Par Valmont le 18.10.2006 @ 11:31 am

Au fil des années, Pierre et Catharine ont pondu quelques textes toujours pertinents sur la recherche du partenaire BDSM, la première rencontre, les types de relation.

Monsieur le Vicomte badine

“En BDSM, c’est comme la vraie vie vanille. Il y a des gens qui essaient de prendre avantage des autres. Cela peut être un homme à la recherche d’une aventure facile ou une femme qui essaie d’avoir des avantages monétaires en Dominant des hommes non avertis.

Soyez prudent!

N/nous avons entendu et entendons encore plein d’histoires d’horreurs à propos de gens rencontrant les mauvaises personnes pour une première rencontre. N/nous croyons à la confiance et l’honnêteté, mais, beaucoup utilisent la philosophie BDSM pour trouver des victimes sans défenses.

Nous connaissons beaucoup d’histoires d’horreur, mais, s’il V/vous plaît, maintenant, N/nous voulons entendre à propos des histoires réussies!”

Stephen, de son côté, insiste davantage sur les conseils à suivre pour une soumise qui fréquente des salles de clavardage à saveur BDSM.

“Pour avoir clavarder 4 ans sur MSN et Palace, avoir eu une salle sur MSN depuis 3 an et avoir été le confident de plusieurs soumises découragées par des faux Maîtres, j’en ai vu de toutes les sortes… Pas facile trouver de bons Maîtres au travers cette jungle dans les salles… Trop de faux Maîtres (baiseur) et pas assez de vrais Maîtres… Rien de plus facile pour quelqu’un qui veux te baiser de se déclarer Maître… il a juste à te donner 2-3 bonnes fessées et t’ordonné de te mettre sur le dos pour qu’il te baise et toi comme soumise, tu obéis…”

Ces sources, c’est comme les classiques.

À relire de temps à autres.

Par Valmont le 13.10.2006 @ 6:49 am

Une discussion dont les aspects sont rarement abordés dans les cercles BDSM (sinon pour dégénérer…) : la question de l’apparence des soumises en général, et les effets à long terme des jeux de douleur/plaisir sur le corps.

Bon d’accord, l’apparence de la soumise est affaire de goût.

Mais que laisse en héritage, disons dix ans de cravache appliquée sur le corps sur une base régulière ?
.
Des avis documentés ?

[Mise à jour du 26 août 2007 : j’ai posé la question dans ce forum il y a près de six mois, et toujours pas de réponse.]

Par Valmont le 06.10.2006 @ 2:46 pm

On y parle des ados dans ce texte, mais est-ce vraiment différent du côté des “adultes”?

Un reflet de la sexualité proposée aux ados
par René-Charles Quirion
dans le journal La Tribune
publié sur le site de Cyberpresse
Le lundi 02 octobre 2006

La diffusion de pornographie juvénile d’élèves de la polyvalente La Frontalière de Coaticook à l’intérieur même des murs de l’école ne serait que le reflet de la sexualité proposée aux adolescents.

La porte-parole du Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuelles (CALACS) en Estrie, Josée Anctil se demande où est rendue la normalité dans les rapports sexuels.

«Les adolescents doivent apprendre à développer leur sens critique car on ne sait pas où ça va s’arrêter. On pense toujours avoir vu le pire», signale la porte-parole du CALACS.

Josée Anctil croit que les adolescents qui ont accepté d’être filmés dans des positions sexuellement explicites ne réalisaient pas qu’une fois sur Internet, leur chambre n’est plus un lieu privé.

«La pensée s’est arrêtée à la caméra sans se projeter au plan des conséquences à long terme. Maintenant que les images sont diffusées, un sentiment de honte et de culpabilité doit y être relié. On ne parle plus de celui qui a diffusé les images, mais de la personne qui y apparaît. C’est encore la victime qui se retrouve avec les plus lourdes conséquences», déplore Josée Anctil.

Selon le sexologue Alain Desharnais, les adolescents qui sont à l’origine de la production et de la diffusion de ces images de pornographie juvénile de leurs camarades de classe étaient simplement inconscients de ce qu’ils faisaient ou motivés par une certaine inconscience nourrie par la vengeance.

«La banalisation extrême de la sexualité ouvre la porte à ce type d’incident dans nos écoles. Sans compter que ça se produit à un âge où l’équilibre sexuel est fragile ou n’est pas encore atteint», mentionne Alain Desharnais.

Le sexologue sherbrookois croit qu’il faut sévir sévèrement contre les jeunes à l’origine de ces cas de cybercriminalité. «Il faut envoyer un message clair pour dire que ça ne se fait pas. C’est un crime qui ne passe pas», soutient Alain Desharnais.

