Par Valmont le 24.11.2006 @ 8:34 am

Avant de jouer avec une nouvelle personne ou Quelques règles de gros bon sens dans le monde BDSM, est une traduction en français par libertas du texte COME HITHER: A Commonsense Guide to Kinky Sex de Gloria G. Brame, avec quelques retouches par Valmont.

Dans ce texte, l’expression BDSM désigne une relation fondée sur les échanges de pouvoir érotiques at large. Les jeux de DS (domination-soumission) étant plus spécifiquement des jeux de rôles sans que n’interviennent les jeux de douleur/plaisir et les jeux de restriction.

Ce texte sur la sécurité dans le monde BDSM aborde six questions essentielles pour toute personne qui débute une nouvelle relation BDSM, ou qui assiste à des réceptions et événements où des étrangers jouent ensemble.

1. Qui est cette personne avec qui je suis sur le point de jouer ?
2. Comment savoir à qui je peux faire confiance ?
3. Comme c’est compliqué ! Ne puis-je jamais jouer avec des étrangers ?
4. Est-ce que ça signifie que je ne peux jamais jouer avec quelqu’un que je viens tout juste de rencontrer ?
5. Alors comment me protéger jusqu’à ce que je connaisse bien quelqu’un ?
6. Mais mon droit de veto ne me protège-t-il pas ?

le dragon

6. Mais mon droit de veto ne me protège-t-il pas ?

Pas nécessairement. Dans la situation d’abus mentionnée au point 1, la soumise utilisait un droit de veto (safe word). Mais elle s’est aussi fait dire que si elle l’employait, elle serait bannie des lieux et n’aurait jamais plus de contact avec les personnes concernées.

Maintenant, avec le recul, vous devez vous dire que toute personne soumise menacée de cette façon devrait avoir le bon sens de partir, à ce moment-là.

En réalité, j’ai rarement connu une personne soumise qui pouvait s’éloigner facilement dans une telle situation.

Tout bêtement, une personne soumise est soumise : c’est une personne qui est, par nature, vulnérable et qui veut faire plaisir. Il/elle peut déjà sentir une sorte de lien avec la personne dominante, il/elle peut être empressé-e de vivre ses fantasmes, ou encore, très inexpérimenté-e, il/elle pense que “le dominant sait toujours ce qu’il faut faire”, et il/elle souffrirait beaucoup plutôt que de risquer de perdre ce lien ou de décevoir le dominant.

La plus merveilleuse et adorable qualité du soumis (le désir de servir et de plaire) est précisément celle que les abuseurs traquent.

Maintenant, considérez ceci : si vous ne connaissez pas bien votre partenaire, comment pouvez-vous être sûr que cette personne arrêtera lorsque vous utiliserez votre veto ? Il y eut un crime notoire dans la scène BDSM à New-York il y a quelques années. Un mâle dominant trouvait ses soumis dans un bar gay cuir. Il les assurait qu’il respectait leurs limites et qu’il leur accordait leur veto. Devinez ce qui se passait, cependant, quand ils étaient seuls une fois à l’appartement ?

Si vous avez deviné qu’il ignorait leur droit de veto et même, qu’il faisait tout pour qu’ils ne puissent le dire (parce qu’ils étaient baillonnés avec du ruban adhésif), vous avez deviné juste.

Finalement, pour ne pas laisser les dominants en reste, eux aussi peuvent avoir des problèmes : s’il-vous-plaît souvenez-vous que tous les soumis ne sont pas crédibles ou authentiques non plus. Il y a pléthore de soumis “fais-moi-ça”, c’est-à-dire des joueurs et des gens qui ne cherchent pas nécessairement une dynamique BDSM, mais simplement quelqu’un pour tirer un coup quand et comment ils le veulent.

Il y a des novices qui n’ont aucune idée de quand et comment utiliser le droit de veto.

Prenez bien votre temps pour être certain que vous comprenez l’un et l’autre vos dynamiques respectives. Ainsi vous vous épargnerez bien des peines et de l’amertume.

