Par Valmont le 05.08.2007 @ 1:26 pm

les papillons de la séductionJe vois passer à l’instant cette requête dans Google.fr : “comment rendre dependant son maitre en bdsm“.

Ce serait intéressant si la personne qui a tapé cette requête nous livrait le fruit de ses recherches lorsqu’elle les aura complétées…

C’est là un des enjeux fondamentaux de la personne dominante : comment échapper à la manipulation de la personne soumise.

Photo trouvée quelque part par Jean-Marc via Souffle moi ton désir.

Par Valmont le 20.03.2007 @ 11:31 am

« “Est-il bon de diffuser le savoir BDSM, ou cela doit-il rester l’apanage de cercles restreints?”

En terme plus clair, doit-on être élitistes ou faire au contraire de la vulgarisation, en sachant quand même que la population “vanille” non informée est un vivier formidable pour les abuseurs en tout genre. »

Que voilà un beau sujet dans l’espace de clavardage de BDSM ou abus : parlez-en !, un forum d’aide pour toutes les victimes de violences physiques et psychologiques liées aux dérapages du bdsm, que je trouve particulièrement biaisé (soumises victimes et dominants prédateurs), mais pas inintéressant.

Vivement des compte-rendus de ces séances de… clavardage.. :- )

Par Valmont le 23.12.2006 @ 12:51 pm

Domme avec sa soumiseLes activités BDSM peuvent faire intervenir des sensations et des émotions déstabilisantes, puissantes.

Des sensations, nous parlons ici de la langueur, le frisson, le réchauffement des membres, les vibrations de la main, l’engourdissement, les montées d’énergies, l’euphorie, le corps moite, la fatigue, le vertige, l’abandon…

Des émotions, nous parlons ici de la peur, le dégoût, l’humiliation, le ridicule, la colère, les tensions, des angoisses, la rage contenue, détournée : on dira ce qu’on voudra, jouer avec ces émotions n’est pas à la portée de n’importe qui n’importe quand n’importe comment et avec n’importe qui.

«L’expérience directe de la domination et de la soumission nous fait toucher du doigt des techniques puissantes qui, si elles ne sont pas utilisées lentement (le temps d’intégration psychique est fondamental) et distanciées À chaque fois par une réflexion qui suivra immédiatement les sensations et les émotions étranges de la mise en scène SM, peuvent amener certains sujets (les personnes soumises) à une ruine psychique sévère (mais momentanée), un dégoût et un rejet fort préjudiciables.»

«Car cette expérience directe, c’est l’acceptation de se mettre en danger réel de déstructuration.»

(Source : melusine sm.)

Photo : eroticgem.

Par Valmont le 24.11.2006 @ 8:34 am

Avant de jouer avec une nouvelle personne ou Quelques règles de gros bon sens dans le monde BDSM, est une traduction en français par libertas du texte COME HITHER: A Commonsense Guide to Kinky Sex de Gloria G. Brame, avec quelques retouches par Valmont.

Dans ce texte, l’expression BDSM désigne une relation fondée sur les échanges de pouvoir érotiques at large. Les jeux de DS (domination-soumission) étant plus spécifiquement des jeux de rôles sans que n’interviennent les jeux de douleur/plaisir et les jeux de restriction.

Ce texte sur la sécurité dans le monde BDSM aborde six questions essentielles pour toute personne qui débute une nouvelle relation BDSM, ou qui assiste à des réceptions et événements où des étrangers jouent ensemble.

1. Qui est cette personne avec qui je suis sur le point de jouer ?
2. Comment savoir à qui je peux faire confiance ?
3. Comme c’est compliqué ! Ne puis-je jamais jouer avec des étrangers ?
4. Est-ce que ça signifie que je ne peux jamais jouer avec quelqu’un que je viens tout juste de rencontrer ?
5. Alors comment me protéger jusqu’à ce que je connaisse bien quelqu’un ?
6. Mais mon droit de veto ne me protège-t-il pas ?

le dragon

6. Mais mon droit de veto ne me protège-t-il pas ?

Pas nécessairement. Dans la situation d’abus mentionnée au point 1, la soumise utilisait un droit de veto (safe word). Mais elle s’est aussi fait dire que si elle l’employait, elle serait bannie des lieux et n’aurait jamais plus de contact avec les personnes concernées.

Maintenant, avec le recul, vous devez vous dire que toute personne soumise menacée de cette façon devrait avoir le bon sens de partir, à ce moment-là.

En réalité, j’ai rarement connu une personne soumise qui pouvait s’éloigner facilement dans une telle situation.