Le porte-parole de la Sûreté du Québec en Estrie, Louis-Philippe Ruel, explique que ce type d’incident où des photos compromettantes d’adolescents sont distribuées à l’école vient banaliser la sexualité.

«Cette banalisation peut déboucher sur des abus ou mêmes des agressions sexuelles. C’est une question à laquelle il faut réfléchir», estime l’agent Ruel.

Par Valmont le 02.10.2006 @ 12:03 am

Avant de jouer avec une nouvelle personne ou Quelques règles de gros bon sens dans le monde BDSM, est une traduction en français par libertas du texte COME HITHER: A Commonsense Guide to Kinky Sex de Gloria G. Brame, avec quelques retouches par Valmont.

Dans ce texte, l’expression BDSM désigne une relation fondée sur les échanges de pouvoir érotiques at large. Les jeux de DS (domination-soumission) étant plus spécifiquement des jeux de rôles sans que n’interviennent les jeux de douleur/plaisir et les jeux de restriction.

Ce texte sur la sécurité dans le monde BDSM aborde six questions essentielles pour toute personne qui débute une nouvelle relation BDSM, ou qui assiste à des réceptions et événements où des étrangers jouent ensemble.

1. Qui est cette personne avec qui je suis sur le point de jouer ?
2. Comment savoir à qui je peux faire confiance ?
3. Comme c’est compliqué ! Ne puis-je jamais jouer avec des étrangers ?
4. Est-ce que ça signifie que je ne peux jamais jouer avec quelqu’un que je viens tout juste de rencontrer ?
5. Alors comment me protéger jusqu’à ce que je connaisse bien quelqu’un ?
6. Mais mon droit de veto ne me protège-t-il pas ?

le dragon

3. Comme c’est compliqué ! Ne puis-je jamais jouer avec des étrangers ?

Bien sûr. C’est pourquoi le droit de veto existe, pour limiter les risques de dommages non voulus en jouant avec des inconnus.

Qu’est-ce que le droit de veto ? Ça le dit, à tout moment, vous pouvez dire non. Le droit de veto est un mot ou expression qui ralentit ou met fin à l’activité en cours. Les anglophones disent safeword.

Mais en français comme en anglais, la vraie question n’est pas de savoir si vous pouvez ou ne pouvez pas jouer avec des inconnus. La vraie question est de connaître votre capacité à faire un choix sain pour vous-même.

Autrement dit, quelle confiance accorder à quelqu’un que vous ne connaissez pas vraiment ?

Vous devez être très prudent et ne pas faire confiance trop facilement. Surtout si vous êtes d’un genre romantique, impulsif ou qui est susceptible de se faire tourmenter la veille et qui risque de dire presque tout quand votre sexe est prêt à l’action. Ceci est dit sans discrimination : les chattes tout comme les queues sont capables de prendre les rênes de la pensée chez une partie importante des vivants.

Présentons cela autrement.

Si un agent de change se présente à vous dans une réception et dit qu’il a une transaction brillante qui peut tripler votre investissement en deux semaines, iriez-vous à votre banque le soir même pour lui remettre toutes vos économies ?

J’espère que non.

Plus probablement, si vous ne vous ne l’avez pas tout simplement envoyé promener, vous pouvez lui demander une brochure ou un rendez-vous à son bureau pour en discuter plus à fond. Si vous êtes un risque-tout, vous pouvez même accepter d’investir un peu d’argent, juste pour jouer.

En tous cas, vous ne remettriez pas toutes vos économies à un individu que vous venez juste de rencontrer. Vous voudriez des preuves de sa crédibilité. Vous limiteriez les risques, et prendriez certaines précautions pour vous protéger au cas où il s’agirait d’une escroquerie.

Alors pourquoi tant de soumis et de dominants qui se rencontrent, dans une soirée ou dans un club ou dans l’internet, quelqu’un qui prétend être le yin de leur yang BDSM, soudain font-ils un total investissement physique et émotionnel dans cette relation ?

Désespoir.

Nous comprenons l’empressement d’avoir des expériences.

Pour bien des gens, l’urgence de faire du BDSM est terrible, particulièrement si vous avez refoulé cela pendant longtemps.

Mais la réalité toute simple est là : IL N’Y A PAS DE RACCOURCIS DANS LE BDSM.

Si vous voulez une relation de qualité, vous devez y mettre le temps et vous faire l’obligation envers VOUS-MÊME de ne pas sauter sur n’importe quelle occasion qui se présente. Toutes les occasions ne sont pas valables.

Certaines vont mener à une peine émotionnelle importante.