On sait aussi que des soumis-es expérimentés-ées peuvent utiliser le veto pour contrôler ou manipuler la personne dominante, plutôt que de s’en servir pour leur indiquer quand ils ont atteint leur vraie limite.

Une des plus troublantes situations est qu’une personne soumise n’utilise pas le droit de veto quand il/elle le devrait. Cela mène le dominant à croire que tout baigne dans l’huile - pour finalement découvrir, des heures, des jours ou des mois plus tard que cette personne soumise a trouvé que vous êtes allé bien trop loin.

Pourquoi les soumis-es n’utilisent pas le droit de veto alors qu’il est fait pour l’être ? Ce peut être un désir irrésistible de la part des soumis de voir les dominants lire dans leurs pensées. Parfois, c’est de la naïveté pure; d’autre fois, c’est dû à un orgueil têtu. Quelques soumis veulent se prouver à eux-mêmes qu’ils sont capables de prendre tout ce que le dominant donne, même s’ils en sont incapables.

C’est une attitude dangereuse pour toutes les personnes concernées.

Les personnes soumises et les personnes dominantes doivent de la même façon se protéger en ne laissant jamais un veto leur permettre de se bercer d’un sentiment de satisfaction de soi. C’est un outil pour jouer en sécurité, mais il n’en est pas une garantie absolue.

Souvenez-vous : jouez prudemment ! Restez prudent ! Et ne laissez pas votre sexe parler quand votre santé est en jeu.

Par Valmont le 09.11.2006 @ 9:33 pm

Avant de jouer avec une nouvelle personne ou Quelques règles de gros bon sens dans le monde BDSM, est une traduction en français par libertas du texte COME HITHER: A Commonsense Guide to Kinky Sex de Gloria G. Brame, avec quelques retouches par Valmont.

Dans ce texte, l’expression BDSM désigne une relation fondée sur les échanges de pouvoir érotiques at large. Les jeux de DS (domination-soumission) étant plus spécifiquement des jeux de rôles sans que n’interviennent les jeux de douleur/plaisir et les jeux de restriction.

Ce texte sur la sécurité dans le monde BDSM aborde six questions essentielles pour toute personne qui débute une nouvelle relation BDSM, ou qui assiste à des réceptions et événements où des étrangers jouent ensemble.

1. Qui est cette personne avec qui je suis sur le point de jouer ?
2. Comment savoir à qui je peux faire confiance ?
3. Comme c’est compliqué ! Ne puis-je jamais jouer avec des étrangers ?
4. Est-ce que ça signifie que je ne peux jamais jouer avec quelqu’un que je viens tout juste de rencontrer ?
5. Alors comment me protéger jusqu’à ce que je connaisse bien quelqu’un ?
6. Mais mon droit de veto ne me protège-t-il pas ?

le dragon

5. Alors comment me protéger jusqu’à ce que je connaisse bien quelqu’un ?

Simple : vous limitez vos risques. Vous ne donnez PAS carte blanche à quelqu’un que vous ne connaissez pas avant une période de temps importante (ma règle fondamentale serait de trois mois).

Entre-temps, bien que le réseau de communication ne soit pas aussi crédible qu’il l’a déjà été, si vous avez rencontré cette personne dans une soirée BDSM, un club, une rencontre de groupe ou n’importe quel autre lieu de rendez-vous BDSM (y compris IRC et les autres milieux virtuels), vous devez trouver au moins une autre personne, et si possible plus, qui la connaissent. Demandez-leur de l’information.

Il n’y a rien de grossier ou d’irrespectueux de demander à des gens s’ils connaissent un autre joueur ou s’ils l’ont déjà vu en action.

Si cette personne avec laquelle vous aimeriez jouer (ou avez déjà joué dans le cas d’une relation toute récente) exprime de la colère, de la crainte, du ressentiment, ou quelque autre émotion négative, parce que vous en avez parlé à d’autres, alors vous avez votre premier avertissement que quelque chose est douteux.

