, l’individu n’a plus de comptes à rendre sur sa sexualité. Aujourd’hui, notre culture est scientifique. Elle considère que notre corps est une machine à expérimenter les sensations et sur laquelle seul son propriétaire a un droit de regard. »

S’ils dénoncent les dangers d’une conception trop consumériste du sexe, les sexologues reconnaissent toutefois le côté positif de la banalisation, tout au moins médiatique, des pratiques comme l’échangisme, le triolisme, la bisexualité ou encore le sadomasochisme.

« Cela peut aider à légitimer le fantasme, qui est l’articulation de toute libération sexuelle, analyse Mireille Dubois-Chevallier, sexologue. De nombreux patients, hommes et femmes, souffrent de leurs fantasmes. Ils veulent s’en débarrasser, comme si c’était une partie d’eux étrange et étrangère. Or, accepter un fantasme comme faisant partie de soi, de son histoire, est l’une des clés de l’épanouissement sexuel, c’est très libérateur. »

Tout cela est bel et bon. Et pourtant.

Pourtant, certains se sentent désemparés et anxieux face à tous ces possibles. Les thérapeutes de couple et les sexologues en témoignent, les questions qui obsèdent la majorité de leurs patients tournent autour de la normalité et de ce qu’il faudrait faire pour majorer le plaisir.

« Ce que j’entends de plus en plus en consultation, poursuit Jean-Michel Hirt, c’est : “Qui suis-je dans ma vie sexuelle ? Quelle direction dois-je prendre ?” Comme si le fait que tout soit possible inhibait le désir et dissolvait l’identité du sujet. »

Images : The Dynamic Unity of Reality.

Par Valmont le 16.01.2007 @ 3:40 pm

« Le désir, lié à des moments clés comme le plaisir, la tendresse, la joie, le bonheur ou l’émotion, est un facteur d’accomplissement de soi à travers l’autre.

L’autre m’est utile pour réaliser ce qu’il y a de plus convivial dans le désir, à savoir le partage. Il m’est utile, comme je le suis également à sa quête de bonheur.

Aussi l’émoi le plus singulier et le plus secret de tous, à savoir le désir d’être, ne se parfait-il vraiment qu’à ces conditions : la présence du sujet, la présence de son alter ego, sûrement, et l’émergence d’une volonté initiale qui serait de l’ordre de l’appétence, du besoin d’être, de l’envie, pour les englober et les dépasser. Si l’une de ces conditions venait à manquer, l’émotion s’acheverait d’elle-même.

Parler du désir, c’est en quelque sorte parler de soi, mais parler de soi ne signifie rien d’autre, hormis le soliloque, que cet autre moi-même, alter, y soit inclus. »

Plus loin :

« Parler du désir, c’est fondamentalement parler d’autrui; parler d’autrui n’est rien d’autre que de se dire soi-même par un autre biais, indirectement, se jouer dans le miroir joyeux que l’autre me tend; enfin, parler de soi par l’entremise de l’autre n’est que le début d’une socialisation, l’instauration d’un lien de culture, la représentation de soi donnée en partage.

La boucle est bouclée : le désir de l’autre m’est nécessaire dans la mesure où il me ramène à la seule énigme que je n’arrive pas à résoudre complètement, à savoir l’être-en-soi, l’humain autre et tellement semblable qui, à chaque instant, fait de moi une exception ontologique et un cas d’espèce, une philogénie.

L’être-en-soi, c’est la part que je dois à l’univers tout entier d’avoir fait de moi cette singularité particulière qui ne se survivrait pas à elle-même dans la mesure où elle tient sa vie de l’en-soi-des-autres en moi, de leur inclusion permanente, de leur présence charnelle et de leur fantôme qui ne cesse de me hanter.

Ce n’est pas l’autre qui m’intrigue ou me fascine en tant qu’individu particulier, c’est cet être-en-soi qui s’applique à le rendre tel, et sur lequel il pose son énigme à ciel ouvert : l’éventrer pour mieux l’exposer.

Car il se projette sur moi autant que je projette sur lui la part insondable de tout être singulier, à commencer évidemment - mais pas seulement - par le désir.

Le regard que je pose sur cet autre trahit mes convictions de la même manière qu’un miroir aurait réfléchi l’image défaite du vaincu qui ne veut pas s’avouer vaincu. Je suis toujours impressionné par la force des vaincus. Être vainqueur est sans doute une situation exigeante qui implique une grande responsabilité, mais être vaincu c’est plus fort encore.

Le vainqueur est-il suffisamment sensible à l’humilité, au cheminement lent et aux nombreux échecs que requiert sa victoire ?

Ou, pour parler comme les taoïstes, le vaincu serait-il le vrai “vainqueur” ? »

Lu dans Du désir, par Malek Chebel, Manuels Payot, 2000, ISBN : 2-228-89276-9, pp. 40-42.

couverture du livre Du désir de Malek Chebelcouverture du livre Du désir de Malek Chebel

Par Valmont le 29.10.2005 @ 12:57 am

Ce texte est une adaptation par Valmont d’une traduction que l’on pouvait lire autrefois dans le site de Powerotics. Ce texte a paru dans le revue Corps & Âme en juillet 2003.

Si ce n’est déjà fait, je vous suggère de débuter la lecture de ce texte sur “les étapes dans les échanges de pouvoir érotiques” avec cette introduction.

Le stade de la réconciliation est celui de l’acceptation définitive et de la compréhension de ses fantasmes.

Une grande quantité d’information a été rassemblée, quelques expériences ont été menées à bien et dans certains cas, des partenaires ou interlocuteurs ont été trouvés. La personne impliquée va maintenant comprendre ce qui se passe dans son esprit.

Point important : c’est seulement maintenant que la reconnaissance par la « communauté BDSM » va se produire, si l’individu désire se faire voir et connaître. Il ou elle sera immédiatement identifié comme « novice » par manque d’expériences en public, alors qu’en fait il ou elle dispose déjà d’une certaine expérience de scènes ou de la relation BDSM.

La désillusion de l’étape 4 fera alors partie de l’apprentissage. La majorité des personnes impliquées dans le BDSM sont passées par plus d’une relation et expérience avant de trouver le bon environnement et/ou le bon partenaire.