Par Valmont le 20.09.2006 @ 1:12 pm

Avant de jouer avec une nouvelle personne ou Quelques règles de gros bon sens dans le monde BDSM, est une traduction en français par libertas du texte COME HITHER: A Commonsense Guide to Kinky Sex de Gloria G. Brame, avec quelques retouches par Valmont.

Dans ce texte, l’expression BDSM désigne une relation fondée sur les échanges de pouvoir érotiques at large. Les jeux de DS (domination-soumission) étant plus spécifiquement des jeux de rôles sans que n’interviennent les jeux de douleur/plaisir et les jeux de restriction.

Ce texte sur la sécurité dans le monde BDSM aborde six questions essentielles pour toute personne qui débute une nouvelle relation BDSM, ou qui assiste à des réceptions et événements où des étrangers jouent ensemble.

1. Qui est cette personne avec qui je suis sur le point de jouer ?
2. Comment savoir à qui je peux faire confiance ?
3. Comme c’est compliqué ! Ne puis-je jamais jouer avec des étrangers ?
4. Est-ce que ça signifie que je ne peux jamais jouer avec quelqu’un que je viens tout juste de rencontrer ?
5. Alors comment me protéger jusqu’à ce que je connaisse bien quelqu’un ?
6. Mais mon droit de veto ne me protège-t-il pas ?

le dragon

2. Comment savoir à qui je peux faire confiance ?

Après onze ans d’expérience considérable dans le monde de la Scène, j’en suis venue à la conclusion personnelle qu’il n’y a simplement PAS de recette miracle, ni de méthode exacte, pour juger TOUTES les relations romantiques.

Vous DEVEZ toujours prendre le temps de connaître la personne. Si vous croyez que vous connaissez quelqu’un suffisamment pour lui accorder une totale confiance, après une ou deux semaines ou après un échange ardent de courriels, vous vous leurrez.

Si vous cherchez une relation à long terme ou permanente, ce que je recommande (et applique dans ma propre vie) est ce que j’appelle la “fréquentation DS”.

Ce n’est pas très différent d’une fréquentation normale. Vous passez du temps à faire de vrais trucs ensemble - aller au cinéma, prendre des repas, visiter des musées ou n’importe quelle autre activité sociale normale qu’un couple (un trio, un quatuor ou peu importe ce que vous désirez). La différence principale entre une fréquentation DS et une fréquentation normale est qu’au lieu d’avoir du sexe vanille, vous faites dans le BDSM. Le plus souvent possible.

Personnellement, je m’accorde trois ou quatre mois de fréquentation DS avant de prendre un engagement pour une relation à long terme. Je dis à un soumis éventuel que durant cette étape de fréquentation, il est encore libre d’expérimenter avec d’autres personnes. Il ne porte pas mon collier et il n’est pas obligé de m’appeler Maîtresse quand nous sommes en public.

Pourtant, je prends plusieurs décisions (où nous allons, ce que nous faisons et ainsi de suite) mais dans un contexte naturel. En d’autres mots : il me voit dans mes vêtements de ville et comme un être humain complet, non seulement comme une mystérieuse créature qui n’existe que pour répondre à ses fantasmes.

Cette marge nous donne, à moi et à mon partenaire éventuel, l’occasion de voir l’autre dans une large variété de circonstances.

Si au cours des fréquentations je découvre, par exemple, qu’il tend à mentir ou à fausser la vérité, qu’il est généralement irresponsable et insensé, qu’il joue des jeux ou parle et agit de façon très contradictoire ou n’importe quelle autre caractéristique qui, je le sais, fera de lui un partenaire incompatible avec moi, alors la fréquentation se termine là et je ne suis prise dans aucun engagement.

Ce peut paraître long, mais le dédommagement est : lorsque je SUIS prête à conclure un engagement, à devenir la Maîtresse permanente de quelqu’un, je connais vraiment cette personne. Je sais comment il réagit aux situations, je connais ses points sensibles, je sais comment son esprit fonctionne, et naturellement, j’ai développé de l’affection pour lui.

Les avantages que cela apporte à ma capacité de contrôler et dominer un soumis ne peuvent tout simplement pas se mesurer.

Le soumis, pour sa part, a une très ferme base pour placer sa confiance en moi.

Tandis que j’observe son comportement, il observe le mien. S’il est rassuré de voir que je suis forte dans ma vie quotidienne, que j’exerce le contrôle dans le monde réel et que je suis à l’aise à commander dans une variété de situations, sa confiance dans ma dominance est acquise.