Si votre partenaire potentiel dit une des phrases suivantes, FUYEZ :

  • Je ne veux pas que tu parles de moi à qui que ce soit d’autre.
  • Tu n’as pas le droit de questionner d’autres personnes à mon sujet.
  • Si je découvre que tu as parlé à d’autres à mon sujet, je n’aurai plus rien à faire avec toi.
  • Tu dois seulement croire ce que je te dis et n’écouter personne d’autre.
  • Oui, ce qu’ils t’ont dit était vrai, mais je suis une personne différente maintenant.
  • Tout ce que les autres t’ont dit à mon sujet n’était que mensonge.

Bien que j’aie été dans le monde de la Scène pendant longtemps, bien que plusieurs personnes m’aient vu joué et bien que je sois connue comme une auteure sur le BDSM positif, je ne serais pas vexée si qui que ce soit voulant jouer avec moi demandait des références sur ma crédibilité.

Dans le BDSM, la responsabilité première d’une personne est envers sa santé et son bien-être.

J’espère des nouveaux partenaires qu’ils soient prudents, et je les encourage à prendre leurs propres décisions indépendamment de moi et sans pression de ma part.

Par Valmont le 25.10.2006 @ 6:26 am

Avant de jouer avec une nouvelle personne ou Quelques règles de gros bon sens dans le monde BDSM, est une traduction en français par libertas du texte COME HITHER: A Commonsense Guide to Kinky Sex de Gloria G. Brame, avec quelques retouches par Valmont.

Dans ce texte, l’expression BDSM désigne une relation fondée sur les échanges de pouvoir érotiques at large. Les jeux de DS (domination-soumission) étant plus spécifiquement des jeux de rôles sans que n’interviennent les jeux de douleur/plaisir et les jeux de restriction.

Ce texte sur la sécurité dans le monde BDSM aborde six questions essentielles pour toute personne qui débute une nouvelle relation BDSM, ou qui assiste à des réceptions et événements où des étrangers jouent ensemble.

1. Qui est cette personne avec qui je suis sur le point de jouer ?
2. Comment savoir à qui je peux faire confiance ?
3. Comme c’est compliqué ! Ne puis-je jamais jouer avec des étrangers ?
4. Est-ce que ça signifie que je ne peux jamais jouer avec quelqu’un que je viens tout juste de rencontrer ?
5. Alors comment me protéger jusqu’à ce que je connaisse bien quelqu’un ?
6. Mais mon droit de veto ne me protège-t-il pas ?

le dragon

4. Est-ce que ça signifie que je ne peux jamais jouer avec quelqu’un que je viens tout juste de rencontrer ?

Écoutez, vous êtes un adulte. Il n’y a rien de mal à essayer de contenter votre coeur. La vie se doit d’être vécue et si vous êtes un sadomasochiste, vous vous devez d’accepter et d’adopter votre sexualité foncière. Laquelle signifie que vous allez être dépravé et traité de salope et, avec de la chance, vous en tirerez beaucoup de plaisir.

Ce que je veux dire est que vous devez être prudent et protéger vos propres intérêts jusqu’à ce que vous ayez de bonnes raisons (à la suite d’expériences répétées et positives avec la personne) d’abandonner (ou d’assumer) le contrôle total.

Par Valmont le 02.10.2006 @ 12:03 am

Avant de jouer avec une nouvelle personne ou Quelques règles de gros bon sens dans le monde BDSM, est une traduction en français par libertas du texte COME HITHER: A Commonsense Guide to Kinky Sex de Gloria G. Brame, avec quelques retouches par Valmont.

Dans ce texte, l’expression BDSM désigne une relation fondée sur les échanges de pouvoir érotiques at large. Les jeux de DS (domination-soumission) étant plus spécifiquement des jeux de rôles sans que n’interviennent les jeux de douleur/plaisir et les jeux de restriction.

Ce texte sur la sécurité dans le monde BDSM aborde six questions essentielles pour toute personne qui débute une nouvelle relation BDSM, ou qui assiste à des réceptions et événements où des étrangers jouent ensemble.

