Skin TWO Films Presents London Fetish Girls
Par Valmont le 23.11.2008 @ 10:12 am

For many years, it was assumed that the erotic novel Story of O
had been penned by a man: What woman could—or would—write with such love about female mortification?

Albert Camus stated defiantly, definitively, “A woman could not write this book.” As a male fantasy of domination, the story makes Sadean sense, but as a woman’s fantasy, it would threaten two thousand years of prevailing notions about female sexuality — and upset numerous husbands.

“Women are as immoral as men,” says the author, Dominique Aury (aka Pauline Réage), in American filmmaker Pola Rapaport’s fascinating documentary Écrivain d’O (Writer of O), newly released on DVD. “But,” she continues, her eyes twinkling with girlish mischief, “no one has noticed.”

Toni Bentley | Bookforum via LIP Media Blog.

Par Valmont le 21.11.2008 @ 3:27 pm

Bonne nouvelle, Mona Sammoun, l’auteure derrière l’essai Tendance SM : Essai sur la représentation sadomasochiste, paru à La Musardine en 2004, a ouvert son propre blogue, appelé Tendance SM.

Tendance SM : Essai sur la représentation sado-masochiste, par Mona SammounDès le premier billet, elle reprend cette belle profession de foi faite à un journaliste des Inrockuptibles à la parution de son livre : “Pour moi, le SM est plus qu’un plaisir : c’est un apprentissage de la liberté.”

J’ai déjà évoqué ici quelques aspects soulevés par Tendance SM, un bouquin utile à plus d’un titre. Notamment ce besoin de nouveaux mots dans nos pratiques, la mode fétichiste, et la part du bdsm dans le contexte de la garde des enfants après la séparation du couple.

Hum, si je n’avais pas égaré mes notes de lecture, j’en aurais pour encore 75 billets à pondre tant cet essai soulève des questions d’intérêt pour les amateurs de bdsm. M’enfin. Ça r’viendra.

Le geste de Sammoun est à ma connaissance le second auteur dans la mouvance bdsm francophone qui fait preuve d’une certaine “ouverture éditoriale” (le premier étant le blogue sur Dominique Aury, par sa biographe Angie David). “Ouverture éditoriale” au sens d’ouverture au dialogue entre l’auteur et le lecteur, et à la mise en commun de sources, ce que permettent des outils sociaux comme le format blogue et des plateformes réseaux telles Facebook et Fetlife, pour ne nommer que celles-ci.

Dans l’anglophonie, deux initiatives semblables ont attiré mon attention depuis quelques semaines dans Fetlife, celles de Laura Antoniou, l’auteure de la réputée série “Marketplace” (The Marketplace, The Slave, The Trainer, The Academy, The Reunion), et Jay Wiseman, un auteur américain de plusieurs livres de recettes et d’essais sur les enjeux et les pratiques des échanges de pouvoirs érotiques.

Enfin, il sera intéressant de voir comment le blogue de Mona Sammoun va évoluer. Je présume qu’elle ne s’en tiendra pas qu’aux représentations des codes et des signes à consonnance érotique et bdsm dans la culture populaire.

[Via Rue Bricabrac.]

Par Valmont le 19.11.2008 @ 9:09 pm

Amusant ce “papier” paru aujourd’hui dans le site Branchez-vous! sur les blogues de nature sexuelle, intitulé Du sexe au menu.

Gracieuseté de Edouard H. Bond, le blogueur de Satan was a lesbian, où l’écriture oscille entre celle de Ducharme, Stephen King et San Antonio (mouah qui ne trippe pas sur le genre gore outre mesure, j’ai beaucoup ri à la lecture de 3-4 billets), l’auteur dudit papier a pu découvrir cercle O dont il dit : “Blogue sur le BDSM. Intellectuel, porté sur la psychologie. Parfait pour s’initier à ce monde. ”

Le blogue cercle O, intellectuel? Hum, faut queue je trouve un extrait de Kant au ps.