Tout bêtement, une personne soumise est soumise : c’est une personne qui est, par nature, vulnérable et qui veut faire plaisir. Il/elle peut déjà sentir une sorte de lien avec la personne dominante, il/elle peut être empressé-e de vivre ses fantasmes, ou encore, très inexpérimenté-e, il/elle pense que “le dominant sait toujours ce qu’il faut faire”, et il/elle souffrirait beaucoup plutôt que de risquer de perdre ce lien ou de décevoir le dominant.

La plus merveilleuse et adorable qualité du soumis (le désir de servir et de plaire) est précisément celle que les abuseurs traquent.

Maintenant, considérez ceci : si vous ne connaissez pas bien votre partenaire, comment pouvez-vous être sûr que cette personne arrêtera lorsque vous utiliserez votre veto ? Il y eut un crime notoire dans la scène BDSM à New-York il y a quelques années. Un mâle dominant trouvait ses soumis dans un bar gay cuir. Il les assurait qu’il respectait leurs limites et qu’il leur accordait leur veto. Devinez ce qui se passait, cependant, quand ils étaient seuls une fois à l’appartement ?

Si vous avez deviné qu’il ignorait leur droit de veto et même, qu’il faisait tout pour qu’ils ne puissent le dire (parce qu’ils étaient baillonnés avec du ruban adhésif), vous avez deviné juste.

Finalement, pour ne pas laisser les dominants en reste, eux aussi peuvent avoir des problèmes : s’il-vous-plaît souvenez-vous que tous les soumis ne sont pas crédibles ou authentiques non plus. Il y a pléthore de soumis “fais-moi-ça”, c’est-à-dire des joueurs et des gens qui ne cherchent pas nécessairement une dynamique BDSM, mais simplement quelqu’un pour tirer un coup quand et comment ils le veulent.

Il y a des novices qui n’ont aucune idée de quand et comment utiliser le droit de veto.

Prenez bien votre temps pour être certain que vous comprenez l’un et l’autre vos dynamiques respectives. Ainsi vous vous épargnerez bien des peines et de l’amertume.

On sait aussi que des soumis-es expérimentés-ées peuvent utiliser le veto pour contrôler ou manipuler la personne dominante, plutôt que de s’en servir pour leur indiquer quand ils ont atteint leur vraie limite.

Une des plus troublantes situations est qu’une personne soumise n’utilise pas le droit de veto quand il/elle le devrait. Cela mène le dominant à croire que tout baigne dans l’huile - pour finalement découvrir, des heures, des jours ou des mois plus tard que cette personne soumise a trouvé que vous êtes allé bien trop loin.

Pourquoi les soumis-es n’utilisent pas le droit de veto alors qu’il est fait pour l’être ? Ce peut être un désir irrésistible de la part des soumis de voir les dominants lire dans leurs pensées. Parfois, c’est de la naïveté pure; d’autre fois, c’est dû à un orgueil têtu. Quelques soumis veulent se prouver à eux-mêmes qu’ils sont capables de prendre tout ce que le dominant donne, même s’ils en sont incapables.

C’est une attitude dangereuse pour toutes les personnes concernées.

Les personnes soumises et les personnes dominantes doivent de la même façon se protéger en ne laissant jamais un veto leur permettre de se bercer d’un sentiment de satisfaction de soi. C’est un outil pour jouer en sécurité, mais il n’en est pas une garantie absolue.

Souvenez-vous : jouez prudemment ! Restez prudent ! Et ne laissez pas votre sexe parler quand votre santé est en jeu.

Par Valmont le 09.11.2006 @ 9:33 pm

Avant de jouer avec une nouvelle personne ou Quelques règles de gros bon sens dans le monde BDSM, est une traduction en français par libertas du texte COME HITHER: A Commonsense Guide to Kinky Sex de Gloria G. Brame, avec quelques retouches par Valmont.

Dans ce texte, l’expression BDSM désigne une relation fondée sur les échanges de pouvoir érotiques at large. Les jeux de DS (domination-soumission) étant plus spécifiquement des jeux de rôles sans que n’interviennent les jeux de douleur/plaisir et les jeux de restriction.

Ce texte sur la sécurité dans le monde BDSM aborde six questions essentielles pour toute personne qui débute une nouvelle relation BDSM, ou qui assiste à des réceptions et événements où des étrangers jouent ensemble.

