Quand je parcours ce blogue in Wonderland, je pense souvent à cette scène dont l’image suivante est tirée.
Et résonne cette question de la psy, à la fois si simple et si difficile :
- “Vous attendez quoi, Adèle?”
Quand je parcours ce blogue in Wonderland, je pense souvent à cette scène dont l’image suivante est tirée.
Et résonne cette question de la psy, à la fois si simple et si difficile :
- “Vous attendez quoi, Adèle?”
“At first I thought he was walking a dog. Then I realized it was his date.”
- Edith Massey in ‘Polyester‘.
Vous avez entendu parler de Big Love, cette télésérie américaine traitant de la vie d’un homme ayant… trois femmes ?
Je visionnais hier soir le premier épisode de la seconde saison. Exit le conte de fées et les fantasmes désincarnés.
Bienvenue dans la réalité contemporaine complexe d’un polygame vivant à Salt Lake City dans l’état américain d'’Utah, qui compose sa vie avec… trois femmes, sept enfants et une avalanche de problématiques, dont certaines que les pratiquants bdsm n’ignorent pas : la crainte des jugements et du rejet, les frontières entre notre vie et celles de nos enfants, le difficile équilibre entre vie privée et vie publique, la conciliation ardue entre nos principes, nos désirs et ceux d’autrui, la jalousie des envieux.
Dans l’océan d’insignifiance télévisuelle, Big Love est une île sur laquelle il fait bon échouer.
Gabor: Vous avez l’air d’une fille qui va faire une connerie.
Adèle: Il faut pas que j’y pense, c’est tout…
Gabor: Non, vous avez raison, pensez à des trucs marrants, ça vous donnera un petit coup de pouce.
Adèle: Non, mais ça va pas être facile, parce que les trucs marrants, c’est pas trop ma spécialité. C’est même à cause de ça que je suis là, vous voyez…
Gabor: Vous savez ce que je vois surtout ? Je vois qu’il va y avoir gaspillage, et ça, je supporte pas.
Gabor: Mais vous ! On ne jette pas une ampoule quand elle éclaire encore.
Adèle: Oui, bin, l’ampoule, ça fait un moment qu’elle est naze, figurez-vous.
Gabor: Vous me foutez le bourdon, là.
Adèle: Oh et bin, restez pas là, je vous ai rien demandé, je suis au bout du rouleau, vous comprenez pas ?
Gabor: Mais, enfin quel rouleau ? Euh, regardez vous, il est même pas entamé votre rouleau. Vous traversez une mauvaise passe, et puis c’est tout.
Adèle: Mais depuis que je suis née, je traverse une mauvaise passe. J’ai le label catastrophe, ça s’en va pas.
Gabor: Mais qu’est-ce que vous croyez ? Que ça va partir à l’eau ?
Écouter l’extrait sonore de cette scène entre Daniel Auteuil et Vanessa Paradis, dans le film La fille sur le pont de Patrice Leconte.
“Les irrationnels suivent leurs instincts alors que les rationnels brisent les règles.”
Dixit Manoel de Oliveira, à propos de Belle toujours, suite-clin d’oeil à Belle de jour de Luis Bunuel.