1. Qui est cette personne avec qui je suis sur le point de jouer ?
2. Comment savoir à qui je peux faire confiance ?
3. Comme c’est compliqué ! Ne puis-je jamais jouer avec des étrangers ?
4. Est-ce que ça signifie que je ne peux jamais jouer avec quelqu’un que je viens tout juste de rencontrer ?
5. Alors comment me protéger jusqu’à ce que je connaisse bien quelqu’un ?
6. Mais mon droit de veto ne me protège-t-il pas ?

le dragon

3. Comme c’est compliqué ! Ne puis-je jamais jouer avec des étrangers ?

Bien sûr. C’est pourquoi le droit de veto existe, pour limiter les risques de dommages non voulus en jouant avec des inconnus.

Qu’est-ce que le droit de veto ? Ça le dit, à tout moment, vous pouvez dire non. Le droit de veto est un mot ou expression qui ralentit ou met fin à l’activité en cours. Les anglophones disent safeword.

Mais en français comme en anglais, la vraie question n’est pas de savoir si vous pouvez ou ne pouvez pas jouer avec des inconnus. La vraie question est de connaître votre capacité à faire un choix sain pour vous-même.

Autrement dit, quelle confiance accorder à quelqu’un que vous ne connaissez pas vraiment ?

Vous devez être très prudent et ne pas faire confiance trop facilement. Surtout si vous êtes d’un genre romantique, impulsif ou qui est susceptible de se faire tourmenter la veille et qui risque de dire presque tout quand votre sexe est prêt à l’action. Ceci est dit sans discrimination : les chattes tout comme les queues sont capables de prendre les rênes de la pensée chez une partie importante des vivants.

Présentons cela autrement.

Si un agent de change se présente à vous dans une réception et dit qu’il a une transaction brillante qui peut tripler votre investissement en deux semaines, iriez-vous à votre banque le soir même pour lui remettre toutes vos économies ?

J’espère que non.

Plus probablement, si vous ne vous ne l’avez pas tout simplement envoyé promener, vous pouvez lui demander une brochure ou un rendez-vous à son bureau pour en discuter plus à fond. Si vous êtes un risque-tout, vous pouvez même accepter d’investir un peu d’argent, juste pour jouer.

En tous cas, vous ne remettriez pas toutes vos économies à un individu que vous venez juste de rencontrer. Vous voudriez des preuves de sa crédibilité. Vous limiteriez les risques, et prendriez certaines précautions pour vous protéger au cas où il s’agirait d’une escroquerie.

Alors pourquoi tant de soumis et de dominants qui se rencontrent, dans une soirée ou dans un club ou dans l’internet, quelqu’un qui prétend être le yin de leur yang BDSM, soudain font-ils un total investissement physique et émotionnel dans cette relation ?

Désespoir.

Nous comprenons l’empressement d’avoir des expériences.

Pour bien des gens, l’urgence de faire du BDSM est terrible, particulièrement si vous avez refoulé cela pendant longtemps.

Mais la réalité toute simple est là : IL N’Y A PAS DE RACCOURCIS DANS LE BDSM.

Si vous voulez une relation de qualité, vous devez y mettre le temps et vous faire l’obligation envers VOUS-MÊME de ne pas sauter sur n’importe quelle occasion qui se présente. Toutes les occasions ne sont pas valables.

Certaines vont mener à une peine émotionnelle importante.

Par Valmont le 20.09.2006 @ 1:12 pm

Avant de jouer avec une nouvelle personne ou Quelques règles de gros bon sens dans le monde BDSM, est une traduction en français par libertas du texte COME HITHER: A Commonsense Guide to Kinky Sex de Gloria G. Brame, avec quelques retouches par Valmont.

Dans ce texte, l’expression BDSM désigne une relation fondée sur les échanges de pouvoir érotiques at large. Les jeux de DS (domination-soumission) étant plus spécifiquement des jeux de rôles sans que n’interviennent les jeux de douleur/plaisir et les jeux de restriction.

Ce texte sur la sécurité dans le monde BDSM aborde six questions essentielles pour toute personne qui débute une nouvelle relation BDSM, ou qui assiste à des réceptions et événements où des étrangers jouent ensemble.