1. Qui est cette personne avec qui je suis sur le point de jouer ?
2. Comment savoir à qui je peux faire confiance ?
3. Comme c’est compliqué ! Ne puis-je jamais jouer avec des étrangers ?
4. Est-ce que ça signifie que je ne peux jamais jouer avec quelqu’un que je viens tout juste de rencontrer ?
5. Alors comment me protéger jusqu’à ce que je connaisse bien quelqu’un ?
6. Mais mon droit de veto ne me protège-t-il pas ?

le dragon

5. Alors comment me protéger jusqu’à ce que je connaisse bien quelqu’un ?

Simple : vous limitez vos risques. Vous ne donnez PAS carte blanche à quelqu’un que vous ne connaissez pas avant une période de temps importante (ma règle fondamentale serait de trois mois).

Entre-temps, bien que le réseau de communication ne soit pas aussi crédible qu’il l’a déjà été, si vous avez rencontré cette personne dans une soirée BDSM, un club, une rencontre de groupe ou n’importe quel autre lieu de rendez-vous BDSM (y compris IRC et les autres milieux virtuels), vous devez trouver au moins une autre personne, et si possible plus, qui la connaissent. Demandez-leur de l’information.

Il n’y a rien de grossier ou d’irrespectueux de demander à des gens s’ils connaissent un autre joueur ou s’ils l’ont déjà vu en action.

Si cette personne avec laquelle vous aimeriez jouer (ou avez déjà joué dans le cas d’une relation toute récente) exprime de la colère, de la crainte, du ressentiment, ou quelque autre émotion négative, parce que vous en avez parlé à d’autres, alors vous avez votre premier avertissement que quelque chose est douteux.

Si votre partenaire potentiel dit une des phrases suivantes, FUYEZ :

  • Je ne veux pas que tu parles de moi à qui que ce soit d’autre.
  • Tu n’as pas le droit de questionner d’autres personnes à mon sujet.
  • Si je découvre que tu as parlé à d’autres à mon sujet, je n’aurai plus rien à faire avec toi.
  • Tu dois seulement croire ce que je te dis et n’écouter personne d’autre.
  • Oui, ce qu’ils t’ont dit était vrai, mais je suis une personne différente maintenant.
  • Tout ce que les autres t’ont dit à mon sujet n’était que mensonge.

Bien que j’aie été dans le monde de la Scène pendant longtemps, bien que plusieurs personnes m’aient vu joué et bien que je sois connue comme une auteure sur le BDSM positif, je ne serais pas vexée si qui que ce soit voulant jouer avec moi demandait des références sur ma crédibilité.

Dans le BDSM, la responsabilité première d’une personne est envers sa santé et son bien-être.

J’espère des nouveaux partenaires qu’ils soient prudents, et je les encourage à prendre leurs propres décisions indépendamment de moi et sans pression de ma part.

Par Valmont le 25.10.2006 @ 6:26 am

Avant de jouer avec une nouvelle personne ou Quelques règles de gros bon sens dans le monde BDSM, est une traduction en français par libertas du texte COME HITHER: A Commonsense Guide to Kinky Sex de Gloria G. Brame, avec quelques retouches par Valmont.

Dans ce texte, l’expression BDSM désigne une relation fondée sur les échanges de pouvoir érotiques at large. Les jeux de DS (domination-soumission) étant plus spécifiquement des jeux de rôles sans que n’interviennent les jeux de douleur/plaisir et les jeux de restriction.

Ce texte sur la sécurité dans le monde BDSM aborde six questions essentielles pour toute personne qui débute une nouvelle relation BDSM, ou qui assiste à des réceptions et événements où des étrangers jouent ensemble.

1. Qui est cette personne avec qui je suis sur le point de jouer ?
2. Comment savoir à qui je peux faire confiance ?
3. Comme c’est compliqué ! Ne puis-je jamais jouer avec des étrangers ?
4. Est-ce que ça signifie que je ne peux jamais jouer avec quelqu’un que je viens tout juste de rencontrer ?
5. Alors comment me protéger jusqu’à ce que je connaisse bien quelqu’un ?
6. Mais mon droit de veto ne me protège-t-il pas ?

le dragon

4. Est-ce que ça signifie que je ne peux jamais jouer avec quelqu’un que je viens tout juste de rencontrer ?

Écoutez, vous êtes un adulte. Il n’y a rien de mal à essayer de contenter votre coeur. La vie se doit d’être vécue et si vous êtes un sadomasochiste, vous vous devez d’accepter et d’adopter votre sexualité foncière. Laquelle signifie que vous allez être dépravé et traité de salope et, avec de la chance, vous en tirerez beaucoup de plaisir.

Ce que je veux dire est que vous devez être prudent et protéger vos propres intérêts jusqu’à ce que vous ayez de bonnes raisons (à la suite d’expériences répétées et positives avec la personne) d’abandonner (ou d’assumer) le contrôle total.