Skin TWO Films Presents London Fetish Girls
Par Valmont le 19.11.2008 @ 9:09 pm

Amusant ce “papier” paru aujourd’hui dans le site Branchez-vous! sur les blogues de nature sexuelle, intitulé Du sexe au menu.

Gracieuseté de Edouard H. Bond, le blogueur de Satan was a lesbian, où l’écriture oscille entre celle de Ducharme, Stephen King et San Antonio (mouah qui ne trippe pas sur le genre gore outre mesure, j’ai beaucoup ri à la lecture de 3-4 billets), l’auteur dudit papier a pu découvrir cercle O dont il dit : “Blogue sur le BDSM. Intellectuel, porté sur la psychologie. Parfait pour s’initier à ce monde. ”

Le blogue cercle O, intellectuel? Hum, faut queue je trouve un extrait de Kant au ps.

Porté sur la psychologie, han? C’est peut-être parce que le plus fabuleux organe sexuel s’appelle.. le cerveau :- ) Tu l’as même pas touchée encore et elle mouille… n’est-ce pas magnifiqueue?

Non, par-dessus tout, ce que j’aime le plus de cette “couverture”, c’est quand je lis : “Parfait pour s’initier à ce monde.” Hiiiii! Ce “monde”? Quel monde? Celui de ces endroits où les androgynes se pavanent en pantalons de cuir moulant et les nymphettes en robe de latex?

Ce “monde” des échanges de pouvoirs n’est-il pas celui de tout un chacun en ce bas-monde, loin des déguisements et des conventions? Au supermarché dans le rayon des yogourts, à la pharmacie, dans un spectacle de danse contemporaine, dans la chambre à coucher d’un technicien de Videotron, à l’assemblée d’investitude du Parti Rhinocéros dans Mont-Royal, dans toutes ces voitures où chacun fait la queue sur le pont Honoré-Mercier, chacun n’est-il pas habité par ses désirs et ses besoins, chacune n’a-t-elle pas ses envies de ceci ou de cela, où la volonté de pouvoir (le prendre ou l’abandonner) joue une dimension viscérale, où les dits et les non-dits se livrent un combat de tous les instants, où l’assumé et le refoulé sont comme deux boxeurs incapables l’un et l’autre de se mettre KO?

Et puis, une fois initié, on fait quoi? Queue-ce qu’on lit?

Par Valmont le 02.09.2008 @ 10:55 am

Le chroniqueur est revenu il y a quelques jours sur la confiance, cette notion au coeur de l’échange de pouvoirs dans un contexte érotique.

La confiance est une force extraordinaire quand elle est lucide, acquise par le travail, mais quand elle est fabriquée, suggérée, ce n’est plus de la confiance, c’est de l’intox. On se raconte des histoires et quand il n’est plus possible de les croire, on s’en raconte d’autres.

Merci du rappel, Monsieur le chroniqueur.

Par Valmont le 30.09.2007 @ 8:34 am

Cet article écrit par Christian Geiser et paru dans Cyberpresse il y a un bon moment, parle de l’apprentissage de la sexualité par les adolescents, mais… est-ce si différent dans le cas des adultes ?

“ Ils n’ont pas encore eu de relations sexuelles, mais ils veulent tout savoir. Quoi de mieux que de regarder un film XXX ? Un nouveau livre sur la question s’inquiète des conséquences de cet apprentissage maison. La pornographie est en train de devenir le mode d’emploi amoureux des adolescents. On y voit tout ce que l’on veut voir et c’est facile à trouver. Mais attention! la leçon privée peut s’avèrer incomplète et… perverse.

Coauteure de Alice au pays du porno. Ados: leurs nouveaux imaginaires sexuels, Michela Marzano, philosophe et chercheuse française au CNRS (Centre national de la recherche scientifique), trace un portrait inquiétant de l’impact qu’a la pornographie sur le développement de la sexualité des adolescents.