1. Qui est cette personne avec qui je suis sur le point de jouer ?
2. Comment savoir à qui je peux faire confiance ?
3. Comme c’est compliqué ! Ne puis-je jamais jouer avec des étrangers ?
4. Est-ce que ça signifie que je ne peux jamais jouer avec quelqu’un que je viens tout juste de rencontrer ?
5. Alors comment me protéger jusqu’à ce que je connaisse bien quelqu’un ?
6. Mais mon droit de veto ne me protège-t-il pas ?

le dragon

2. Comment savoir à qui je peux faire confiance ?

Après onze ans d’expérience considérable dans le monde de la Scène, j’en suis venue à la conclusion personnelle qu’il n’y a simplement PAS de recette miracle, ni de méthode exacte, pour juger TOUTES les relations romantiques.

Vous DEVEZ toujours prendre le temps de connaître la personne. Si vous croyez que vous connaissez quelqu’un suffisamment pour lui accorder une totale confiance, après une ou deux semaines ou après un échange ardent de courriels, vous vous leurrez.

Si vous cherchez une relation à long terme ou permanente, ce que je recommande (et applique dans ma propre vie) est ce que j’appelle la “fréquentation DS”.

Ce n’est pas très différent d’une fréquentation normale. Vous passez du temps à faire de vrais trucs ensemble - aller au cinéma, prendre des repas, visiter des musées ou n’importe quelle autre activité sociale normale qu’un couple (un trio, un quatuor ou peu importe ce que vous désirez). La différence principale entre une fréquentation DS et une fréquentation normale est qu’au lieu d’avoir du sexe vanille, vous faites dans le BDSM. Le plus souvent possible.

Personnellement, je m’accorde trois ou quatre mois de fréquentation DS avant de prendre un engagement pour une relation à long terme. Je dis à un soumis éventuel que durant cette étape de fréquentation, il est encore libre d’expérimenter avec d’autres personnes. Il ne porte pas mon collier et il n’est pas obligé de m’appeler Maîtresse quand nous sommes en public.

Pourtant, je prends plusieurs décisions (où nous allons, ce que nous faisons et ainsi de suite) mais dans un contexte naturel. En d’autres mots : il me voit dans mes vêtements de ville et comme un être humain complet, non seulement comme une mystérieuse créature qui n’existe que pour répondre à ses fantasmes.

Cette marge nous donne, à moi et à mon partenaire éventuel, l’occasion de voir l’autre dans une large variété de circonstances.

Si au cours des fréquentations je découvre, par exemple, qu’il tend à mentir ou à fausser la vérité, qu’il est généralement irresponsable et insensé, qu’il joue des jeux ou parle et agit de façon très contradictoire ou n’importe quelle autre caractéristique qui, je le sais, fera de lui un partenaire incompatible avec moi, alors la fréquentation se termine là et je ne suis prise dans aucun engagement.

Ce peut paraître long, mais le dédommagement est : lorsque je SUIS prête à conclure un engagement, à devenir la Maîtresse permanente de quelqu’un, je connais vraiment cette personne. Je sais comment il réagit aux situations, je connais ses points sensibles, je sais comment son esprit fonctionne, et naturellement, j’ai développé de l’affection pour lui.

Les avantages que cela apporte à ma capacité de contrôler et dominer un soumis ne peuvent tout simplement pas se mesurer.

Le soumis, pour sa part, a une très ferme base pour placer sa confiance en moi.

Tandis que j’observe son comportement, il observe le mien. S’il est rassuré de voir que je suis forte dans ma vie quotidienne, que j’exerce le contrôle dans le monde réel et que je suis à l’aise à commander dans une variété de situations, sa confiance dans ma dominance est acquise.

S’il est un soumis qui ne fait que chercher un partenaire de jeu sexuel, ou quelqu’un qui porte des vêtements fétiches 24 heures par jour, il apprend vite que je ne suis pas la Maîtresse qu’il lui faut.

Évidemment, si tout ce que vous recherchez ce sont des partenaires de jeu, et pas une relation à long terme, les règles de la “fréquentation DS” ne s’appliquent pas.

[Note de Valmont au 15 août 2002 : Je ne suis pas absolument pas d’accord. Elles devraient s’appliquer tout autant. Quel que soit le statut de la relation, ça reste toujours du BDSM, donc soumis aux mêmes règles. Seules les modalités/activités changent.]