Porté sur la psychologie, han? C’est peut-être parce que le plus fabuleux organe sexuel s’appelle.. le cerveau :- ) Tu l’as même pas touchée encore et elle mouille… n’est-ce pas magnifiqueue?

Non, par-dessus tout, ce que j’aime le plus de cette “couverture”, c’est quand je lis : “Parfait pour s’initier à ce monde.” Hiiiii! Ce “monde”? Quel monde? Celui de ces endroits où les androgynes se pavanent en pantalons de cuir moulant et les nymphettes en robe de latex?

Ce “monde” des échanges de pouvoirs n’est-il pas celui de tout un chacun en ce bas-monde, loin des déguisements et des conventions? Au supermarché dans le rayon des yogourts, à la pharmacie, dans un spectacle de danse contemporaine, dans la chambre à coucher d’un technicien de Videotron, à l’assemblée d’investitude du Parti Rhinocéros dans Mont-Royal, dans toutes ces voitures où chacun fait la queue sur le pont Honoré-Mercier, chacun n’est-il pas habité par ses désirs et ses besoins, chacune n’a-t-elle pas ses envies de ceci ou de cela, où la volonté de pouvoir (le prendre ou l’abandonner) joue une dimension viscérale, où les dits et les non-dits se livrent un combat de tous les instants, où l’assumé et le refoulé sont comme deux boxeurs incapables l’un et l’autre de se mettre KO?

Et puis, une fois initié, on fait quoi? Queue-ce qu’on lit?

Par Valmont le 04.11.2008 @ 10:30 am

Qu’est-ce qui distingue le fétichisme, dans son acceptation récente du terme, des jeux d’échanges de pouvoirs érotiques?

La top-modèle montréalaise Bianca Beauchamp l’explique dans ses mots à l’ineffable Denis Lévesque qui se comporte comme beaucoup de gens face à ces sujets : terriblement curieux, et tout aussi inquiet qu’excité dans son malaise.


Par Valmont le 30.10.2008 @ 12:56 am

Il semble que les commentaires autour du film The Pet (traduction libre : l’animal de compagnie) soient en général catégoriques : film plutôt mauvais, jeu nul des acteurs, visées du réalisateur, risibles.

N’empêche que la bande-annonce montre de belles choses, avec un ton ma foi fort juste, à mille lieux des vidéos bdsm glauques qui peuplent les sections XXX des vidéothèques.


Par Valmont le 28.10.2008 @ 6:06 am

[Billet mis à jour : 2 novembre 2008.]

Mademoiselle Inukshuk* me signalait il y a quelques jours la disparition du blogue Fousalier.

“The authors have deleted this blog. The content is no longer available.”

Voilà qui est bien dommage, même si je connaissais pas les personnes en cause, ni les raisons pour lesquelles la relation a volé en éclats.

Les blogues bdsm relationnels où des couples font dans l’introspectif, c’est-à-dire les blogues qui font autre chose que reproduire des poèmes ou des images affriolantes, n’ont pas une très longue espérance de vie.

Je parle de ces blogues qui relatent sur une base régulière les joies et les difficultés de la relation fondée sur le devoir d’autorité. Je pense à ces hommes et ces femmes qui réfléchissent à voix haute sur les défis et les écueils de la soumission et de la domination érotique, et qui témoignent avec courage de ce qu’ils vivent. À main levée, dans la francophonie il n’y a que le blogue de la bourgeoise soumise, celui de Janus et celui de la carpette et sa Reine qui me viennent en tête, bien que dans le premier cas, j’ai plus tendance à croire à un blogue littéraire qu’à un blogue bdsm relationnel, tant les invraisemblances sont nombreuses.

Surtout, cela rappelle combien la relation bdsm est difficile et complexe, à plus forte raison quand nous la portons au vu et au su des autres. Car non seulement, il y a la relation bdsm à porter et à faire grandir et évoluer, mais il faut alors compter sur la pression publique, c’est-à-dire la crainte de perdre la face, de montrer des côtés plus sombres de nous ou dont nous sommes moins enclins à montrer.

Mes amitiés à Mad’emoiselle et SamSom.