Il y a eu une évolution de la sexualité des jeunes, note-t-elle d’emblée, en entrevue téléphonique de Paris. « Avant, ils avaient peur d’en parler. Aujourd’hui, ils craignent de ne pas être à la hauteur. » Ils sont alors en quête d’informations. Ne voulant pas se tourner vers leurs parents et considérant que ce qu’on leur enseigne à l’école ne répond pas à leurs questions, ils cherchent ailleurs; imaginant trouver des réponses dans les produits de l’industrie XXX.

Pas un phénomène isolé

La consommation adolescente de pornographie n’est pas un phénomène isolé. « En effet, 99,9 % des adolescents en ont regardé plusieurs fois », s’alarme Michela Marzano. Nul besoin d’être un crack de l’informatique ou d’avoir des contacts pour se rincer l’oeil. Il est facile d’en trouver. Les sources sont nombreuses. Que ce soit à la télévision, sur les chaînes spécialisées auxquelles leurs parents sont abonnés, dans la vidéothèque particulière de ceux-ci, sur Internet ou dans les sex-shops, le choix est vaste.

Ce qui inquiète également la chercheuse, c’est la précocité du premier contact. Selon l’étude qu’elle a menée, 58 % des garçons et 45 % des filles ont vu leur premier film porno entre 8 et 13 ans. « L’accès est trop facile, ils tombent souvent par hasard sur ces images », prévient-elle.

Alors qu’ils n’en sont qu’aux balbutiements de leur vie amoureuse, le principal danger de ce contact virtuel avec le sexe est une distorsion de la réalité.

Près de 68 % des adolescents regardent de la pornographie par curiosité ou en croyant qu’ils pourront apprendre quelque chose. « La pornographie est devenue une source de renseignements. Mais c’est faux, prévient-elle. Il s’agit d’une représentation stéréotypée et codifiée de la sexualité. »

Résultat: il n’y a plus de liberté propre à la masculinité et à la féminité. « Les bases de la sexualité reposent sur la capacité d’avoir des fantasmes. Mais ils oublient ou ne savent pas qu’ils peuvent aller au-delà de ce qu’ils ont vu. » L’imaginaire sexuel est alors bloqué.

Risque de déconvenues

Filles et garçons ne réagissent pas de la même façon. Constatant le plaisir que semblent tirer les actrices de leurs relations sexuelles, les filles peuvent avoir l’impression que leur partenaire ne les satisfait pas pleinement. Mais l’évidente exploitation de la femme comme objet les embarrasse. « Les adolescentes ne savent alors plus à quoi s’attendre de la sexualité. »

Les garçons, quant à eux, font une distinction entre la fille facile (des vidéos) et celle qu’ils veulent aimer. Considérant le sexe comme quelque chose de sale (qu’ils associent aux filles aux moeurs légères), ils peuvent avoir de la difficulté à vivre une relation amoureuse épanouie.

L’adolescent qui a « appris » par la pornographie risque aussi d’avoir des déconvenues lorsque le « grand jour » viendra. Se fiant à ce qu’il a vu, il sera surpris quand sa partenaire lui refusera ce qu’il croyait normal. « Il peut alors vouloir s’isoler ou forcer la relation par la violence. »

Il y a également un risque de banaliser des comportements extrêmes. Les scènes de viol collectif sont traitées comme la normalité. « Ça peut amener l’adolescent à ne plus se rendre compte que ce qu’il fait n’est pas normal. »

L’effet pervers de la distorsion de la réalité que provoque la pornographie est entretenu par l’aspect réel des films. Les adultes qui consomment de la pornographie savent que ce qu’ils regardent n’est pas une représentation de la réalité. L’affaire est plus délicate dans le cas des apprentis amoureux. La pornographie laisse planer une ambiguïté. Fiction et réalité y sont mélangées.

Même si les adolescents savent qu’il s’agit d’un film, ce n’est pas suffisant. « Comme on voit les parties génitales et même l’éjaculation, qui sont réelles, cela amène de la confusion. » L’histoire serait fictive, mais les relations sexuelles conformes à la réalité.

Les parents sont rarement considérés par leurs enfants comme la ressource à aller consulter quand vient le temps de trouver des explications sur la sexualité. Mais si leur enfant leur pose des questions à ce sujet, il ne faut pas qu’ils tombent dans la censure, croit Michela Marzano. Ils doivent avoir l’honnêteté de répondre.

