Ce texte est tiré d’un article de la journaliste Silvia Galipeau dans La Presse du dimanche 29 avril 2007.
Je mets la mention de la source par respect pour la journaliste… et en guise d’alternative au sempiternel lien “pour accéder à nos archives payantes, cliquez ici” qui fait qu’ultimement, les francophones vont vers des sources anglophones pour s’abreuver… ou ne lisent pas.
Problème sexuel: quel thérapeute choisir ?
“Pas facile de choisir le thérapeute voulu : sexologue, psychologue, gynécologue, oncologue, alouette?
Tout dépend du problème, répondent les experts consultés. Mieux vaut d’abord interroger votre médecin de famille, qui pourra vous diriger. Si le problème est à la fois psychologique et sexuel, contactez l’Ordre des psychologues, qui pourra vous donner la liste des psychologues également sexologues. Ils sont malheureusement peu nombreux.”
Docteur, j’ai des fantasmes de ligotage et… je les réalise et… c’est très amusant et… terriblement chaud et… tout le monde en retire un bénéfice.net. Vous appelez ça avoir un problème ?
Un ordre professionnel
“Du côté des sexologues, il n’existe pas encore d’ordre professionnel. Cela ne devrait toutefois pas tarder, puisqu’un rapport d’experts [document pdf] a proposé en 2005 que la sexologie soit reconnue à titre de profession. L’Office des professions doit faire une recommandation au gouvernement en ce sens sous peu.
En attendant, l’Association des sexologues du Québec regroupe l’ensemble des diplômés à la maîtrise, en sexologie clinique. Pour vous assurer que le professionnel voulu n’est pas un charlatan, contactez l’Association pour une référence, et assurez-vous de voir son diplôme bien affiché dans son bureau, au moment de la consultation.
Attention, le Regroupement professionnel des sexologues du Québec regroupe quant à lui les sexologues ayant un baccalauréat en sexologie, non une maîtrise. Ceux-ci ne sont donc pas qualifiés pour effectuer des thérapies.”
Flashback. Nous sommes en 2001. Une dizaine de personnes sont assises autour d’une table d’un autre âge. Visée commune : créer un magazine sur la sexualité humaine. Parmi les gens présents, il y a des psychologues, des thérapeutes, des cliniciens, des journalistes, un marchand de jouets érotiques et sa pitoune femme “libérée”.
Chacun se présente, professe sa générosité et son ouverture d’esprit requises dans la réussite d’un tel projet. Lorsqu’arrive mon tour, je décline mon identité et expose ce qui m’intéresse de réaliser dans le cadre de ce projet, soit de vulgariser les échanges de pouvoirs érotiques.
Je sens sur moi et surtout sur la soumise qui m’accompagne, des regards d’incrédulité, des sourcils froncés, des bouches ouvertes, des tempes bourgognes. Les ondes dans la pièce oscillent entre l’envie furieusement refoulée et la colère. Un million de points d’interrogation tournoient en guise d’aura autour des têtes.
Je revois dans ma tête ce mec qui se croit encore au Moyen-Âge, exposant sa profession de foi dans l’éternel féminin, où les femmes sont toutes des princesses devant lesquelles il faut poser un genou au sol tout en tenant son glaive bien haut…
À ses côtés, je faisais un bien Grand Méchant Loup ! :- ))
Un luxe, la sexualité ?
“Sachez que les consultations en sexologie ne sont pas remboursées par la RAMQ ni reconnues par toutes les polices d’assurances privées.
«Malheureusement, il faut que les gens payent. La sexualité est considérée comme un luxe, mais moi, j’aime ça la relier à la qualité de vie», commente le psychologue Richard Villeneuve, cofondateur du Réseau de médecine sexuelle du Québec.”
La sexualité reliée à notre qualité de vie ? Voilà qui me rappelle les composantes de la santé sexuelle déjà évoquée dans ce blogue.
Photo : agendaquebec.ca.




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