Mais je vous conseille vivement de faire tout votre possible pour en savoir plus sur les personnes avec qui vous allez jouer.

Par Valmont le 16.09.2006 @ 5:05 pm

Avant de jouer avec une nouvelle personne ou Quelques règles de gros bon sens dans le monde BDSM, est une traduction en français par libertas du texte COME HITHER: A Commonsense Guide to Kinky Sex de Gloria G. Brame, avec quelques retouches par Valmont.

Dans ce texte, l’expression BDSM désigne une relation fondée sur les échanges de pouvoir érotiques at large. Les jeux de DS (domination-soumission) étant plus spécifiquement des jeux de rôles sans que n’interviennent les jeux de douleur/plaisir et les jeux de restriction.

Ce texte sur la sécurité dans le monde BDSM aborde six questions essentielles pour toute personne qui débute une nouvelle relation BDSM, ou qui assiste à des réceptions et événements où des étrangers jouent ensemble.

1. Qui est cette personne avec qui je suis sur le point de jouer ?
2. Comment savoir à qui je peux faire confiance ?
3. Comme c’est compliqué ! Ne puis-je jamais jouer avec des étrangers ?
4. Est-ce que ça signifie que je ne peux jamais jouer avec quelqu’un que je viens tout juste de rencontrer ?
5. Alors comment me protéger jusqu’à ce que je connaisse bien quelqu’un ?
6. Mais mon droit de veto ne me protège-t-il pas ?

le dragon

1. Qui est cette personne avec qui je suis sur le point de jouer ?

Vous vous souvenez de ce que maman et papa nous disaient lorsque nous étions gamins, à propos des étrangers ?

Maintenant, parlons de la question de participer à une scène BDSM avec eux.

Eyes Wide ShutLa question fondamentale et la plus simple de TOUTE relation en est une que bien des novices ne se donnent même pas la peine de se poser. Plusieurs personnes supposent automatiquement que s’ils vont dans un club renommé ou assistent à une réception organisée par un groupe réputé, tous ceux qu’ils vont rencontrer sont dignes de confiance. MAUVAIS PRINCIPE.

Les plus grands désastres en BDSM arrivent inévitablement quand les gens impliqués n’ont pas une connaissance claire de l’autre personne, ce qu’elle est, son histoire dans le monde du BDSM, si c’est une personne honnête et digne de confiance, à tous points de vue.

Nous avons récemment entendu parler d’une soumise qui avait rejoint, avec optimisme, un groupe amical BDSM, y avait établi certains contacts et qui a subi, sous l’apparence trompeuse de BDSM, une fin de semaine de torture non consentie de la part de sadiques prédateurs qui se présentaient eux-mêmes comme des dominants sérieux et respectés.

Elle avait naïvement supposé que s’ils appartenaient à ce groupe, et étaient bien connus de ce groupe, ils devaient être forcément dignes de confiance.

Elle se trompait.

Il y a des gens qui exploitent la Scène - et ses naïfs novices - afin d’exprimer leurs violentes impulsions. Bien que leur comportement, lors des rencontres du groupe, étaient tout à fait respectable, dès qu’elle s’est retrouvée seule avec eux, ils ont dévoilé leur aspect dangereux.

C’est un fait malheureux. La Scène étant devenue de plus en plus populaire, bien des gens joignent des clubs et assistent à des réceptions, tout en ne sachant fichtrement rien de rien sur le BDSM et ses implications, ni sur la manière de mener une relation BDSM de manière sûre et consentie, bien qu’ils savent parfois quelques «formules» de base.

S’IL-VOUS-PLAIT, RAPPELEZ-VOUS : le BDSM et l’abus ne sont pas plus apparentés que les relations sexuelles et le viol ne le sont.

La seule différence entre un Dominant qui vous force à faire des choses bouleversantes et terrifiantes pour vous, et un criminel, c’est que personne jusqu’ici n’a appelé la police contre le dominant. Les gens responsables de la Scène déplorent tous les cas d’usage de force non consentie.

Photo : attribuée à Magritte.