Les adultes doivent les aider à faire la part des choses entre la réalité et la fiction. Ils doivent leur apprendre que le désir n’est pas une sorte de besoin. « Ce n’est pas comme un morceau de pain que l’on mange et élimine par la suite. Le désir, c’est de se rendre compte qu’on a un manque et que l’autre est là pour nous accompagner. » Les adolescents vont vers la pornographie pour se renseigner. Il faut donc les rassurer en les informant, « mais sans se limiter au biomédical. Ils veulent surtout qu’on les rassure sur leur façon de se comporter avec les autres. »

Mais attention: « Il n’y a pas de recette. » Si on en proposait une, on retomberait dans le piège de la porno en fixant des limites à ce que doit être la sexualité. ”

Alice au pays du porno. Ados: leurs nouveaux imaginaires sexuels, Questions de familles, Éditions Ramsay, 2005, 250 pages.

Source : Cyberpresse.

Par Valmont le 23.08.2007 @ 10:32 am

“Aujourd’hui, l’agressivité fait peur… Pourtant, l’agressivité est une composante essentielle de la sexualité. Dans une relation reposant sur le respect, on est libre de la libérer.”

Par Valmont le 22.08.2007 @ 5:27 pm

La confiance sexuelle, ça s’apprend, dit le druide.

“Il ne suffit pas d’être en paix avec son corps pour avoir sexuellement confiance en soi, encore faut-il être en paix avec son esprit. C’est-à-dire avoir compris, et accepté, que la sexualité n’est pas une science exacte mais une science humaine. Et que, à ce titre, l’imagination, la sensibilité et la curiosité sont ses principaux atouts.

« On oublie trop souvent que la sexualité s’invente et se réinvente à deux, sans programme préétabli. C’est une création commune, faite de jeu, d’expérimentations, de complicité, d’émotions, rappelle Mireille Bonierbale. Or, plus on cherche à être performant, moins on est à l’écoute de ses envies et disponible à l’autre. »”

Drôle d’expression, la confiance sexuelle. Et pourquoi pas la confiance tout court ? Ou l’estime de soi ?

Par Valmont le 16.08.2007 @ 3:15 pm

Dans l’édition de juillet 2007 du magazine Psychologies, un dossier sur le plaisir sexuel, oser donner, savoir recevoir, on y lit :

« Nous sommes passés d’une vie dominée par la religion à une vie dominée par la science, avance Jean-Michel Hirt, psychanalyste. La plupart des tabous et des interdits sexuels sont tombés, l’individu n’a plus de comptes à rendre sur sa sexualité. Aujourd’hui, notre culture est scientifique. Elle considère que notre corps est une machine à expérimenter les sensations et sur laquelle seul son propriétaire a un droit de regard. »

S’ils dénoncent les dangers d’une conception trop consumériste du sexe, les sexologues reconnaissent toutefois le côté positif de la banalisation, tout au moins médiatique, des pratiques comme l’échangisme, le triolisme, la bisexualité ou encore le sadomasochisme.

« Cela peut aider à légitimer le fantasme, qui est l’articulation de toute libération sexuelle, analyse Mireille Dubois-Chevallier, sexologue. De nombreux patients, hommes et femmes, souffrent de leurs fantasmes. Ils veulent s’en débarrasser, comme si c’était une partie d’eux étrange et étrangère. Or, accepter un fantasme comme faisant partie de soi, de son histoire, est l’une des clés de l’épanouissement sexuel, c’est très libérateur. »

Tout cela est bel et bon. Et pourtant.

Pourtant, certains se sentent désemparés et anxieux face à tous ces possibles. Les thérapeutes de couple et les sexologues en témoignent, les questions qui obsèdent la majorité de leurs patients tournent autour de la normalité et de ce qu’il faudrait faire pour majorer le plaisir.

« Ce que j’entends de plus en plus en consultation, poursuit Jean-Michel Hirt, c’est : “Qui suis-je dans ma vie sexuelle ? Quelle direction dois-je prendre ?” Comme si le fait que tout soit possible inhibait le désir et dissolvait l’identité du sujet. »

Images : The Dynamic Unity of Reality.