S’il est un soumis qui ne fait que chercher un partenaire de jeu sexuel, ou quelqu’un qui porte des vêtements fétiches 24 heures par jour, il apprend vite que je ne suis pas la Maîtresse qu’il lui faut.

Évidemment, si tout ce que vous recherchez ce sont des partenaires de jeu, et pas une relation à long terme, les règles de la “fréquentation DS” ne s’appliquent pas.

[Note de Valmont au 15 août 2002 : Je ne suis pas absolument pas d’accord. Elles devraient s’appliquer tout autant. Quel que soit le statut de la relation, ça reste toujours du BDSM, donc soumis aux mêmes règles. Seules les modalités/activités changent.]

Mais je vous conseille vivement de faire tout votre possible pour en savoir plus sur les personnes avec qui vous allez jouer.

Par Valmont le 16.09.2006 @ 5:05 pm

Avant de jouer avec une nouvelle personne ou Quelques règles de gros bon sens dans le monde BDSM, est une traduction en français par libertas du texte COME HITHER: A Commonsense Guide to Kinky Sex de Gloria G. Brame, avec quelques retouches par Valmont.

Dans ce texte, l’expression BDSM désigne une relation fondée sur les échanges de pouvoir érotiques at large. Les jeux de DS (domination-soumission) étant plus spécifiquement des jeux de rôles sans que n’interviennent les jeux de douleur/plaisir et les jeux de restriction.

Ce texte sur la sécurité dans le monde BDSM aborde six questions essentielles pour toute personne qui débute une nouvelle relation BDSM, ou qui assiste à des réceptions et événements où des étrangers jouent ensemble.

1. Qui est cette personne avec qui je suis sur le point de jouer ?
2. Comment savoir à qui je peux faire confiance ?
3. Comme c’est compliqué ! Ne puis-je jamais jouer avec des étrangers ?
4. Est-ce que ça signifie que je ne peux jamais jouer avec quelqu’un que je viens tout juste de rencontrer ?
5. Alors comment me protéger jusqu’à ce que je connaisse bien quelqu’un ?
6. Mais mon droit de veto ne me protège-t-il pas ?

le dragon

1. Qui est cette personne avec qui je suis sur le point de jouer ?

Vous vous souvenez de ce que maman et papa nous disaient lorsque nous étions gamins, à propos des étrangers ?

Maintenant, parlons de la question de participer à une scène BDSM avec eux.

Eyes Wide ShutLa question fondamentale et la plus simple de TOUTE relation en est une que bien des novices ne se donnent même pas la peine de se poser. Plusieurs personnes supposent automatiquement que s’ils vont dans un club renommé ou assistent à une réception organisée par un groupe réputé, tous ceux qu’ils vont rencontrer sont dignes de confiance. MAUVAIS PRINCIPE.

Les plus grands désastres en BDSM arrivent inévitablement quand les gens impliqués n’ont pas une connaissance claire de l’autre personne, ce qu’elle est, son histoire dans le monde du BDSM, si c’est une personne honnête et digne de confiance, à tous points de vue.

Nous avons récemment entendu parler d’une soumise qui avait rejoint, avec optimisme, un groupe amical BDSM, y avait établi certains contacts et qui a subi, sous l’apparence trompeuse de BDSM, une fin de semaine de torture non consentie de la part de sadiques prédateurs qui se présentaient eux-mêmes comme des dominants sérieux et respectés.

Elle avait naïvement supposé que s’ils appartenaient à ce groupe, et étaient bien connus de ce groupe, ils devaient être forcément dignes de confiance.

Elle se trompait.

Il y a des gens qui exploitent la Scène - et ses naïfs novices - afin d’exprimer leurs violentes impulsions. Bien que leur comportement, lors des rencontres du groupe, étaient tout à fait respectable, dès qu’elle s’est retrouvée seule avec eux, ils ont dévoilé leur aspect dangereux.

C’est un fait malheureux. La Scène étant devenue de plus en plus populaire, bien des gens joignent des clubs et assistent à des réceptions, tout en ne sachant fichtrement rien de rien sur le BDSM et ses implications, ni sur la manière de mener une relation BDSM de manière sûre et consentie, bien qu’ils savent parfois quelques «formules» de base.

S’IL-VOUS-PLAIT, RAPPELEZ-VOUS : le BDSM et l’abus ne sont pas plus apparentés que les relations sexuelles et le viol ne le sont.

La seule différence entre un Dominant qui vous force à faire des choses bouleversantes et terrifiantes pour vous, et un criminel, c’est que personne jusqu’ici n’a appelé la police contre le dominant. Les gens responsables de la Scène déplorent tous les cas d’usage de force non consentie.

Photo : attribuée à Magritte.