Par Valmont le 10.10.2008 @ 1:48 pm

Un exemple d’humiliation dans un contexte bdsm parmi mille : la soumise fantasme sur le fait de se promener à quatre pattes dans la maison, sous le regard concupiscent de son maître. Cette activité peut la stimuler sexuellement, mais rien n’empêche qu’elle puisse être terriblement dégoûtée par une telle perspective. Cette activité peut même entraîner chez elle une crainte panique.

Et là, je ne vous parle pas encore de la promener ainsi devant des inconnus un soir de partie de cartes chez des amis. Non mais, imaginez…

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Par Valmont le 09.10.2008 @ 10:26 am

Je suis toujours étonné par la configuration de ces couples homme-dom et femme soumise, où cette dernière devient dominante… avec les autres femmes.

Alors que le plus grand souhait de ces femmes est de se soumetttre, de lâcher-prise, les voilà qui doivent désormais veiller, dominer, dispenser de la douleur, attacher.

On ne voit pas ça chez les couples domina-soumis (du moins je n’en ai jamais croisés), où la femme dominante dirait à son petit de revêtir les habits du dominant et de leur trouver un mignon pour pimenter leurs jeux.

Bref, je ne comprends pas.

Oh, je me souviens d’une époque où j’avais demandé à la soumise du moment d’enfoncer ses ongles dans la peau de pêche de la soubrette délicieuse à la disposition de Monsieur. Mais je supervisais la scène. Jamais, il ne me serait venu à l’esprit de lui demander de la dominer. Cela aurait certes été amusant, mais comme elle me disait alors, je l’aurais mêlée, son but premier étant de se soumettre.

Enfin, cela tient peut-être du type de bdsm pratiqué.

Photo : GVK.

Par Valmont le 07.10.2008 @ 12:59 pm

scène du film de Stanley Kubrick, Eyes Wide Shut

C’est une soirée échangiste organisée par l’AEQSA, mais on y voit du ligotage, des jeux de douleur, bukkake, spectacle de feu… et “bien d’autres consécrations de fantasmes”.

Il faut obligatoirement y porter un masque, et cette année, se vêtir de rouge et de noir.

C’est la soirée Eyes Wide Shut qui en est à sa sixième édition, le mercredi 29 octobre 2008.

Voilà qui est bien tentant.

Photo : Via la galerie de photos de cercle O.

Par Valmont le 06.10.2008 @ 7:59 am

Je reviens à cette définition de l’humiliation comme une blessure à l’amour-propre, un accroc à l’image que l’on veut donner de soi-même. Elle est intéressante cette définition dans la mesure où elle situe mon action comme dominant lorsque j’utilise l’humiliation à des fins… pédagogiques.

Quelle est l’image d’elle-même que veut donner la soumise? Qu’elle est :

  • la plus docile?
  • la plus perverse?
  • la plus servile?
  • la plus masochiste?
  • la plus désirable?
  • la plus exhibitionniste?
  • toutes ces réponses?

À l’écouter la soumise, elle serait toujours plus. Cette prétention est fichtrement intéressante car elle mérite alors validation. Est-elle aussi docile qu’elle le dit? Jusqu’à quel point est-elle exhibitionniste, la nana? Des heuuuuuuures de plaisir en perspective.

Vous me direz : “mais non, Monsieur, il y a des tas de soumises qui se disent pas docile, pas perverse ni servile, ni masochiste, désirable ou exhibitionniste”. Oh, voilà qui est bien vrai. Celles-là aiment bien jouer les cachottières.

Je pense à celle à qui je demande de se tenir droite au mur pendant que je retire sa culotte sous sa robe et qu’elle se laisse faire. Je la regarde alors dans les yeux et lui dit : “vous, pas docile? Allons donc, vous êtes la docilité même, femme soumise”.

Il faut voir alors les lueurs dans son regard… son désir soudain de se laisser glisser sous la moquette, la coquette.

On pourrait avancer que l’humiliation dans un contexte bdsm est une situation donnée où le dominant cherche à valider un comportement de la soumise, à dévoiler un désir caché, une préférence tenue à l’écart, un fantasme.

Le dominant obtient par le fait même un grossissement sur l’image que la soumise a d’elle-même, l’image que les autres ont d’elle, et ce qu’elle pense que les autres pensent d’elle. Et la soumise vit alors une réaction d’humiliation devant le jugement de l’autre et du jugement négatif (culpabilité) qu’elle porte elle-même face à ce qui est révélé avec netteté  cette femme offre à d’autres les rênes de sa volonté sur sa personne.

L’humiliation serait une dégradation de l’image de soi, dit la définition. Tout dévoilement de soi à l’autre, d’une partie intime, d’une pensée, d’une intention est dans le contexte bdsm source d’humiliation potentielle de la personne soumise qui devient dès lors dévoilée, mise à nu, percée.

Il s’agit moins de la dégrader son image que d’en souligner les caractéristiques au crayon gras, la crier fortement devant tout le monde, voire s’en moquer, gentiment ou plus férocement, c’est selon l’inspiration du moment.

Lorsque le dominant fait clairement voir à la soumise ce qu’elle ne veut pas (trop) voir, ni montrer ou avouer, cela provoque chez elle un embarras qui se mue en excitation, jusqu’à aller dans le meilleur des cas à une production industrielle de cyprine involontaire…

L’humiliation comme jeu de miroir est un outil extrêmement puissant.

Par Valmont le 04.10.2008 @ 8:42 pm

Il me semble que ce serait amusant une soirée de cartes entre “amis” autour d’une table vivante.

partie de cartesJ’imagine très bien l’ambiance : un petit groupe, le plaisir de partager de bons moments, des conversations animées, des sourires lumineux ou d’autres plus timides… les regards allumés ou plus fuyants… des moments plus intenses.

Oui, j’ai bien dit une table vivante. Comme on en voit une dans Le dernier souffle, un film très moyen dans lequel jouait Luc Picard à la fin des années 90. La scène semble se passer au vieux théâtre (néanmoins un espace extraordinaire pour des soirées de jeux) à l’angle des rues Beaubien et Saint-Hubert à Montréal.

Bref, une partie de cartes qui se transforme en exercice de forniphilie. De quoi meubler ses temps libres de façon amusante.

Autour des joueurs, des créatures soumises servent le boire, quelque goûter, rendent “service” selon le bon vouloir des hôtes.

Il faudrait d’abord définir l’enjeu de la partie en cours…

Photo : photo_history.

Par Valmont le 03.10.2008 @ 12:28 pm

L’humiliation dans un contexte bdsm est un outil très délicat à manier. Elle est souvent considérée à tort ou à raison, comme une marque d’irrespect de la part du dominant envers la soumise. Comme une atteinte inacceptable à sa dignité.

On accusera volontiers le dominant qui s’amuse à humilier la soumise, qu’il la méprise. La domina humiliant le soumis fera très peur aux mâles autour qui la traiteront volontiers de castratrice.

L’humiliation est classée dans le registre de la cruauté, de la froideur, du clinique, de l’impersonnel.

Avez-vous parcouru le dictionnaire Robert récemment?

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